FN changement de nom sans changement de fond…

Vers la faillite annoncée

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La flamme en décrépitude…

Que ce soit à gauche ou à droite, voire aux extrêmes, les dirigeants politiques partent tous du principe qu’il suffit de changer le nom pour créer l’illusion de quelque chose de nouveau, sauf qu’il s’agit bien d’une illusion sans changement dans le fond…

Le FN ne déroge pas à la règle en partant du principe qu’il suffit de changer le nom !!!

Mais les gens ne sont pas dupes, et n’y croient plus et il y a un certain nombre de personnes après un congrès qui expriment des regrets, des sentiments de frustration et de déception.

Une frustration qui pourrait grandir dès les Européennes, car ce ne sont pas des élections où le FN (mais pas que…) va pouvoir faire monter la base, ajoute Mr Crépon.

L’ex-conseiller régional du Grand-Est, Jordan Grosse-Cruciani, reproche au parti de lui avoir demandé d’annoncer « une progression » dans sa fédération des Vosges, du nombre d’adhérents qui, selon-lui, a chuté de 50% depuis mars 2017. Le FN a admis avoir perdu des adhérents en raison de la clôture pendant 4 mois de ses comptes bancaires, qui empêchait d’adhérer en ligne ???

Le parti n’a pas confirmé ou infirmé le chiffre de 38000 adhérents à jour de cotisation « publié par le figaro » pourtant jugé vraisemblable par une source interne.

Au 19 novembre 2017, le FN revendiquait près de 51500 adhérents à jour de cotisation « Les gens n’y croient plus » estime dans « Minute » Mr Gross-Cruciani. Pour lui, tout était joué d’avance au congrès, avec un vrai-faux changement de nom imposé par la direction. Seule une courte majorité (52%) de militants en a validé le principe…

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® CBV ☺

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Facebook se préoccupe bien davantage de sa croissance que de la protection de la vie privée de ses utilisateurs.

Données personnelles: ce que Facebook et Google savent vraiment sur vous.

Dylan Curran, expert data, s’est plongé au plus profond des données qu’il a partagées avec Facebook et Google. Voici quelques unes de ses conclusions:

À LIRE AUSSI Le scandale, ce n’est pas Cambridge Analytica: c’est le modèle économique de Facebook

Vos données Google peuvent remplir plusieurs millions de documents Word 

– Google vous suit partout. Si la géolocalisation est activée sur votre smartphone, Google sait où vous allez. Il est possible de visualiser une carte de vos déplacements en suivant ce lien: google.com/maps/timeline?… La date et l’heure sont bien sûr indiquées sur chaque entrée GPS…

– Google adapte ses publicités à votre profil. Les renseignements que vous avez partagés sur Google comme votre localisation, votre sexe, votre âge, vos hobbies, votre situation amoureuse ou même votre poids servent à créer votre profil publicitaire. La publicité «Des rencontres près de chez toi», ça vous dit quelque chose?

Pour voir votre profil publicitaire: google.com/settings/ads/

– Google Takout: toutes vos données dans un même fichier. Il est possible de demander à Google de vous envoyer les données qu’il a conservées à propos de vous. Dylan Curran a reçu un fichier de 5,5Go soit l’équivalent de trois millions de documents Word. Ce dossier contenait ses favoris, tous ses mails, ses contacts, ses documents Google Drive, son historique de recherche Google et Youtube, ses déplacements, les téléphones qu’il a possédés, les sites qu’il a créés… la liste n’en finit pas. 

En feuilletant son historique de recheches, Dylan Curran a notamment découvert que ses téléchargements en torrent étaient visibles… Des téléchargements illégaux…

Pour télécharger votre contenu Google: google.com/takeout

Facebook conserve une quantité gigantesque d’informations sur vous

Le réseau social, quant à lui, conserve vos historiques de conversations Messenger, les documents et les messages audio que vous avez reçus ou envoyés et les contacts sur votre téléphone. Mais ce n’est pas tout, il y a aussi les photos et vidéos que vous avez envoyées et reçues. 

Mais Facebook va encore plus loin, il fait du profilage: selon vos mentions «J’aime» et vos sujets de conversations sur Messenger, il détermine ce que vous aimez. Par exemple, Dylan Curran affectionne le sujet «fille». Encore plus inquiétant: il a découvert que Facebook conservait ses historiques de connexion: l’heure, l’endroit et les appareils utilisés pour se connecter.

Comme pour Google, il est aussi possible de télécharger ses données Facebook. Dans un précédent article, nous vous indiquions la marche à suivre.

Ce qu’il faut retenir

Comme le souligne Dylan Curran, si ces informations venaient à tomber entre de mauvaises mains, elles pourraient être utilisées à mauvais escient. Il suffit d’avoir les identifiants du compte Google ou Facebook de la personne en question et vous avez accès à son journal intime détaillé, très détaillé. 

Margé tout, tous les jours, nous acceptons de rendre ces informations disponibles aux géants du web. La phrase «Big Brother is watching you» résonne bien plus fort que jamais. 

Le guide pour supprimer définitivement vos comptes des réseaux sociaux

On s’est tous retrouvés dans cette situation: vouloir supprimer son compte Facebook ou Twitter… sans trouver la solution. Pourquoi? Les créateurs de ces réseaux sociaux rendent la tâche difficile afin de vous garder vous et vos informations personnelles. En effet, ces dernières valent de l’or.

Alors comment faire pour supprimer vos comptes de manière définitive? Wired propose un guide pour y parvenir.

Facebook

Ça y est, vous en avez marre des photos de bébés de vos «amis» ou des monologues politiques qui n’en finissent pas: vous souhaitez vous débarasser du compte Facebook que vous avez depuis dix ans.

Avant de supprimer votre compte, Facebook propose de télécharger toutes vos données personnelles: photos, statuts, les publicités sur lesquelles vous avez cliqué, vos différentes adresses IP… Pour ce faire, il faut suivre ces instructions: Paramètres -> Paramètres généraux du compte -> Télécharger une copie de vos données Facebook. Vous recevrez par la suite un mail avec un lien de téléchargement.

Pour supprimer votre compte de façon définitive, le plus simple est de cliquer sur l’icône «aide rapide» en haut à droite de la page. Il faut ensuite entrer «comment supprimer définitivement mon compte?» dans la barre de recherche. À ce moment là, vous cliquez sur la phrase «connectez-vous à votre compte et faites-le nous savoir». Facebook vous redirige ensuite vers la page de suppression de votre compte. Il faudra faire attention à ne pas se reconnecter dans les deux semaines qui suivent… sinon tout est à recommencer.

Petite anecdote: avant la suppression de votre compte, Facebook vous montre ce que vous allez manquer en affichant le profil d’un de vos amis accompagné de la mention «Vous allez manquer à Nicolas». #emojitriste

Instagram

Pour supprimer son compte Instagram, il faut passer par le site web et non par l’application. Tout comme pour Facebook, il est possible de simplement désactiver son compte en cliquant sur «modifier le profil». En bas de la page, l’option «Désactiver temporairement mon compte» est disponible. Toutefois pour supprimer son compte de manière définitive, il faut cliquer sur le lien suivant: https://instagram.com/accounts/remove/request/permanent/ -> Supprimer définitivement mon compte.

Twitter

Supprimer son compte Twitter est plus facile que d’éviter les trolls sur sa timeline. Avant de supprimer votre profil, vous pouvez télécharger vos tweets dans un ordre chronologique en cliquant sur «Paramètres» et ensuite «Demander votre archive». Tout comme pour Facebook, vous recevrez un mail avec un lien de téléchargement.

Ensuite, pour supprimer votre compte, il faut se rendre dans les paramètres et cliquer sur l’option «Désactiver votre compte». Sous trente jours, il sera supprimé.

Snapchat

Vous ne supportez plus la mise à jour Snapchat? Pour supprimer votre compte, ouvrez votre application, cliquez sur votre icône de profil puis sur celle des paramètres en haut à droite. Appuyez sur «Assistance». Une barre de recherche vous permet alors de chercher «Supprimer compte». Il suffit ensuite de rentrer son mot de passe. Tout comme pour Twitter, le compte sera supprimé sous trente jours.

Pour tous les autres comptes en ligne, le Blog du Modérateur offre une autre solution radicale: l’AccountKiller. Ce «tueur de comptes» propose des instructions à suivre afin de supprimer tous ses profils sur internet. Un code couleur est associé à la difficulté de suppression: blanc pour facile, noir pour… impossible.

