Attentats en Catalogne : quatre intox qui ont circulé après les attaques

Attentats en Catalogne : quatre intox qui ont circulé après les attaques

clip_image001 Elle court la rumeur …

Face à la douleur et à l’horreur, certains ne peuvent s’empêcher de faire des canulars.

1/ Un homme retranché dans un bar après l’attaque de Barcelone

Ce qui a circulé. Aussitôt après l’attentat à la camionnette sur La Rambla, qui a eu lieu vers 17 heures, des sources policières ont annoncé qu’une personne était retranchée dans un bar. L’information a été largement relayée, y compris par franceinfo.

Pourquoi c’est faux. La police a formellement démenti, en début de soirée, ce qu’elle avait affirmé auparavant. « Personne n’est retranché dans un bar du centre de Barcelone. Nous avons arrêté un homme arrêté et nous traitons l’attaque comme une attaque terroriste », ont écrit les Mossos d’Esquadra, la police régionale catalane.

2/ Un certain Sam Hyde identifié comme l’un des assaillants

clip_image003

Ce qui circule. L’information a été partagée sur Twitter, notamment par un compte pro-Trump qui cumule quelque 35 000 abonnés.

Pourquoi c’est faux. Il s’agit d’un canular récurrent. A chaque fois, ou presque, qu’un attentat a lieu, un certain « Sam Hyde » est cité parmi les suspects, comme l’ont révélé les sites Mashable et BuzzFeed(en anglais) en juin, après l’attaque de Londres. Le nom de cet humoriste américain avait déjà circulé en 2016 après les attaques de Finsbury Park (à Londres) et Orlando (en Floride), et après la tuerie de San Bernardino en 2015.

3/ Des attaques à Vilassar, à l’Arc de Triomf et à Reus

Ce qui circule. Une rumeur affirmant qu’une bombe avait explosé au niveau de l’Arc de Triomf barcelonais a circulé jeudi soir. Une autre évoquait une menace à Vilassar de Mar, une station balnéaire située à 10 km au nord de Barcelone. « Il y a vraiment une bombe à l’Arc de Triomf ? », s’est interrogée une internaute.

Pourquoi c’est faux. Des services des secours catalans ont démenti ces rumeurs sur Twitter dans la nuit de jeudi à vendredi. « Nous n’avons aucun incident à Reus lié à des actions terroristes. Nous appelons une fois de plus à ne pas diffuser de fausses rumeurs », ont écrit les Mossos.

4/ Les balles trempées dans du sang de porc pour lutter contre les terroristes

Ce qui circule.« Étudiez ce que le général Pershing des Etats-Unis faisait aux terroristes capturés. Il n’y a plus eu de terrorisme islamique radical pendant trente-cinq ans ! », a écrit Donald Trump sur Twitter, jeudi.

Il s’agit d’une anecdote concernant « l’exécution de rebelles musulmans aux Philippines au début du XXe siècle », relate Slate. Le président fait allusion à des actes prêtés au général John Pershing, en 1908, alors gouverneur de Moro, une province musulmane des Philippines en proie à une insurrection.

Le locataire de la Maison Blanche avait déjà évoqué cet épisode en février 2016, lors d’un meeting de campagne en Caroline du Sud : « Le général Pershing a pris cinquante balles, les a trempées dans du sang de cochon. Il a demandé à ses hommes de charger leurs fusils. Il a aligné cinquante personnes et ils en ont tué quarante-neuf. A la cinquantième, ils ont dit : ‘Va dire à ton peuple ce qui s’est passé’. Et pendant vingt-cinq ans, il n’y a eu aucun problème. Ok ? Vingt-cinq ans, pas un problème. »

Pourquoi c’est faux. Deux sites spécialisés dans le fact checking, Snopes et Politifact(en anglais), dénoncent une légende urbaine. Le général Pershing écrit dans ses mémoires que le colonel Frank West avait vu des rebelles musulmans « enterrés dans la même tombe qu’un cochon mort ». Mais Politifact cite au moins quatre historiens spécialistes de la période qui tous démentent l’authenticité de l’anecdote. « Il n’y aucune preuve que Pershing ait fait cela, et certainement pas avec les balles trempées dans le sang », résume Slate.

