Baisse du chômage en septembre ???

clip_image002

C’est de l’enfumage, pour endormir les gens… D’abord parce que le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie (A) de tous âges confondus, reste en nette hausse sur un an (+3,1%). le nombre de chômeurs de 50 ans et plus a en effet augmenté de 0,1% en septembre, la hausse atteignant 8,5% sur un an (jusqu’à 9% pour les femmes).

Enfin, les chômeurs de catégorie B (activité réduite courte) et C (activité réduite longue) ont vu leur nombre augmenter en septembre, respectivement de 1,2 et 1,5%. Sur l’ensemble des catégories A, B, et C, on observe donc une stabilisation par rapport au mois d’août.

Au total, la France compte 3.547.800 chômeurs de catégorie A, et 5.422.700 sur l’ensemble des trois catégories.

Publicités

Chômage: l’entourloupe de Hollande

Chômage: l’entourloupe de Hollande

· Économie

· Actualité économique

Par Christine Kerdellant, publié le 05/08/2015 à 14:53
http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/chomage-l-entourloupe-de-hollande_1704542.html

clip_image002

La France est le seul pays d’Europe où le chômage a augmenté depuis la fin de la crise financière. Il est chez nous deux fois plus élevé que chez les autres grands occidentaux.
A priori, François Hollande n’a rien d’un kamikaze. Pourtant, il ne cesse de lier son destin à cet indicateur qui le nargue depuis le début de son mandat: le taux de chômage. Le chiffre n’a en effet pas cessé d’augmenter depuis mai 2012, quand l’Hexagone comptait 2,9 millions de chômeurs. Le cap des 3 millions est franchi dès septembre 2012 et le nouveau président fait alors la promesse d’inverser la courbe avant la fin de 2013. Il le répète en juillet 2013 et, en fin d’année, est démenti par les faits. Pourtant, en avril 2014, chez Michelin, le président surprend tout le monde en durcissant son discours: il annonce qu’il ne sera pas candidat en 2017 si le chômage n’a pas diminué.  

Excellent calcul politique

Les faits continuent de le contredire et, il y a quelques jours, à 3,55 millions de chômeurs, il réitère son engagement. Il devra s’agir, précise-t-il, d’une baisse « crédible, longue et répétée ». Et certains de s’étonner de cette obsession masochiste. Ils ont bien tort: elle relève d’un excellent calcul politique. 

Car le chômage va baisser. C’est obligatoire: la croissance a redémarré par la grâce d’une conjoncture internationale miraculeuse (baisse du pétrole, de l’euro, des taux d’intérêt) et, sauf accident, nous serons probablement en rythme annuel autour de 1,5% de croissance pendant les derniers mois de l’année et au début de l’an prochain; à ce niveau, le chômage doit régresser en France, compte tenu de notre démographie et des conditions du marché.

Tous les économistes le disent, ainsi que l’Insee, l’Unedic et l’OCDE. La seule question est la date exacte du retournement: septembre, décembre, janvier? Et son importance aussi: Hollande s’est bien gardé de dire que la baisse devrait être « rapide » ou « massive »… 

Quoi qu’il en soit, cette diminution se sera bien fait attendre: la France est le seul pays d’Europe où le chômage n’a pas régressé depuis la fin de la crise financière! Il est chez nous deux fois plus élevé que chez les autres grands occidentaux: 10,3% en France, contre 4,7% en Allemagne, 5,6% au Royaume-Uni et 5,5% aux Etats-Unis.  

Les incantations ne suffisent pas

Et pour cause: le gouvernement n’a cessé de prendre des mesures qui ont cassé la croissance et enrayé la reprise qui démarrait ailleurs: mis à part le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), devenu pacte de responsabilité – la seule mesure favorable aux entreprises… que les socialistes voudraient maintenant détricoter -, la liste des « freins » est interminable : sur l’emploi à domicile (pénalisation des particuliers-employeurs), l’emploi dans le bâtiment (loi Alur), l’emploi à temps partiel (24 heures par semaine au minimum), l’apprentissage (suppression de certaines aides), etc.  