Le scandale, c’est le modèle économique de Facebook

L’affaire « Cambridge Analytica » a fait la une des journaux et des sites internet d’information: un opérateur scientifique de Facebook devenu « opérateur politique » a abusé de la confiance des utilisateurs de Facebook en leur demandant de lui fournir des données personnelles sur eux et leurs amis dans un but de recherche, avant de les utiliser pour développer le ciblage du profil psychologique de dizaines de millions d’électeurs –ce qui aurait pu permettre aux responsables de la campagne de Trump de l’orienter d’une manière qui leur a permis de remporter une victoire historique.

Les enquêtes sont actuellement en cours. Les appels à une plus sévère réglementation se font entendre de partout… et l’action Facebook a plongé de 7 points à la bourse de New York lundi.

Mais pour sensationnel qu’il paraisse, le scandale Cambridge Analytica ne compromet pas Facebook de la manière dont on le présente partout. Car ce scandale ne révèle rien ou presque du réseau social ou de sa politique de protection des données; tout cela était déjà bien connu et il n’existe dans cette affaire aucune preuve que Facebook ou ses employés aient ici commis des actes répréhensibles. Il n’est pas non plus évident, à l’heure actuelle, de déterminer l’impact réel de l’utilisation frauduleuse de ces données sur la dernière campagne présidentielle américaine.

Une indignation disproportionnée

Pour le dire autrement: l’indignation de nombreuses personnes à l’égard de Facebook semble plutôt disproportionnée eu égard à la culpabilité réelle de la compagnie dans cet épisode précis.

Mais cela ne signifie pas pour autant que la colère des utilisateurs soit injustifiée, au contraire. Pour Facebook, le vrai scandale, ce n’est pas ce qu’il a permis à Cambridge Analytica de faire dans le dos de ses utilisateurs. C’est plutôt ce que Facebook permet à tout le monde de faire, et en pleine lumière. Plus spécifiquement, c’est le « modèle économique de collecte de données en ligne », dont Facebook est le pionnier, qui est en ligne de mire.

Les outils et les politiques de Facebook qui ont permis au chercheur Aleksandr Kogan d’obtenir, en 2014, des informations pour l’entreprise de collecte de données politiques Cambridge Analytica –par le biais de l’app «thisismydigitallife»– étaient bien connus et parfaitement publics. Et ils étaient assez permissifs, permettant à des utilisateurs de collecter des données non seulement auprès des personnes qui utilisaient telle ou telle application, mais également de leurs amis Facebook. (Facebook a depuis changé cette politique.) Comme le Washington Post l’évoque, des compagnies allant de Tinder à Farmville en passant par la campagne présidentielle d’Obama en 2012 ont utilisé le même outil pour collecter les mêmes genres d’information. Tout simplement parce que jusqu’en 2015, c’est comme ça que Facebook fonctionnait.

Les gens qui utilisaient l’application de Kogan lui donnaient explicitement accès à ces données, mais pour des recherches universitaires, pas dans un but commercial. (Bien sûr, on pourrait également arguer du fait que Facebook n’aurait jamais dû permettre à des utilisateurs de fournir des données personnelles d’autres personnes, fut-ce pour des recherches –et on aurait raison.) En tous cas, la politique de Facebook ne permet pas le type d’utilisation qu’a pu faire Kogan de ces données.

Et selon la version officielle de Facebook, lorsque la compagnie a réalisé que ces données avaient été utilisées dans un but non autorisé, elle a demandé à Kogan et à Cambridge Analytica de les effacer et de certifier à Facebook que cela avait bien été effectué. Il apparaît maintenant qu’ils auraient menti. Mais nous ignorons à ce stade si Facebook pouvait, ou non, le savoir.

Un scandale ou de la simple politique?

Quant à ce que Cambridge Analytica a bien pu faire de ces informations, on pourrait également dire que l’on en fait toute une histoire pour pas grand chose. Pour inquiétant que cela puisse paraître, le «ciblage comportemental» –soit la production de publicités en fonction d’information obtenues sur l’attitude, les centres d’intérêt et la personnalité des individus– est au mieux une science imprécise, au pire de la poudre de perlimpinpin.

Résumé à sa plus simple expression, le scandale Cambridge Analytica est une affaire où des consultants de campagne électorale utilisent des méthodes contestables pour tenter de délivrer leur message aux électeurs les plus réceptifs et de la manière la plus efficace qui soit. Pour le dire plus simplement: c’est à peine un scandale, c’est juste de la politique.

Mais du point de vue de Facebook, la compagnie est bien en ligne de mire, parce qu’un développeur peu scrupuleux a profité d’une ancienne politique de protection des données permissive, même si elle s’est depuis resserrée. (Il y a également un autre problème: le fait d’avoir maintenu caché durant des années la fuite de données de 2015 et d’avoir embauché et maintenu à son poste un chercheur qui était directement lié à cette fuite. Facebook n’a fait aucun commentaire à ce sujet.) Il est donc possible d’imaginer que d’autres personnes mal intentionnées aient pu développer des applications du même genre exploitant les données en provenance d’autres plateformes comme Twitter, Android ou même l’iOS d’Apple de la même manière.

Voilà pourquoi les responsables de Facebook se sont lancés dans une défense tous azimuts de leur entreprise sur Twitter le weekend dernier, en se montrant totalement imperméables aux critiques pourtant de plus en plus nombreuses: ils ne considèrent pas avoir une vraie responsabilité en la matière. Le principal responsable de la sécurité de Facebook, comme d’autres, pouvait ainsi dire à propos de l’article du Guardian du 17 mars dernier qui révélait l’affaire qu’il s’agissait d’une «fuite de données». (Ce responsable, Alex Stamos, a depuis effacé ses tweets et a lundi confirmé des informations indiquant qu’il n’était plus le responsable sécurité de Facebook et qu’il quitterait l’entreprise en août prochain.) Comme Tiffany C. Li l’a indiqué à Slate, la sémantique a son importance en l’espèce, car une «fuite de données» pourrait exposer Facebook à des poursuites légales de la part des États américains et de l’autorité fédérale de régulation, ce qui pourrait déboucher sur des amendes et d’autres réparations.

Mais s’il n’y a eu aucune fuite de données et que la sécurité de Facebook n’a pas été menacée, pourquoi les projecteurs ne sont-ils pas uniquement braqués sur Cambridge Analytica?

Cela vient notamment du fait que les enjeux de ce scandale touchant des données sont particulièrement importants. Si ces données avaient été utilisées pour vendre des réfrigérateurs ou pour envoyer des spams, cette affaire ne ferait pas les gros titres. En d’autres termes: pour peu que Facebook ait joué un quelconque rôle dans l’élection de Trump, ce rôle a nécessairement été énorme, car la victoire de Trump a pris tout le monde de court. De très nombreux électeurs qui étaient très hostiles à Trump sont toujours furieux et en quête des responsables de ce qu’ils tiennent pour un fiasco. Et comme nous le savons, Facebook a joué un rôle central dans la stratégie de Trump, comme dans la campagne pour le Brexit au Royaume-Uni, une campagne dont Cambridge Analytica s’est également mêlée.

Le modèle même de Facebook en question

Mais il existe une autre raison qui explique que Facebook se fasse ainsi clouer au pilori là où d’autres entreprises de nouvelles technologies –comme Apple ou Microsoft par exemple– passeraient entre les gouttes. Ce n’est pas tant que Facebook se soit montré négligent avec la protection des données de ses utilisateurs dans cette affaire. Ni même que sa politique qui permet à des tierces partis, via des applications, d’accéder à des informations sur les amis de ses utilisateurs soit aussi cavalière que mal avisée.

Le vrai problème, c’est que Facebook est le principal architecte de ce modèle socio-commercial qui fait qu’aux quatre coins de la planète, des personnes acceptent sans difficulté de donner des informations les concernant en l’échange de services gratuits en ligne. Facebook n’est donc pas seulement la source des données que Cambridge Analytica a utilisées. La compagnie est la raison même de l’existence –et du mode de tri et d’organisation– de ce genre de données. Certes, Google et Twitter et bien d’autres entreprises emploient des modèles économiques similaires. Et l’idée de faire vivre un site en ligne en diffusant des publicités à destination de ses visiteurs n’est pas neuve. Mais c’est bien Facebook, plus que tout autre, qui a poussé les internautes à livrer gratuitement toujours plus de données personnelles et à accepter que ces données puissent être utilisées pour élaborer des publicités ciblées en échange d’un droit d’accès «gratuit» à un service.