Emmanuel Macron, la personnalité de moins de 40 ans la plus influente au monde

Emmanuel Macron, la personnalité de moins de 40 ans la plus influente au monde ?

clip_image002

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/emmanuel-macron-la-personnalit%c3%a9-de-moins-de-40-ans-la-plus-influente-au-monde-selon-fortune/ar-AAqi4ab?li=BBoJvSH&ocid=HPCDHP

Selon « Fortune » Le chef de l’Etat arrive en tête du classement « 40 under 40 » du magazine « Fortune », qui recense chaque année les personnalités de moins de 40 ans les plus puissantes au monde.

Il détrône Mark Zuckerberg et Serena Williams. Le président de la République, Emmanuel Macron, arrive en tête du classement Fortune (en anglais)des personnalités de moins de 40 ans les plus influentes au monde. Le magazine économique américain a publié l’édition 2017 de son célèbre palmarès, vendredi 18 août.

Arrivé quatrième en 2016, l’année de son entrée au classement, Emmanuel Macron est le premier Européen à arriver en tête de ce palmarès depuis 2012, rapporte le HuffPost.

Cette année, il devance le PDG et fondateur de Facebook Mark Zuckerberg, arrivé deuxième. Comme le précise le HuffPost, un seul autre dirigeant politique arrive parmi les dix premiers de la liste : il s’agit du Premier ministre irlandais, Leo Varadkar.

« Le plus jeune leader français depuis Napoléon »

Dans son portrait publié en ligne, Fortune décrit le chef de l’Etat comme «le plus jeune leader français depuis Napoléon ». Il évoque ensuite la victoire d’Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, « anéantissant le système bipartite qui gouvernait depuis des générations » en France.

La lune de miel d’Emmanuel Macron est peut-être finie, poursuit Fortune, mais après la large victoire de son jeune parti aux élections législatives, ses grandes ambitions semblent à portée de main. »

La Catalogne Espagnole frappée par l’État islamique

La Catalogne Espagnole frappée à son tour par l’État islamique

clip_image002

Cambrils (Catalogne Espagnole, province de Tarragone) Les cinq « terroristes présumés » qui se trouvaient à bord de la voiture bélier ont été tués, a annoncé la police de Catalogne.

clip_image003

L’attaque liée à celle de Barcelone. Les Mossos ont indiqué sur Twitter, peu après 3 heures du matin, que la situation était « sous contrôle » à Cambrisl. La police a précisé qu’elle considérait cette attaque comme liée à l’attentat survenu quelques heures plus tôt à Barcelone, capitale de la Catalogne Espagnole. Un terroriste a fait 13 morts et une centaine de blessés, d’au moins 18 nationalités différentes, en fonçant sur la foule à bord d’une camionnette. Cette première attaque est survenue sur Las Ramblas, l’avenue la plus touristique de la ville. (L’un des suspects est de nationalité marocaine et l’autre est né à Melilla.)

Ce qui est certain « ce sont des fous qui interprètent et se servent de leur religion à leur façon »

S’ils pensent agir selon la loi de Dieu, ils ont tout faux (que l’on soit Juif, Chrétien ou Musulman) la loi de Dieu est la même. (Tu ne tueras pas)

clip_image005

CBV

Les probables raisons de l’échec de la droite républicaine

Les probables raisons de l’échec de la droite républicaine « L R » pour la primaire de la droite et du centre et par la suite, la présidentielle.

Bien entendu cela n’engage que ma personne mais, en cherchant, on fini toujours par trouver. (Le Hasard fait bien les choses parfois!)