Sur le chômage, le gouvernement raisonne de manière macroéconomique (dépenses publiques pour le traitement social du chômage, confiance aveugle aux cycles économiques…) quand il faudrait raisonner en termes microéconomiques (partir du terrain, examiner les emplois non occupés, créer les écoles correspondantes, inciter vraiment les entreprises à recruter des apprentis, etc.). Les incantations ne suffisent pas. 

Le choix des armes

François Hollande sait qu’aucun président ayant échoué sur le front du chômage n’a jamais été réélu (sauf Mitterrand en 1988, mais il sortait d’une cohabitation, et c’est son Premier ministre Jacques Chirac qui a été puni). Il ne prend donc aucun risque à enfoncer le clou: si la courbe ne s’inverse pas, il ne sera pas réélu de toute façon. Mais par chance, malgré ses erreurs économiques, elle va s’inverser, au moins pendant quelques mois, et sauf accident.  

Hollande pose donc les conditions de sa réélection. Il se donne le choix des armes. La tactique est habile! Pour le contrer, ses opposants devront montrer que la France a été le pire élève européen depuis 2012 et rappeler que le président s’était engagé à faire baisser le chômage dès le début de son mandat: seul un retour au-dessous de 2,9 millions de chômeurs pourrait donc être considéré comme un succès. 

Chômage et manipulation des chiffres

clip_image002

La manipulation c’est pour maintenant avec l’aide complice de certains médias

Le changement promis c’est pour plus tard

Hollande refuse la suppression des avantages fiscaux qui leur sont accordés. En échange de la complicité et du soutien des médias.

Pour détourner l’attention les socialistes organisent une manifestation antiraciste

C’est en quelque sorte l’arbre qui cache l’immense forêt du désespoir et le nuage qui tente de cacher la tempête qui s’annonce à l’horizon.

Des milliers d’Entreprises ferment, acculées et asphyxiées par les charges, les chômeurs sont soumis à la galère de la recherche d’emploi ou ne trouvent que des petits boulots précaires.

Faire croire que le chômage baisse en France est mensonger. Il y a une différence entre demandeur d’emploi et Chômeur

La notion de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi est une notion différente de celle de chômeurs au sens du Bureau International du Travail (BIT) : certains demandeurs d’emploi ne sont pas chômeurs au sens du BIT et inversement certains chômeurs ne sont pas inscrits à Pôle emploi.

La publication des effectifs de demandeurs d’emploi inscrits se fait selon les catégories statistiques suivantes : (Source INSEE)

Rappelons les différentes catégories :

catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;

catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. plus de 78 heures au cours du mois) ;

catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), y compris les demandeurs d’emploi en convention de reclassement personnalisé (CRP), en contrat de transition professionnelle (CTP) ou en contrat de sécurisation professionnelle (CSP), sans emploi ;

catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire d’actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés, créateurs d’entreprise).

Ainsi, si nous détaillons les chiffres du chômage sur le mois d’octobre 2013, nous découvrons que la réalité est tout autre que celle que les médias de premier ordre veulent bien nous faire avaler.

Prenons le pari que d’ici la fin décembre un véritable miracle se sera produit en doublant le nombre de fonctionnaire (soit bien plus que n’en compte l’Union Européenne).

Données CVS-CJO. Demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois (octobre) à Pôle emploi

France Métropolitaine Octobre 2013 Variation mensuelle Variation annuelle
Catégorie A 3 275200 – 0,6 % + 6 %
Catégorie B 661200 + 3,7 % + 8,7 %
Catégorie C 946600 + 4 % + 8,5 %
Catégorie A, B, C 4883000 + 0,8 % + 6,8 %
Catégorie D 279200 + 3,1 % + 7,9 %
Catégorie E 366700 + 2,2 % + 2,8 %
Catégories A B C D E + DOM 5528900 + 1 % + 6,6 %