Si vous pensez que l’octroi de ces données et les publicités sont un prix relativement faible à payer pour avoir le privilège de pouvoir rester en lien constant avec tous ceux que vous aimez, alors Facebook est l’exemple type de la compagnie qui a rendu tout cela possible. Mais si vous commencez à réfléchir au coût de ce marché de manière faustienne –en pensant particulièrement aux coûts à long terme qui pourraient bien s’avérer supérieurs aux bénéfices immédiats– alors Facebook est le diable incarné.

Au vu des enjeux énormes que représentent ces données, il était probable, voire inévitable, que ces règles soient violées

De ce point de vue, le vrai scandale ne vient donc pas d’une «fuite de données» où d’une erreur isolée de Facebook. Ce que Cambridge Analytica a fait, c’est à bien des égards exactement ce pourquoi Facebook est conçu: collecter des informations personnelles en provenance d’un très grand nombre de personnes sous une forme immédiatement exploitable pour vendre des choses à des gens.

Certes, les règles étaient censées interdire que de telles données soient utilisées de cette manière. Mais au vu des enjeux énormes que représentent ces données, il était probable, voire inévitable, que ces règles soient violées. Facebook semble ne pas s’être beaucoup préoccupé de les faire appliquer, se contentant de faire les gros yeux en espérant que cela passe. Tout indique que jusqu’en 2014 au moins, Facebook se préoccupait bien davantage de sa croissance que de la protection de la vie privée de ses utilisateurs. Si la compagnie a fait des efforts évidents en la matière ces dernières années, cela n’excuse en rien la manière dont elle s’est construite.

Josh Constine, de Techcrunch, est sans aucun doute l’un des journalistes qui connaît le mieux Facebook, une compagnie qu’il scrute depuis cinq ans, et il est connu pour l’avoir souvent défendue lorsque tout le monde lui tombait dessus. Pas cette fois. « Josh Constine » Dans un article intitulé «Facebook et la suite ininterrompue de scénarios du pire», il répertorie une bonne dizaine de cas où la compagnie de Mark Zuckerberg a lancé des produits sans les garde-fous nécessaires pour éviter des abus, avant d’ignorer ou de minimiser les conséquences de ses actes.

Cette sale habitude pourrait enfin avoir des effets désastreux pour l’entreprise: dans le scandale Cambridge Analytica, Facebook n’a pas vraiment le bénéfice du doute et il est difficile d’éprouver la moindre sympathie pour la firme. Le réseau social a plus que certainement laissé passer le moment où il pouvait s’autoréguler. La balle est désormais dans le camp du public, des législateurs et des régulateurs.

Ce sont eux qui vont retravailler les termes de cet accord qui permet à des individus de confier leurs données personnelles –et celles des autres– au profit des plateformes, de leurs clients annonceurs et de toute personne qui serait assez maline pour mettre la main dessus.

Les derniers ordres d’Arnaud Beltrame

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« Assaut, assaut ! » Les derniers mots du gendarme Arnaud Beltrame

Le téléphone du militaire est en cours d’examen.

Arnaud Beltrame avait laissé son téléphone allumé, dans le Super U de Trèbes où il s’était volontairement substitué à un otage du terroriste, Radouane Lakdim.

Son téléphone est en cours d’examen par les enquêteurs. Selon M6 et FranceInfo, l’appareil a permis de reconstituer une partie des échanges entre le gendarme et le terroriste.

Il semble qu’Arnaud Beltrame ait tenté de désarmer Radouane Lakdim, avant qu’il ne lui dire dessus et le poignarde. « Assaut, assaut », a-t-il lancé dans l’espoir d’une intervention rapide des forces de l’ordre ? « Et c’est peut-être là qu’il faut regarder, car il suffit de quelques secondes d’hésitations, voire une seule minute, avant d’agir pour que le drame soit consommé ».

Quant à Radouane Lakdim, il avait consommé une forte quantité de cannabis le jour de l’attaque, selon les analyses toxicologiques citées par France Info.

CBV

Les hommes de Carla Bruni

Carla Bruni, la croqueuse d’hommes

Sources : (Cette croqueuse d’hommes assumée !) (The Independent, 2004) (Figaro Madame, 2007) (Les Inrockuptibles, 2003) (Le Parisien, 2011) (L’Express, 2008)

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Louis Bertignac

En 1984, Carla Bruni part guitare à la main, ou presque, à la rencontre du membre du groupe Téléphone. Lassé de se prendre des râteaux et ce « même avec des moches », Louis Bertignac saute sur l’occasion et invite la lycéenne de 16 ans à entrer. « Viens en haut, j’ai quelque chose à te montrer », lui susurre-t-il plein de mystère. Débute ainsi non pas une partie de cartes, mais bel et bien une idylle de plusieurs mois entre cette « loute aux grands cheveux raides » et le musicien alors trentenaire, dont naîtront même quelques collaborations musicales. Un homme, une citation : « Ma mère a toujours dit qu’elle pouvait aimer un homme qui n’était pas beau ou physiquement fort, mais qu’elle ne pouvait pas aimer un homme qui n’aimait pas la musique. Je suis d’accord. » (The Independent, 2004)

Florent Pagny

Cela tombe bien, l’interprète de « Savoir aimer » est justement mordu de musique. En couple avec Vanessa Paradis de 1988 à 1992, Florent Pagny finit par succomber au charme irrésistible de Carla Bruni, avec qui il aurait eu une courte idylle. Si personne ne connaît les tenants et aboutissants exacts de leur histoire, tout le monde sait néanmoins que le chanteur a rapidement pris la poudre d’escampette en Argentine, où il vit depuis avec le mannequin argentin Azucena Caamano. Libre à chacun d’interpréter ça comme il l’entend. Un homme, une citation : « Je suis une amadoueuse, une chatte, une Italienne. J’aime projeter la féminité la plus classique : la douceur, le “charmage”, la “charmitude”, comme pourrait dire Ségolène. » (Figaro Madame, 2007)

Eric Clapton

De tous, c’est probablement celui qui fut le plus dingue de Carla Bruni : « j’étais obsédé par elle ». Se prenant de passion pour le mannequin vers la fin des années 1980, le guitariste aura en effet un tantinet de mal à réfréner son enthousiasme. Céder aux caprices de sa dulcinée (trajets en limousine et dîners au Bilboquet) n’aidera malheureusement en rien cette âme en peine, qui assiste impuissant au coup de foudre entre la chanteuse de 22 ans sa cadette et Mick Jagger. Il faut dire qu’on a connu plus menaçant qu’un : « S’il te plaît, Mick, pas celle-là. Je crois que je suis amoureux. »Un homme, une citation : « L’amour dure longtemps, mais le désir brûlant, deux à trois semaines. » (Figaro Madame, 2007)

Mick Jagger

Réputé pour enchaîner les conquêtes comme Picsou collectionne les billets verts, le chanteur des Rolling Stones ne résiste pas longtemps aux yeux en amande de Carla Bruni. Une relation qui restera cependant « clandestine », étant donné que Mick Jagger est marié depuis 1990 à Jerry Hall. Loin de se laisser contrarier par cet insignifiant détail, le Donjuan part festoyer avec sa maîtresse à Phuket le 13 janvier 1992, tandis que sa femme se remet en douceur de l’accouchement de Georgia May Jagger, née la veille. Mais à force de « je suis désolée d’avoir été jalouse », « j’ai confiance en toi » et « je veux juste être ta préférée », Jerry Hall finira tout de même par récupérer son mari et briser le cœur de son ennemie jurée. « Je pensais que je ne m’en remettrais jamais », confesse une Carla Bruni désabusée. Heureusement, un de perdu, dix de retrouvés.Un homme, une citation : « C’est un amant merveilleux pour un vieux [à propos de Mick Jagger, 48 ans]. » Voir le pin

Dimitri de Yougoslavie

Suivre Mick Jagger dans les backstage de sa tournée Urban Jungle Tour au début des années 1990, n’empêche pas Carla Bruni de consacrer du temps à la noblesse de l’époque. Si très peu de détails ont fuité à propos de sa relation avec le prince Dimitri de Yougoslavie, la légende raconte qu’il serait le 103e amant de la chanteuse, néanmoins éjecté rapidement au profit de Donald Trump notamment. Un homme, une citation : « Si tu as deux cent cinquante gonzesses, tu es un charmant Donjuan. Mais si moi, je me permets d’avoir deux cent cinquante mecs, on sait ce que je suis. Je suis une pute, qui ne se fait pas payer, certes, mais voilà. » (Les Inrockuptibles, 2003)