Tout d’abord il ne suffit pas de changer le nom pour créer quelque chose de nouveau, c’est complètement illusoire et contre constructif et contre productif.

 clip_image001

Dans ce domaine Nicolas Sarkozy a pêché par manque de volonté et de courage, la seconde erreur de Sarkozy a été le traité de Lisbonne instituant une constitution de l’Europe fédérale, que les Français ont interprété très justement, comme une trahison (le peuple ayant été désavoué alors qu’il avait voté non en 2005), autre erreur de Nicolas Sarkozy, c’est sa volteface au sujet de la loi Taubira et le mariage gay, « je ne changerai rien à cette loi » ajoutant qu’il voulait une sorte de mariage séparé ou une union civile ! … A la suite de l’approbation par le Conseil Constitutionnel de l’interdiction du mariage gay, pourquoi ne pas avoir profité de l’occasion pour créer l’Union civile ouverte à tous ? Il me semble que cela serait passé sans difficulté malgré peut-être quelques réticences de la part du PCD, un peu trop fermé sur la question. (Il n’y a rien dans les écritures divines qui interdise à des gens de même sexe de cohabiter et de vivre ensemble)

Les probables raisons de leur échec, que ce soit pour Sarkozy, pour Juppé, et pour Fillon, ce qui fait qu’ils ont été éliminés de la présidentielle, se trouve dans leur comportement personnel et peut-être d’avoir tenté le diable (tous le trois ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes (il est vrai que lorsque l’on sent que la situation nous échappe, on serait tenté de s’allier avec n’importe qui, y compris avec le diable) … On ne peut prétendre appartenir au gaullisme tout en emboitant le pas du bloc identitaire « R L » cette association haineuse dont certains en voulaient à mort au Général De Gaulle pour avoir dilapidé l’empire colonial et qui continue aujourd’hui de le traiter d’assassin. (Cette même association qui fait un amalgame avec la démission du général Pierre De Villiers en accusant tous les présidents successifs depuis De Gaulle,(1961) jusqu’à Macron, de “trahison envers l’armée”) Récemment en parcourant la blogosphère j’ai découvert que des gens qui étaient censés agir pour et en faveur de Nicolas Sarkozy, avaient emboités le pas du bloc identitaire et de Riposte Laïque… ne cherchons pas plus loin la raison de leur échec, au contraire, Juppé quand à lui, a été une victime directe de « R L » (Ali Juppé) on peut y ajouter son passé judiciaire pas très glorieux.

Dans le fond nous pouvons dire tout comme l’aurait dit le Général De Gaulle (Ce sont des veaux, ils n’ont que ce qu’ils méritent).

Combien gagne le gouvernement ?

Ministres, ministres délégués, secrétaires d’État, directeurs de cabinets, conseillers ministériels… La machine gouvernementale obéit à une hiérarchie très stricte, à laquelles sont associés des pouvoirs différents pour chacun. Mais qu’en est-il des rémunérations perçues par les équipes qui entourent Emmanuel Macron et son premier ministre, Edouard Philippe? Paradoxalement, celles-ci ne recoupent pas toujours le grade fixé à chacun par l’ordre protocolaire républicain. Tour d’horizon des indemnités perçues pour chaque fonction gouvernementale. Presque 10.000 euros pour les ministres…

Comme celui du président de la République et celui du premier ministre, le salaire des ministres a été baissé de 30% en 2012. Anciennement fixé à 14.200 euros brut par mois, il est désormais de 9 940 euros bruts mensuels, contre 14.999 euros pour le Président de la République et le Premier ministre. Ce montant devrait a priori être identique pour les deux ministres déléguées du gouvernement

La distinction entre ministres et secrétaires d’Etat n’est pas qu’une affaire de pouvoir, elle se répercute également au niveau de leur rémunération. Les secrétaires d’Etat sont légèrement moins bien payés que leurs homologues ministres, explique René Dosière, spécialiste des comptes publics, au Figaro. Selon le décret du 25 avril 2014, leur salaire mensuel s’élève à 9.443 euros brut, soit 251 euros de moins que celui des ministres. En revanche, ils disposent des mêmes avantages matériels.

clip_image002

La composition du Gouvernement : http://www.gouvernement.fr/composition-du-gouvernement

Les déclarations d’intérêts des ministres, publiées par la haute autorité pour la transparence de la vie publique, révèlent leurs revenus en 2016, avant qu’ils rejoignent le gouvernement. Certains vont y perdre et d’autres y gagner.