Donald Trump

Carla Bruni ne se serait décidément pas accordé une once de répit dans les années 1990, s’attaquant même à la crème de la politique américaine. Une rencontre du troisième type aura ainsi lieu entre ces deux monstres sacrés de la séduction, comme le raconte Michael D’Antonio dans Never Enough : Donald Trump and the Pursuit of Success : « En 1991, Trump était à la recherche de la femme de sa vie, lorsqu’il a rencontré la petite copine de Mick Jagger, Carla Bruni, écrivait Michael D’Antonio dans son livre. Il a demandé à toutes les femmes avec qui il voulait sortir de venir voir le médecin de son bureau pour réaliser un test VIH ». Si la chanteuse démentira toute sa vie ce grand moment de romantisme en soutenant qu’elle n’aurait partagée que de simples tasses de thé avec le républicain, Donald Trump alimentera cette hypothétique relation à bien des égards. Résultat, c’est finalement le New York Post qui tranche le 26 juin 1991, en expliquant que la maîtresse du milliardaire Marla Maples a été « expulsée de l’appartement de luxe de Trump » et qu’il aurait dans la foulée « débuté une liaison avec une mannequin italienne nommée Carla Bruni ».Un homme, une citation : « Je mens assez naturellement, des petits mensonges, importants ou non, des mensonges par omission le plus souvent. Mais je ne mens pas activement, j’entends par là que je ne dis pas n’importe quoi… » (Figaro Madame, 2007)

Vincent Perez

En 1992, Carla Bruni décide de corser les choses et se lance le défi de faire succomber l’acteur suisse avec deux tresses coiffées d’un « bob cloche » à carreaux. Un pari réussi haut la main, puisque Vincent Perez partagera la vie de la chanteuse jusqu’en 1994. Une romance qui s’achèvera d’ailleurs de la meilleure des façons, le réalisateur de Peau d’ange étant chargé en 2008 des photos du mariage de son ancienne petite-amie avec Nicolas Sarkozy. L’histoire ne dit cependant pas si les clichés étaient réussis.Un homme, une citation : « Je n’ai pas envie de devenir une dame et de renoncer complètement à la violence de ma jeunesse. » (Figaro Madame, 2007)

Arno Klarsfeld

Au milieu de ce flot de relations inavouées, Carla Bruni entretient quelques unions officielles, comme ce fut le cas avec le fils de Serge Klarsfeld en 1994 et 1995. Une année durant laquelle le top et l’avocat s’affichent en couverture des magazines et dans les soirées parisiennes les plus branchées. Ironie du sort, ce dernier sera fait chevalier de l’ordre national du Mérite par son ami Nicolas Sarkozy en novembre 2007.Un homme, une citation : « Le pire pour moi, ce n’est pas de déplaire, c’est de ne pas être vue. » (Figaro Madame, 2007)

Jean-Jacques Goldman

Il fut un temps où Carla Bruni sillonnait les plages de la Côte d’Azur au côté de l’interprète de « Puisque tu pars ». Des clichés (et une passion commune pour les chansons aux paroles élaborées) feront ainsi dire à certains que les chanteurs auraient entretenu une liaison entre les deux mariages de Jean-Jacques Goldman, soit entre 1997 et 2001. Un homme, une citation : « Je crois qu’il y a deux discours dans la séduction : d’une part, le charme de la parole, reliée à la pensée, l’intelligence, la culture. D’autre part, un discours en dessous, relié aux phéromones. C’est celui-ci qui m’intéresse. C’est aussi le discours de la musique. J’y suis extrêmement sensible. » (Figaro Madame, 2007)

Laurent Fabius

À une époque, le cœur de la chanteuse battait davantage à gauche, si bien qu’elle s’est intéressée de (très) près aux grandes figures du Parti socialiste vers la fin des années 1990. Au hasard : l’iconique Laurent Fabius. Leur relation – connue des médias français – sera notamment évoquée par Anna Cabana dans Quelques minutes de vérité. La journaliste raconte en effet avoir surpris une conversation entre l’ancien premier ministre français et un député travailliste lors de la campagne présidentielle de 2012. Maîtrisant visiblement l’art et la manière de mettre les deux pieds dans le plat, Nachman Shai demandera : « Je viens de lire un article disant que Carla Bruni est extrêmement impopulaire en France et que cela fait du tort politique à son mari. Les Français la détestent à ce point là ? ». Surpris, l’intéressé se fendra d’un « Non, non… Au contraire, elle lui fait plutôt du bien ». Et pour cause, Laurent Fabius est relativement bien placé pour le savoir, ayant lui aussi fait partie de la liste des amants du mannequin. Aux aguets, Anna Cabana tentera d’en apprendre davantage à propos de leur histoire. Peine perdue. Laurent Fabius « ne parle pas de Carla. Jamais. »Un homme, une citation : « Je n’ai jamais voté pour la gauche en France, et je vais vous dire, ce n’est pas maintenant que je vais m’y mettre. » (Le Parisien, 2011)

Jean-Paul Enthoven

Vers la fin des années 1990, le philosophe de 50 ans s’affiche avec superbe au bras du mannequin de 18 ans sa cadette. Fier comme un paon, Jean-Paul Enthoven décide de convier Carla Bruni à Marrakech, afin de passer quelques jours dans le riad de Bernard-Henri Lévy, dont il est alors l’éditeur. C’était malheureusement sans compter l’instinct de prédateur de sa maîtresse, qui décide de changer de partenaire en cours de voyage et de jeter son dévolu sur Raphaël, le fils de son amant et mari de Justine Lévy.Un homme, une citation : « Je préfère qu’on me traite de prédatrice plutôt que de vieux sac à puces ! Prédatrice, ce n’est pas si mal pour une fille : ça déplace le jeu ; normalement, une fille est une proie. Je ne suis pas habituée à ce qu’on vienne à moi. Cela a l’air complaisant, mais même dans le travail, c’est toujours moi qui suis allée au-devant des choses : personne ne m’a jamais arrêtée dans la rue pour me demander de faire des photos ou de chanter. » (Figaro Madame, 2007)

Raphaël Enthoven

Une chose est sûre, il n’y a pas que le tréma qui ensorcela Carla Bruni dans le prénom de Raphaël. « On l’a vue arriver, genre le monde est à moi, et les mecs aussi… », racontera une Justine Lévy dévastée dans le livre « Rien de grave ». La jeune femme ne se trompait pas, puisque rapidement son mari demande le divorce pour vivre pleinement son amour avec celle qui lui dédiera l’une des ses chansons, sonnant comme une ultime provocation. Le 21 juillet 2001, naît ainsi Aurélien Enthoven, fruit de cette union controversée qui durera tout de même jusqu’en 2007. L’ultime coup de grâce pour la fille de BHL, qui a dû en plus de cette naissance, supporter d’entendre en boucle que son ancien conjoint était un « diable de l’amour ».Un homme, une citation : « Je m’ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu’un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du dévelopement d’une intimité. Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie. » (Figaro Madame, 2007)

Charles Berling

Au milieu cette pagaille, l’acteur du Prénom décide d’également s’éprendre de la belle Franco-italienne. Une romance qui durera un an et qui pourrait d’ailleurs être à l’origine des paroles « Tu vois quelqu’un m’a dit… Que tu m’aimais encore ». Car si le comédien a d’abord assuré qu’ils s’étaient « aimés passionnément » puis étaient « restés très bons amis », il déclarera par la suite : « L’amour ne meurt pas forcément avec la fin de la passion, il prend d’autres figures ». D’où peut-être la fin de la chanson : « On me dit que le temps qui glisse est un salaud, que de nos chagrins il s’en fait des manteaux ». Quoiqu’il en soit, lors des présidentielles de 2012, Charles Berling a fait son choix en écumant les meetings de François Hollande. Un homme, une citation : « Je suis une manipulatrice au sens où j’évalue les autres : d’eux, je ressens tout, la moindre vexation, la moindre amertume, le moindre signe d’ennui. J’entends leur petite musique et je joue avec ça. En stratège. » (Figaro Madame, 2007)

Guillaume Canet

Leur liaison en 2006 a failli passer inaperçue. Mais c’était sans compter sur le travail de longue haleine des paparazzis, décidément jamais avares d’idées quand il s’agit de traquer les célébrités. Cette fois, les photographes se sont tout bonnement amusés à pirater les messageries vocales de stars françaises dans l’espoir de décrocher un ou deux scoops. Coup de bol, il s’avérait à l’époque que Carla Bruni fricotait justement avec Guillaume Canet. Ni une, ni deux, leurs échanges seront ainsi diffusés dans Entrevue, Public ou encore France Dimanche, révélant leur histoire secrète au grand jour. Un homme, une citation : « Très agréable, le sexe. C’est un des avantages de vieillir : c’est mieux. » (Figaro Madame, 2007)

Nicolas Sarkozy, le dernier connu officiellement (Etait-il en manque à ce point ?)

La première rencontre entre Carla Bruni et le président de la République a lieu en novembre 2007 grâce à leur ami commun, Jacques Séguéla. « Tu verras nous ferons mieux que Marilyn et Kennedy », lui susurra alors Nicolas Sarkozy pour la séduire. La comparaison – pour le moins délicate connaissant la destinée tragique de ces deux icônes, achèvera tout de même de convaincre la belle, qui s’inquiètera même auprès de Jacques Séguéla de l’effet qu’elle a sur le chef d’État : « Quelle intelligence, quelle attention, quelle séduction ton copain, mais je le trouve un peu goujat je lui ai laissé mon numéro, il ne m’a pas encore appelée ». Non seulement l’ancien époux de Cécilia Attias recontactera l’égérie, mais il l’épousera même le 2 février 2008, enterrant définitivement le passé sulfureux de cette croqueuse d’hommes assumée. Du moins, officiellement. Un homme, une citation : « Je suis de culture italienne et je n’aimerais pas divorcer… Je suis donc la première dame jusqu’à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu’à la mort. » (L’Express, 2008)

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Commentaire perso : J’ai une belle sœur Italienne et effectivement le coté « croqueuse d’hommes est bien présent parmi ses sœurs et même ses filles,(mes nièces) par contre le divorce est bien présent… c’est un peu comme chez le dentiste ou le médecin, « au suivant » ces dames ne restent pas seules bien longtemps !

Personnellement, ce genre de femme ne m’intéresse pas (là ou il y a trop de chiens qui lèvent la patte c’est pas bon) très peu pour moi . Et si ces dames y trouvent leur bonheur, que grand bien leur fasse, c’est leur droit.

CBV

Facebook : pourquoi vos données survivront-elles à la suppression de votre compte

Vos « Données personnelles » sur internet : vous survivront-elles ?

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Souvenez-vous que Facebook (tout comme toutes les plateformes du même type, sont en réalité spécialisées dans la diffusion de publicités et également servent d’agence de renseignement à des fins politique)

Facebook : pourquoi vos données survivront-elles à la suppression de votre compte ?

Même les morts restent éternellement vivants (un mort qui est réellement mort ne rapporte rien à Facebook) d’où l’intérêt de le maintenir en vie…

Source : « CNIL 31 octobre 2014 »

De nombreux internautes disposent d’un ou de plusieurs profils sur les réseaux sociaux à partir desquels ils diffusent des informations les concernant. Mais que deviennent toutes ces données après leur mort ? Pour tout comprendre sur la question, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) fait le point sur la mort numérique et l’effacement des informations d’une personne décédée.

S’il n’y a pas de demande de la part des héritiers ou des proches, le profil de la personne décédée continue d’exister, les réseaux sociaux proposent des services de suppression ou de désactivation des profils des personnes décédées (les héritiers n’ont pas le droit d’accéder directement aux comptes en ligne d’un parent décédé). La famille peut par contre demander au responsable d’un fichier de tenir compte du décès afin d’actualiser les données du défunt. Attention, si le défunt n’a pas exprimé ses dernières volontés sur le devenir de ses données, les proches ne peuvent pas procéder à leur suppression. C’est pourquoi certains services permettent aux vivants d’organiser le devenir de leurs données après leur mort.

À noter : il existe des sites qui proposent de faire vivre l’identité de la personne décédée de multiples façons (création d’un avatar dialoguant avec les vivants, fleurs et bougies dématérialisées, tombe virtuelle, « testament » numérique…).

Mort numérique ou éternité virtuelle : que deviennent vos données après la mort ?

Sur les réseaux sociaux : à terme plus de morts que de vivants ?(les morts sont toujours vivants)

De nombreux internautes s’interrogent sur le devenir des données concernant leurs proches ou eux-mêmes après la mort. C’est dans ce contexte qu’a émergé le concept de « mort numérique », potentiellement porteur d’interrogations juridiques mais également sociétales.
Sensible à la dimension humaine de cette thématique et soucieuse d’assurer une protection effective de l’identité individuelle, la CNIL ouvre le débat des enjeux de la mort numérique.
Le développement de nouveaux modes d’exposition de soi en ligne a conduit à faire vivre son identité après la mort de multiples façons : il peut s’agir d’entretenir le souvenir d’un défunt, de créer un avatar qui dialoguera avec les vivants ou de laisser des messages ainsi que des biens dématérialisés (fleurs ou bougies) à ses héritiers ou ses proches.
Ainsi, de nombreux sites proposent de faire vivre la personne après la mort, de rendre visible sa dernière « demeure » sur la toile, de proposer une tombe virtuelle, d’organiser un testament numérique ou enfin, de gérer ses identités numériques post-mortem.
Certaines collectivités locales proposent également des services de ce type(cimetières 2.0, bornes interactives dans les cimetières, gestions des données des personnes décédées, organisation de la réutilisation des archives de l’état-civil, etc.).
Dès lors, comment concilier le droit à l’oubli numérique et les possibilités d’atteindre l’éternité numérique offertes par la vie en ligne ? D’ici quelques années, une majorité des personnes décédées se sera dotée d’une identité numérique post-mortem.
En effet, à défaut d’effacement programmé par la personne concernée, le profil d’un défunt continue d’exister, d’être visible sur la toile et d’être référencé par les moteurs de recherches.

La mort sous l’angle « Informatique et libertés »

Que les données concernent des personnes vivantes ou des personnes décédées, la CNIL, interlocuteur naturel des internautes en matière de protection des données personnelles, veille à ce que l’informatique ne porte atteinte, ni à l’identité du défunt, ni à la vie privée de ses héritiers.
Sur le plan de la loi Informatique et Libertés, la question de la mort numérique invite à s’interroger sur la prise en compte par les réseaux de la mort d’une personne, mais également sur le respect de ses droits ainsi que sur leur application effective par ses héritiers.
Les droits d’accès, de modification, et de suppression prévus par la loi sont des droits personnels qui s’éteignent à la mort de la personne concernée. La loi ne prévoit pas la transmission des droits du défunt aux héritiers : un héritier ne peut donc, sur le fondement de la loi Informatique et Libertés, avoir accès aux données d’un défunt. La loi autorise toutefois les héritiers à entreprendre des démarches pour mettre à jour les informations concernant le défunt (enregistrement du décès par exemple).
Pourtant, les familles des personnes disparues qui s’adressent à la CNIL veulent pouvoir accéder aux données concernant le défunt, ou exigent au contraire leur suppression. Dans ce contexte souvent douloureux, la Commission fait face à des problématiques aussi bien techniques que juridiques. Chargée de veiller au respect des durées de conservation des données conformément à la finalité poursuivie, elle s’intéresse à l’effacement, la suppression, le déréférencement ou la désindexation des données des personnes décédées.
Toutefois, la prise en compte de l’intérêt des héritiers n’est pas évidente en l’absence d’expression de la volonté du défunt. Afin de pallier cette carence, les grands acteurs de l’Internet, tels Google et Facebook proposent désormais des fonctionnalités permettant de paramétrer « la mort numérique ».