Gagnants ou perdants? En France, un ministre touche 9.940 euros brut, soit près de 8.500 euros nets, selon l’ex-député PS René Dosière, grand défenseur de la transparence. Cette rémunération peut sembler élevée aux yeux de certains Français. Pourtant depuis qu’ils ont intégré le gouvernement d’Édouard Philippe, la moitié des ministres qui n’avaient jamais exercé cette fonction ont consenti à un sacrifice sur le plan financier. Un constat que peuvent désormais faire les citoyens en consultant leurs déclarations de rémunération, publiées par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

Lire la suite ici :

http://bfmbusiness.bfmtv.com/france/les-ministres-d-edouard-philippe-revelent-ce-qu-ils-gagnaient-avant-1234205.html

La pacification en Algérie ou la politique du mensonge pour sauvegarder l’empire

Non, les dissidents d’extrême droite et le bloc identitaire (Riposte Laïque) ne réécriront pas l’histoire

La pacification en Algérie ou la politique du mensonge pour sauvegarder l’empire par  « Norman Patterson »

clip_image002

https://www.bing.com/videos/search?q=la+pacification+en+alg%c3%a9rie&qpvt=la+pacification+en+alg%c3%a9rie&view=detail&mid=5DD360D161AA19000C065DD360D161AA19000C06&FORM=VRDGAR

clip_image004

Allocution du général de Gaulle du 16 septembre 1959 en faveur de l’autodétermination

ina.fr

Massacre du 17 octobre 1961. Les événements généralement qualifiés de massacre du 17 octobre 1961 sont le fait de la répression meurtrière, par la police française, d’une manifestation d’Algériens organisée à Paris par la fédération de France du FLN. Le 17 octobre 1961 et ses suites ne sont longtemps perçus que comme l’un des nombreux épisodes liés à la guerre d’Algérie. À partir des années 1990, ils font l’objet d’un traitement médiatique, puis politique plus important à la suite de la publication d’études historiques, de romans, d’un recueil photographique et surtout du retentissant procès de Maurice Papon — préfet de police de Paris en fonction en 1961 — alors jugé pour ses actes pendant l’Occupation. En 2012, à l’occasion du 51e anniversaire de la manifestation, le président de la République française François Hollande « reconnaît avec lucidité », au nom de la République, la « sanglante répression » au cours de laquelle ont été tués « des Algériens qui manifestaient pour le droit à l’indépendance ».

clip_image006

Référendum sur l’autodétermination en Algérie

Le référendum sur l’autodétermination en Algérie a eu lieu le 8 janvier 1961. Il prévoit que, lorsque les conditions de sécurité le permettront, le destin politique de l’Algérie par rapport à la République Française sera décidé par les populations algériennes. Il a été largement accepté par le peuple français. Ont voté les électeurs de la métropole, de l’Algérie (y compris le Sahara), mais aussi des DOM et des TOM, qui avaient à décider du sort de l’Algérie.

Lors du référendum, le président de la République était Charles de Gaulle, son premier ministre Michel Debré. C’est le décret no 60-1299 du 8 décembre 1960 qui autorisa la soumission du projet de loi au référendum.

La question posée aux Français était :

« Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le président de la République et concernant l’autodétermination des populations algériennes et l’organisation des pouvoirs publics en Algérie avant l’autodétermination ? »

Le Conseil constitutionnel proclama le résultat définitif le 14 janvier 1961.