Les enjeux de la régulation de la mort numérique

L’encadrement juridique de la mort numérique ne devrait pas reposer sur les seules conditions générales d’utilisation des sites, d’autant plus que de nombreuses questions n’ont parfois pas de réponses.
Dans quelles conditions les héritiers peuvent-ils récupérer les données du défunt ?Si rien n’est prévu dans les conditions générales d’utilisation des sites, quels sont les héritiers qui pourront demander la mise à jour ou la suppression des données ? Comment résoudre les conflits entre des héritiers qui n’ont pas toujours la même perception de la volonté post-mortem du défunt (si un héritier souhaite accéder aux données alors qu’un autre souhaite les supprimer) ?
S’agissant de la conservation et l’accessibilité des données, la Commission a été invitée à plusieurs reprises à se prononcer sur le cadre juridique de la conservation et l’archivage des données des personnes décédées et sur leur accessibilité et leur réutilisation.
Cependant la régulation de la mort numérique ne se limite pas à la seule protection des données personnelles des défunts ou de la vie privée de leurs ayants-droits. Le droit des contrats ainsi que le droit des successions devront sans doute évoluer pour répondre à ces nouveaux besoins exprimés par les utilisateurs et anticiper la problématique de la mort en ligne.
À la veille de l’adoption d’un règlement européen consacrant de nouveaux droits (le droit à l’oubli ou le droit à la portabilité des données), il semble nécessaire d’introduire dans les débats, la question de la prise en compte de la mort par les réseaux sociaux et ses conséquences pour les personnes.
La CNIL n’ayant pas vocation à arbitrer l’équilibre qui doit être trouvé entre les besoins de suppression de toutes traces de l’identité après la mort, et la volonté d’atteindre l’immortalité numérique en continuant à faire vivre l’identité au-delà de la mort.
Cependant, il apparaît essentiel que les autorités de protection des données, en concertation avec les pouvoirs publics, les professionnels de l’Internet, les acteurs de la société civile et les citoyens, ouvrent la discussion sur ce sujet qui tend à devenir une problématique incontournable de « l’âge numérique ».

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Pourquoi faire des réseaux dits sociaux, ce qu’ils ne sont pas en réalité: (Des médias dotés d’éthique et de déontologie ?) Ou des médias attrape couillons !

Au lendemain de la violation de données à caractère personnel du « Facebook-gâte », le mot dièse #Delete-Facebook (effacer Facebook) a commencé à circuler incitant les utilisateurs à couper l’herbe sous le pied du premier réseau social mondial en fermant leur page. Vos données seront-elles réellement supprimées ou seront-elles encore exploitables par le secteur privé ou par les États ? Est-il possible de continuer à utiliser le site tout en préservant ses opinions politiques ou religieuses ?

Les partenaires commerciaux de Facebook et les développeurs  continueront à vous cibler

Facebook utilise de multiples vecteurs d’acquisition qui ont pour effet une perte de contrôle de la société sur l’exploitation des données de ses utilisateurs. Tout commence avec les données collectées par l’application ou le site, ainsi que les services Facebook et les compagnies Facebook (atdmt.com, liverail.com, instagram.com) comme les 11 fichiers décrits ici le démontrent. D’autres données sont aspirées par Facebook à travers les autorisations que l’application demande à votre interface de navigation dont celle d’accéder à votre répertoire de contacts qui est importé en continu ainsi que votre position (pour vous aider à trouver vos amis) pendant toute la durée de votre utilisation du site et même en dehors. Avant de supprimer son compte, il faudra donc supprimer vos contenus manuellement (et en faire une sauvegarde au préalable si nécessaire sur un support externe).

En revanche, pour les données issues des modules sociaux (bouton j’aime et outils publicitaires) c’est-à-dire placés par les entreprises qui utilisent les services Facebook sur leur site ou sur leurs applications, la collecte et donc le profilage ne cesseront pas. En effet, toutes les pages qui recèlent ces boutons permettent de suivre l’utilisateur même lorsqu’il n’est pas connecté à sa page ni même inscrit à Facebook.

De plus, nombreux sont ceux qui voudront continuer d’utiliser ce réseau social et chercheront à maîtriser le ciblage publicitaire. Or, même si vous n’autorisez pas l’utilisation de vos préférences publicitaires par Facebook, vous serez toujours visés par les publicités pour d’autres raisons telles que : votre âge, sexe ou localisation ; le contenu de l’application ou du site web que vous utilisez et votre activité en dehors des entités Facebook. La page sur les cookies et autres technologies de stockage du site indique d’ailleurs maladroitement que :

« D’autres entités sont susceptibles d’utiliser des cookies sur les Services Facebook pour nous proposer des services, à nous ainsi qu’aux entreprises qui font de la publicité sur Facebook. »

Ceci laisse la porte ouverte à l’insertion d’autres traceurs que le site ne semble pas maîtriser.

Échapper à toute publicité est donc tout simplement impossible

Mais surtout, ce sont les applications téléchargées innocemment pour faire une activité sur Facebook qui ont aussi accès à votre liste d’amis et à toute information que vous choisissez de rendre publique. Inversement : si un ami télécharge une application, celle-ci accède à vos informations. D’ailleurs, vos amis ont accès à vos informations et peuvent les utiliser lorsqu’ils utilisent des applications. Dans l’arborescence des paramètres de Facebook, il existe une page qui permet de limiter ce partage. Outre le fait qu’elle ne soit pas évidente à trouver, les données sont partagées par défaut ! Il s’agit de la bio, date de naissance, famille et relations, centres d’intérêt (pages que vous avez likées), votre site web, votre statut (en ligne ou hors ligne), vos publications sur le journal, villes (d’origine et actuelle). Quitter Facebook ou limiter le ciblage publicitaire n’empêchera pas les développeurs ou éditeurs de ces applications de continuer à utiliser vos données et à les enrichir.

Enfin, le site conservera vos données pendant 90 jours après votre demande de suppression et :

« Si cela est exigé par la loi en vigueur, l’ordonnance d’un organisme gouvernemental ou d’une instance judiciaire, ou autre, nous pouvons conserver ces contenus dans toute mesure nécessaire à ces fins. » (Conditions d’utilisation).

Même la mort physique n’empêchera pas cette exploitation car le réseau social ne peut supprimer la page d’un défunt. Vous recevrez donc encore cette notification de Facebook qui vous informe que c’est bientôt l’anniversaire de votre ami décédé. Le statut reste, les photos restent, les vidéos restent. Le travail de deuil est plus difficile et les témoignages postés par les proches ne font qu’exposer davantage l’intimité du défunt.

Le réseau qui comptera en 2098 plus d’utilisateurs morts que de vivants a créé la fonction « Désigner un légataire » pour que chacun puisse choisir un ami qui gérera son compte : « Ce contact pourra épingler une publication sur votre journal, répondre à de nouvelles invitations et mettre à jour votre photo de profil. Il ne pourra pas publier en votre nom ou voir vos messages. »

On est loin du tiers de confiance certifié par la CNIL pour exécuter vos directives concernant vos données après votre décès.

Conserver sa page pour simplement faire des jeux ? C’est aussi une ruse

Qui n’a pas vu sur son fil quelque chose comme : « Si Chrystel était un animal, elle serait une biche. Clique ici pour savoir quel animal te correspond ! », Ou « Pour quel métier es-tu fait ? », « Que signifie ton prénom ? » À travers de tels jeux, d’apparence anodine, la collecte initialement opérée par Facebook est mise à profit pour des entreprises tierces. En effet, si vous entrez dans le jeu, celui-ci pour répondre à la question doit accéder à tous vos contenus depuis la création de votre page Facebook, y compris vos photos et vidéos !

Ce que l’utilisateur ignore, c’est que la société qui a créé le jeu effectue une copie de l’intégralité de ses contenus et garde un œil sur tous les nouveaux post-likes, photos et vidéos, etc. L’accès offert n’est pas éphémère, il est bien permanent. Comment cela est-il possible ? Rien de plus simple : accepter de jouer consiste à télécharger une application et lui donner toutes les autorisations d’accès à votre journal, votre profil et tutti quanti. Ainsi, l’utilisateur a livré ses données sans en avoir conscience et continue ce « partage » aussi longtemps que l’application est présente sur son interface de navigation. Pour s’en défaire, il faudrait trouver le développeur de cette application et le contacter pour lui demander d’effacer vos données et ensuite bien sûr la désinstaller. S’il y a une leçon à tirer du Facebook-Gâte, c’est de ne pas donner aveuglément sa confiance à une application qui circule sur un réseau social.

Cette récolte massive de données à caractère personnel est devenue le moyen de collecte le plus lucratif mais aussi le plus sournois utilisé par le réseau social (213 millions de dollars, c’est ce qu’ont rapporté les jeux sur FB au 1er trimestre 2013). Il incite l’utilisateur à offrir au propriétaire de l’application des données auxquelles il n’aurait jamais eu accès en temps normal et d’en générer de nouvelles pour alimenter son business model ou celui de sociétés du groupe. Ainsi, le jeu de réalité augmentée Pokémon Go ! exploité par Niantic Inc. (conglomérat Alphabet – Google) a-t-il probablement permis l’injection de données des dresseurs dans la société Calico à l’objectif trans-humaniste tout en récoltant 1,7 milliards de dollars en 12 mois (Pokémon Go ! quel est ton algorithme ?). Le nouveau jeu de réalité augmentée sur lequel travaille Niantic, « Harry Potter » sera une illustration supplémentaire de cette stratégie de valorisation d’actifs.

Récemment sur Facebook, un de ces jeux permettait de savoir à quelle toile vous ressemblez à condition de poster un selfie. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une récolte de données biométriques permettant la reconnaissance faciale. Facebook mettra en œuvre cette technologie en Europe comme nouvelle fonctionnalité (elle existe déjà aux USA depuis 2016). Or, ces données biométriques sont des données sensibles qui ne peuvent être collectées sans le consentement libre et éclairé des usagers et une analyse d’impact sur la vie privée doit être réalisée avant sa mise en œuvre dans l’Union européenne par application du règlement général sur la protection des données à caractère personnel (RGPD – Data Privacy Impact Assessment).

Mais ce n’est pas fini ! Prochainement, Fiona et Aloha seront chez vous, à votre écoute : Facebook lancera son produit de reconnaissance vocale (concurrent de l’Echo d’Amazon et de Google Home) qui se combinera à la reconnaissance faciale. Toujours plus de technologie, mais c’est promis c’est uniquement pour vous offrir une meilleure qualité de service.

Vous partagez sans le savoir ou naïvement des données sensibles

Les « Opinions politiques et religieuses » ne sont pas partagées par défaut : Facebook ne franchit pas ce Rubicon et n’impose pas le partage de ces données sensibles. Encore que… à travers l’activité du compte, l’analyse des contenus, il est aisé d’accéder indirectement à ces éléments. Un exemple de donnée sensible fréquemment partagée est la situation amoureuse. Vous êtes en couple avec « A » qui est aussi votre amie Facebook : vous venez de révéler votre orientation sexuelle à tous les deux !

Or, ces données peuvent être utilisées pour un ciblage de certaines populations, à l’occasion d’élections mais plus couramment pour accéder à un crédit ou à un emploi. Une expérience menée par ProPublica a démontré que Facebook, bien qu’elle s’engage à limiter l’envoi de publicités discriminatoires, a au contraire validé des offres de location excluant les Afro-Américains, les mères de lycéens, les personnes en fauteuil roulant, les juifs expatriés d’Argentine et les personnes s’intéressant à l’Islam.

Cette utilisation illégale de données sensibles sur 73 % des utilisateurs dans l’Union européenne (65 % de Français) a été démontrée par des chercheurs de l’université Carlos III de Madrid. Les publicités ont ainsi ciblé des personnes ayant des centres d’intérêt ultrasensibles pour la vie privée : grossesse, homosexualité, Bible, chrétienté et islam.

En dehors des messages promotionnels, la pratique de l’« astroturfing » s’est développée. Voilà un nouveau mot d’Internet que j’aurais bien du mal à traduire ! Il s’agit d’une technique de propagande utilisée à des fins publicitaire ou politique donnant une fausse impression de comportement spontané ou d’une opinion populaire sur Internet en masquant son caractère commandité.

Or, la diffusion d’un contenu sur un réseau de cette taille le rend d’autant plus crédible. Les réseaux sociaux servent de porte-voix à des millions de personnes qui, avec un faible budget, quelques ordinateurs et aujourd’hui quelques bots répandent de fausses informations pour rallier des gens à leur cause et influencer leurs opinions et décisions. Cette pratique est devenue un réel business avec par exemple des dizaines de milliers de machines twittant en faveur du Brexit. L’analyse de votre activité sur le réseau social a révélé votre opinion politique… un bot a mis un post sur votre mur… et vous l’avez partagé ? Bingo ! Voilà qui est bien dommage, si seulement vous aviez vérifié l’information…

Payer des millions d’euros à la CNIL arrêtera-t-il Facebook ? L’amende du RGPD pour une violation de sécurité des données en ce qu’il y a atteinte à la confidentialité peut atteindre 4 % du chiffre d’affaires global de l’entreprise, mais c’est davantage la communication à ses utilisateurs de ces manquements qui pourrait contribuer à corriger de tels abus (art.34 RGPD).

Le scandale Cambridge Analytica doit ouvrir les yeux des utilisateurs de réseaux sociaux : quels bénéfices retirez-vous d’une telle exposition de votre vie privée ? Pourquoi liker ou retweeter sans avoir vérifié l’information ? Pourquoi faire des réseaux sociaux ce qu’ils ne sont pas : des médias dotés d’éthique et de déontologie ?

CBV

Halte à la propagande et à l’indécence de certains politiques

Halte à la propagande et à l’indécence de certains politiques, (respectez la mémoire de ceux qui sont les victimes innocentes des kamikazes sans loi autre que la-leur).

Comme si la mort du lieutenant colonel de gendarmerie « Arnaud Beltrame » ne suffisait pas au malheur, certains politiques de droite ou d’extrême droite se livrent à une propagande nauséabonde et indigne, (nul besoin d’en rajouter) en oubliant surtout pour la droite dite Républicaine qu’elle n’a pas toujours brillée dans ce domaine.

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Exemple et juste un petit rappel : (gauche et droite confondues)

Les attentats liés au terrorisme ont depuis des lustres toujours existés en France.

Dans le contexte de la guerre d’Algérie, la France est touchée par un Terrorisme d’extrême droite, et par des attentats imputables à l’Organisation armée secrète (OAS). Celle-ci est responsable de l’attentat du 18 juin 1961, une bombe posée sous le train Strasbourg-Paris à hauteur de Vitry-le-François le fait dérailler (28 morts).

En métropole, La gauche n’est pas en reste et fait parler d’elle en se livrant à un terrorisme d’extrême-gauche. Dans les années 1970 et 1980, la France exposée à des attentats de groupes d’extrême gauche, appartenant au mouvement autonome et de structures clandestines issus du maoïsme entre autres. La France subit les attentats d’Action directe de 1979 à 1987, marqués par les assassinats de l’ingénieur-général René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986. L’Attentat du Drugstore Publicis avait été le premier attentat en France métropolitaine postérieur à la Guerre d’Algérie (15 septembre 1974).

En 2008 un groupe suspecté d’avoir saboté plusieurs lignes de TGV dans toute la France, occasionnant une paralysie du trafic, est interpellé (dont Julien Coupat). La qualification de « terrorisme » fait l’objet de polémiques dans cette affaire, tandis qu’à part Coupat, tous les prévenus sont progressivement libérés après plusieurs mois de détention. Coupat a été libéré fin mai 2009, mais reste mis en examen, et sera jugé devant un tribunal antiterroriste.

Le Terrorisme islamiste se fait jour (Terrorisme antisémite).

Le 3 octobre 1980, un attentat à la bombe fait 4 morts et 46 blessés dans l’Attentat de la rue Copernic à Paris.

Le 9 août 1982, éclate la Fusillade de la rue des Rosiers à Paris. Elle fait 6 morts et 22 blessés.

Le 7 septembre 1995, une voiture piégée explose, à quinze mètres de l’une des entrées de l’école juive Nah’alat Moché, à Villeurbanne commis par le terroriste islamiste Khaled Kelkal.

Lors des tueries de 2012 à Toulouse, le terroriste islamiste Mohammed Merah tue trois enfants et un enseignant (dont une petite fille qu’il poursuit jusque dans l’établissement pour l’exécuter d’une balle dans la tête).

Lors des tueries de janvier 2015, le terroriste islamiste Amedy Coulibaly prend en otage 15 personnes dans une épicerie Casher au Porte de Vincennes et en tue quatre. Il fut également tué lors de l’assaut du RAID.

Après une première série d’attentats au milieu des années 1990, la France est le pays le plus touché par les attentats djihadistes commis en Europe et aux États-Unis depuis la proclamation du « califat » de l’État islamique, le 29 juin 2014. Les attentats de 1995 font partie d’une série d’attaques du GIA, qui débute avec l’assassinat de cinq Français à Alger en août 1994 puis la prise d’otages du vol 8969 Air France, en décembre 1994.