Le taux de participation est de 76 % en métropole et de 59 % en Algérie. 75 % des votants votent « oui ». Pour l’Algérie seule, 70 % votent « oui » (correspondant à 39 % des inscrits) et 30 % votent « non » (soit 17 % des inscrits)

clip_image007

Sources : Légifrance

François Goguel, « Géographie du référendum du 8 janvier 1961 dans la France métropolitaine », Revue française de science politique, 1961

Décret 60-1299 du 8 décembre 1960 décidant de soumettre un projet de loi au référendum, article 2, JORF du 9 décembre 1960, p. 11043, sur Légifrance

Référendum sur l’autodétermination en Algérie

CBV, un ancien appelé du contingent pour l’Algérie 

Le Coup d’État du 13 mai 1958, Le putsch des généraux du 21 avril 1961

L’exacte vérité sur les évènements en Algérie contrairement à ce que veut faire croire une certaine « Danièle Lopez » Animatrice du site Les Petits Echos de l’écho d’Oran. Ancienne rédactrice au Journal. Riposte Laïque… Danièle Lopez fait un amalgame de la démission du Général De Villiers avec les évènements d’Algérie  (« Les armées connaissent, aujourd’hui, la même situation qu’elles ont connue, en 1961, pendant la guerre d’Algérie. »

Oui. Nos militaires ne supportent pas la trahison.

Et il s’avère que, comme en 1961, les présidents en exercice les ont trahis. »)

En fait Danièle Lopez et Riposte Laïque, sont pro-Marine Le Pen. Danièle Lopez et la rédaction de Riposte Laïque prétendent réécrire l’histoire à leur façon, notamment sur l’Algérie.

Hors il se trouve que la réalité n’a rien à voir avec leurs allégations.

Voici une partie de la vraie histoire des faits dont les liens sont inclus plus bas…

clip_image001

Le putsch des généraux du 21 avril 1961, également appelé putsch d’Alger.

Le Coup d’État du 13 mai 1958

Le 8 janvier 1961, par un référendum sur l’autodétermination en Algérie organisé en métropole et en Algérie, les électeurs s’étaient prononcés à près de 75 % en faveur de l’autodétermination. C’est alors que des négociations secrètes avaient été ouvertes entre le gouvernement français de Michel Debré et le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) lié au Front de libération nationale. Une partie des cadres de l’armée, qui avait mené sept années de durs combats sous la direction de plusieurs gouvernements depuis le début de la guerre d’Algérie, se sentit trahie par le général de Gaulle et voulut s’opposer par un coup de force aux projets d’indépendance de l’Algérie. Le pouvoir gaulliste était bien informé depuis plusieurs mois par la police judiciaire d’Alger et les services de renseignements des intentions de certains militaires. L’année précédente, le 25 janvier 1960, pendant la semaine des barricades, le colonel Antoine Argoud s’était même entretenu avec Michel Debré pour demander un changement de politique, faute de quoi « une junte de colonels » renverserait le gouvernement pour maintenir l’Algérie comme territoire français. La tension étant montée tout au long de l’année 1960, une possibilité de coup d’État est alors dans tous les esprits en particulier au printemps 1961.

L’armée de conscription tenue à l’écart. L’armée française en Algérie française est divisée en deux entités très différentes : les réserves générales et les troupes de secteur, soit plus de 477 000 hommes au total en 1961, dont 33 000 officiers. Aucune unité de secteur ne participe au putsch.

Dans les réserves générales, à la Légion, seuls 3 régiments sur 10 (11 si on compte le groupe des unités sahariennes) suivent le général Challe. À la 10e division de parachutistes, 1 seul régiment sur 7, le 1er REP, participe à l’action. À la 25e division parachutiste, 3 régiments sur 7 s’engagent (14e RCP, 18e RCP et 2e REP). À la 11e division d’infanterie, pas un seul des cinq régiments ne bouge.

Pour les unités hors division, le 1er REC du lieutenant-colonel de La Chapelle, le groupement de commandos parachutistes du commandant Robin, les commandos de l’air du lieutenant-colonel Emery se rallient aux mutins, ainsi que d’autres unités : le 5e REI du commandant Camelin, le 27e dragons du colonel Puga, le 7e RTA, le 1er RIMa du commandant Lousteau, le 8e RPIMa du colonel Lenoir, le 94e régiment d’infanterie du colonel Parizot, le 1er RCP du colonel Plassard, le 9e RCP du colonel Defert.

Le 21 avril 1961, les généraux du cadre de réserve André Zeller, Maurice Challe et Edmond Jouhaud, secondés par les colonels Antoine Argoud, Jean Gardes, ainsi que Joseph Ortiz et Jean-Jacques Susini, prennent le contrôle d’Alger. Challe y critique alors la « trahison et les mensonges » du gouvernement envers les Algériens qui lui ont fait confiance et annonce que : « Le commandement réserve ses droits pour étendre son action à la métropole et reconstituer un ordre constitutionnel et républicain gravement compromis par un gouvernement dont l’illégalité éclate aux yeux de la nation. »

Dans la nuit, le 1er régiment étranger de parachutistes (REP) sous les ordres du commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, commandant par intérim du régiment, s’empare en trois heures des points stratégiques d’Alger, notamment du Gouvernement général d’Alger, de l’hôtel de ville, de la radio et de l’aéroport d’Alger. La seule victime de l’opération est le maréchal des logis Pierre Brillant, abattu en défendant le transmetteur radio d’Ouled Fayet.

Les chances de réussite sont toutefois minces, car le 1er REP ne représente que 1 000 hommes, soit à peine 0,3 % des effectifs militaires français présents en Algérie et que le général Gouraud, commandant le corps d’armée de Constantine, se ravise et décide de ne plus participer au complot. Le coup n’est pas suffisamment préparé pour rallier d’autres régiments ou les fonctionnaires civils (policiers, administration préfectorale). De plus, le pouvoir est au courant des préparatifs du putsch par trois réseaux de renseignements : la préfecture de police de Maurice Papon qui a ses propres renseignements généraux, la sécurité militaire qui donne ses informations à Xavier Deniau, conseiller technique au cabinet du ministre des Armées et les propres réseaux, dont le SDECE de Constantin Melnik, chargé de la sécurité du premier ministre.

Le préfet de police, Maurice Papon, et le directeur de la Sûreté nationale, montent une cellule de crise dans un salon de la Comédie-Française, où le général de Gaulle assiste avec Léopold Sédar Senghor à une présentation de Britannicus. Le chef de l’État est informé pendant l’entracte par Jacques Foccart, secrétaire général aux Affaires africaines et malgaches, son plus proche collaborateur alors qu’officiellement de Gaulle a été prévenu après la représentation, réveillé à 2 heures du matin.

Samedi 22 avril La population d’Alger apprend à 7 heures du matin, par un message lu à la radio que « l’armée a pris le contrôle de l’Algérie et du Sahara ». Les trois généraux rebelles, Maurice Challe, Edmond Jouhaud et André Zeller, en accord avec les colonels Godart, Argoud et Lacheroy, font arrêter le délégué général du gouvernement, Jean Morin, le ministre des Transports, Robert Buron, qui se trouvait en voyage, et un certain nombre d’autorités civiles et militaires. Quelques régiments se mettent sous les ordres des généraux.

À Paris, la police arrête dès 6 h du matin le général Jacques Faure, six autres officiers et quelques civils impliqués dans le « complot de Paris » censé relayer en métropole le putsch. Lors du Conseil des ministres à 17 heures, de Gaulle, serein, déclare : « Ce qui est grave dans cette affaire, messieurs, c’est qu’elle n’est pas sérieuse ». L’état d’urgence est décrété en Algérie. Les partis de gauche, les syndicats et la Ligue des droits de l’homme appellent à manifester « l’opposition des travailleurs et des démocrates au coup de force d’Alger ».

Vers 19 h, Challe s’exprime à la radio d’Alger : « Je suis à Alger avec les généraux Zeller et Jouhaud, et en liaison avec le général Salan pour tenir notre serment, le serment de l’armée de garder l’Algérie pour que nos morts ne soient pas morts pour rien. Un gouvernement d’abandon […] s’apprête aujourd’hui à livrer définitivement l’Algérie à l’organisation extérieure de la rébellion. […] L’armée ne faillira pas à sa mission et les ordres que je vous donnerai n’auront jamais d’autres buts. »

Salan arrive d’Espagne. Challe, de plus en plus isolé, refuse d’armer les activistes civils.