Ne pas oublier Le conflit basque: ETA, GAL et BVE. A la fin des années cinquante, le nationalisme basque jusque-là non violent et proche de la démocratique chrétienne est débordé par des éléments beaucoup plus radicaux, inspirés par les théories marxistes puis maoïstes qui affirment leur volonté d’obtenir par « la lutte armée » l’indépendance du Pays basque. En 1959, ces derniers décident de créer une nouvelle organisation, l’ETA. Ils se livrent à des attentats essentiellement en Espagne, mais le quart sud-ouest de la France est largement utilisé comme base arrière par l’organisation terroriste. Quelques attentats de l’ETA ont été signalés en France, comme le meurtre de deux gardes civils espagnols à Capbreton en 2007.

L’assassinat de Pierre Goldman en 1979, revendiqué par Honneur de la Police, groupe inconnu, a sans doute été organisé par une organisation précédant les Groupes antiterroristes de libération (GAL), dirigés par Madrid, comme le « Batallón Vasco Español ».

Le Pays basque français a été plus généralement marqué dans les années 1980 par les attentats du mouvement « Iparretarrak ». Entre 2006 et 2009, divers attentats ont été perpétrés par l’organisation « Irrintzi », qui a été depuis démantelée.

CBV

Attentat de Trèbes

Le lieutenant-colonel de gendarmerie, Arnaud Beltrame, qui s’était substitué aux otages retenus par l’assaillant jihadiste dans l’Aude, est mort samedi 24 mars.

« Il a donné sa vie pour quelqu’un d’autre, pour un inconnu. » Ces mots sont ceux de Cédric Beltrame, frère d’Arnaud Beltram, le gendarme qui s’était offert au terroriste comme otage dans le supermarché de Trèbes. Ce dernier est mort, samedi 24 mars. Son frère lui a rendu hommage et a salué son action héroïque « Il est parti en héros et c’est la réalité aujourd’hui, a dit Cédric Beltrame. Ce qu’il a fait ça va au-delà de l’engagement de son métier. » Grièvement blessé par balles, Arnaud Beltram, officier de 45 ans, est mort des suites de ses blessures. Cédric Beltrame a jugé que son frère « savait certainement qu’il n’avait pratiquement aucune chance ». « Il a été très conscient de ce qu’il a fait », a-t-il poursuivi, jugeant le terme de « héros » »parfaitement approprié ».

Il n’a pas hésité une seconde.

Cédric Beltrame, frère d’Arnaud Beltram à RTL

Emmanuel Macron lui a aussi rendu hommage, déclarant que l’officier était « tombé en héros » et méritait « respect et admiration de la nation tout entière ».

Commentaire personnel, il n’est pas question pour moi de porter un quelconque jugement sur l’acte du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, il n’est pas question pour moi de faire un amalgame et d’accuser l’ensemble des musulmans qui comme pour toutes les religions sont endoctrinés depuis leur enfance. (Chacun restant libre de croire ou de ne pas croire).

CBV

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C’est la vision juste de l’islam selon le fondateur de l’Etat Turk laïc (à la lecture du coran, nous pouvons voir qu’il existe des contradictions notoires qui nuisent à la loi divine)

Parmi les commandements divins il est écrit « tu ne tueras pas » Ceci est valable pour les Juifs, les chrétiens et les musulmans

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Dans la réalité, ceux qui se réclament du djihadisme au nom de Dieu sont guidés par la main de Satan.

HISTOIRE
LE WAHHABISME

On sait l’Arabie Saoudite sous le régime d’un dogme musulman spécifique, le Wahhabisme. Cette interprétation de l’islam, apparue dans la péninsule au XVIIIème siècle, fut enseignée par un certain Mohammad Ibn Abd Al-Wahhab (1703-1787). On la dit hanbalite, c’est à dire appartenant à la tradition d’Ibn Hanbal, la plus rigide des quatre écoles juridiques * du sunnisme. En réalité, le wahhabisme constitue une école juridique à part, se caractérisant par son radicalisme et un comportement répressif à l’égard de tout musulman n’appliquant pas à la lettre les obligations coraniques.

En ce temps, l’Empire ottoman s’étendait à la périphérie de la péninsule arabique, englobant les régions littorales et les lieux saints de l’islam, La Mecque et Médine.

Après ses études à La Mecque et un voyage en Irak et en Iran, le jeune Mohammad Ibn Abd Al-Wahhab était rentré à son village d’Uyaynah, oasis du Najd, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest de Riyad et situé hors de l’espace ottoman.

Devenu puritain et prônant une stricte application de l’islam, il se met à prêcher auprès des habitants de l’endroit. Mais son intégrisme est mal perçu et il se voit obligé de quitter les lieux.

Il se rend dans l’oasis d’Ad-Diriyah, à une demie journée de marche vers le sud. Là, l’émir local, Mohammad Ibn Saoud (Mohammad Al Saoud), s’intéresse à son discours et conclut avec lui un pacte qu’il scelle en lui donnant sa fille en mariage. La famille Saoud devient le bras armé du mouvement, Ibn Al-Wahhab son idéologue, version islamique de l’alliance  » du sabre et du goupillon « .

Ils déclarent hérétiques les musulmans opposés à leur vision radicale de l’islam et, leur déclarant le  » jihad « , partent en campagne contre eux. En 1787, Ibn Al-Wahhab meurt, mais son idéologie lui survit et l’expansion territoriale des Saoud se poursuit. En 1802, ils s’emparent de Karbala (en Irak), l’année suivante, ils prennent La Mecque.
Les Ottomans finissent par s’inquiéter. Ils dépêchèrent Mohammad Ali, le maître de l’Égypte, en Arabie avec son armée. En 1813, il reprend le Hedjaz, mais ne parvient qu’en 1818 à vaincre les Wahhabites, en détruisant la bourgade d’Ad-Diriyah au canon.

Vaincus, les Saoud restent pourtant fidèles au pacte passé avec Ibn Wahhab. Né en 1880, et inspiré par les récits de conquête de ses ancêtres, à peine sorti de l’adolescence Abd Al-Aziz Ibn Saoud (ou Abdel Aziz Al Saoud) se soulève. Un matin de 1901, avec une quarantaine de compagnons, il marche sur Riyad. Se postant en embuscade, ils attendent le passage du gouverneur entre son palais et la mosquée. Quand celui-ci apparaît pour se rendre à la prière, ils le tuent.

À la suite de ce raid audacieux, Abd Al-Aziz prend le contrôle de la ville et s’intronise roi du Najd. Après la Première guerre mondiale, il repart en campagne et, en 1924 reprend le Hedjaz, puis l’Asir et constitue le territoire actuel de l’Arabie Saoudite.

Abd Al-Aziz ayant atteint ses objectifs politiques, il veut mettre un terme aux campagnes militaires. Mais les jeunes guerriers ne rêvent, eux, que de continuer la guerre. Le roi cherche bien à les sédentariser dans des communautés agricoles, mais ils poursuivent le  » jihad  » et lancent des attaques contre l’Irak, alors sous contrôle britannique.

Craignant les représailles de l’armée de sa Gracieuse Majesté, Abd Al-Aziz monte une armée à Jeddah et lance une opération contre les insoumis. Il les défait en 1929 à la bataille de Sibilla.

En 1938, la découverte de pétrole dans la région de Dhahran donne à l’Arabie Saoudite une nouvelle importance. Sans attendre, la Standard Oil, compagnie américaine, signe un accord avec le roi. Le «  jihad  » peut désormais continuer sous une forme non militaire, en propageant l’idéologie wahhabite en dehors des frontières du royaume grâce au pouvoir de l’argent.

Au cours des années 80, sur le terrain de la guerre d’Afghanistan, la relation américano-saoudienne prendra toute son importance, jusqu’à permettre l’émergence d’un personnage comme Oussama Ben Laden.

Aujourd’hui, en Arabie Saoudite, la problématique consiste à réduire l’idéologie wahhabite, pour limiter les pulsions terroristes, sans détruire les forces assurant la cohésion du pays. Une tâche difficile.

Jean Isnard

Note

* Les quatre écoles juridiques ont été créées au VIIème et au VIIIème siècle par Malik Ibn Anas, Abou Hanifah, Mohammad Ibn Idris Ach-Chafii et Ahmad Ibn Hanbal.