À 20 h, le président Charles de Gaulle, vêtu de son uniforme de général, paraît à la télévision et prononce un discours appelant les soldats d’Algérie, les Français, d’Algérie ou de métropole, à refuser le coup d’État ; il informe également des mesures qu’il prend : « Un pouvoir insurrectionnel s’est établi en Algérie par un pronunciamiento militaire. Les coupables de l’usurpation ont exploité la passion des cadres de certaines unités spéciales, l’adhésion enflammée d’une partie de la population de souche européenne égarée de craintes et de mythes, l’impuissance des responsables submergés par la conjuration militaire. Ce pouvoir a une apparence : un quarteron de généraux en retraite; il a une réalité : un groupe d’officiers partisans, ambitieux et fanatiques. Ce groupe et ce quarteron possèdent un savoir-faire limité et expéditif, mais ils ne voient et ne connaissent la nation et le monde que déformés au travers de leur frénésie. Leur entreprise ne peut conduire qu’à un désastre national ; car l’immense effort de redressement de la France, entamé depuis le fond de l’abîme, le 18 juin 1940 ; mené ensuite en dépit de tout, jusqu’à ce que la victoire fût remportée, l’Indépendance assurée, la République restaurée ; repris depuis trois ans, afin de refaire l’État, de maintenir l’unité nationale, de reconstituer notre puissance, de rétablir notre rang au dehors, de poursuivre notre œuvre outre-mer à travers une nécessaire décolonisation, tout cela risque d’être rendu vain, à la veille même de la réussite, par l’odieuse et stupide aventure d’Algérie. Voici que l’État est bafoué, la nation bravée, notre puissance dégradée, notre prestige international abaissé, notre rôle et notre place en Afrique compromis. Et par qui ? Hélas ! Hélas ! Hélas ! Par des hommes dont c’était le devoir, l’honneur, la raison d’être de servir et d’obéir. Au nom de la France, j’ordonne que tous les moyens, je dis tous les moyens, soient employés partout pour barrer la route à ces hommes-là, en attendant de les réduire. J’interdis à tout Français, et d’abord à tout soldat, de n’exécuter aucun de leurs ordres. L’argument suivant lequel il pourrait être localement nécessaire d’accepter leur commandement, sous prétexte d’obligations opérationnelles ou administratives, ne saurait tromper personne. Les chefs, civils et militaires, qui ont le droit d’assumer les responsabilités sont ceux qui ont été nommés régulièrement pour cela et que, précisément, les insurgés empêchent de le faire. L’avenir des usurpateurs ne doit être que celui que leur destine la rigueur des lois. Devant le malheur qui plane sur la Patrie et devant la menace qui pèse sur la République, ayant pris l’avis officiel du Conseil constitutionnel, du Premier ministre, du Président du Sénat, du Président de l’Assemblée nationale, j’ai décidé de mettre en œuvre l’article 16 de notre Constitution. À partir d’aujourd’hui, je prendrai, au besoin directement, les mesures qui me paraîtront exigées par les circonstances. Par là même, je m’affirme en la légitimité française et républicaine qui m’a été conférée par la nation, que je maintiendrai quoi qu’il arrive, jusqu’au terme de mon mandat ou jusqu’à ce que viennent à me manquer soit les forces, soit la vie, et que je prendrai les moyens de faire en sorte qu’elle demeure après moi. Françaises, Français ! Voyez où risque d’aller la France par rapport à ce qu’elle était en train de redevenir. Françaises, Français ! « Aidez-moi ! »

Conformément à l’article 16 de la Constitution de la Cinquième République française, le général de Gaulle se saisit alors des pleins pouvoirs mis en œuvre jusqu’au 30 septembre 1961.

« Cinq cent mille gaillards munis de transistors », comme dira le général De Gaulle à propos du contingent, ont entendu son appel à l’obéissance et à l’aide ainsi que son interdiction d’obéir aux officiers rebelles. Des unités d’appelés refusent d’obéir aux ordres des mutins, se soulèvent à leur tour et arrêtent les officiers putschistes en leur sein.

Mercredi 26 avril, Progressivement, les troupes ayant suivi les généraux se rendent. Les insurgés se retirent avec les parachutistes à Zeralda à 30 km d’Alger. Le commandant Denoix de Saint-Marc, qui avait le premier suivi les généraux, se constitue prisonnier. Le général Challe se rend aux autorités (il est aussitôt transféré en métropole). Le putsch a échoué, mais l’article 16 reste en vigueur pendant cinq mois pour éviter tout nouveau soulèvement.

220 officiers sont relevés de leur commandement, 114 sont traduits en justice et le groupement des commandos de l’air ainsi que les trois régiments ayant pris part au putsch sont dissous par ordre du chef de l’État ; il s’agit du 1er régiment étranger de parachutistes, du 14e régiment de chasseurs parachutistes et du 18e régiment de chasseurs parachutistes.

Environ un millier d’officiers hostiles à la politique du gouvernement ou par solidarité avec les putschistes démissionnent à cette période, soit 3 % des officiers d’active de l’armée française[

Cet échec du putsch est le dernier sursaut officiel (l’organisation française politico-militaire l’OAS aura une action clandestine) des partisans de l’Algérie française, les accords d’Évian étant signés moins d’un an plus tard. Il assoit la réputation de légalisme de l’armée française qui est restée majoritairement fidèle aux institutions.

Au niveau institutionnel, de Gaulle prend 25 décisions majeures grâce aux pleins pouvoirs conférés par l’article 16 de la Constitution de la Cinquième République française. À plus long terme, ce putsch et les attentats dont de Gaulle est l’objet lui donnent des arguments en faveur de la réforme institutionnelle sur l’élection du président de la République au suffrage universel

Les sources historiques : Jacques Fauvet et Jean Planchais, La Fronde des généraux, Arthaud, 1961 (OCLC 3182530)

Pierre Abramovici, Le Putsch des généraux. De Gaulle contre l’Armée. 1958-1961, Fayard, 2011 (ISBN 2213636273 et 978-2213636276)

clip_image003 Coup d’État du 13 mai 1958

Pierre Lagaillarde, né le 15 mai 1931 à Courbevoie (France) et mort le 17 août 2014 à Auch (Gers), est un ancien avocat et député (sans étiquette) du département d’Alger, activiste nationaliste et anti-indépendantiste partisan de l’Algérie française pendant la guerre d’Algérie (1954-1962).

Il est l’instigateur d’insurrections révolutionnaires à Alger que sont d’une part le coup du 13 mai 1958 qui aboutit à la chute de la IVe République et d’autre part la semaine des barricades, avec Guy Forzy, en janvier 1960 qui conduit à son arrestation. Remis en liberté avant son procès, il se réfugie en Espagne. Il est le cofondateur, avec Jean-Jacques Susini, de l’OAS en exil clandestin à Madrid en décembre de la même année.

Condamné par contumace pour rébellion contre l’État à la suite de l’affaire des barricades, il s’installe à Alicante. À l’époque s’y est établie une importante communauté de Pieds-Noirs exilés, par suite aux vagues de rapatriements des Français d’Algérie correspondant aux accords de cessez-le-feu et à l’imminence de l’indépendance algérienne entre mars et juillet 1962. Lagaillarde bénéficie de la loi d’amnistie générale en 1968 et revient alors en France.

Sources :

On a triché avec l’Honneur : Texte intégral de l’interrogatoire et de la plaidoirie des audiences du 15 et 16 novembre 1960, par Pierre Lagaillarde (auteur) & Jean Gallot (préface), Éditions de la Table ronde, 1961

Demande tendant à la déchéance de plein droit de Monsieur Pierre LAGAILLARDE de sa qualité de membre de l’Assemblée nationale

Anne Dulphy, Les exilés français en Espagne depuis la Seconde Guerre mondiale : des vaincus de la Libération aux combattants d’Algérie française 1944-1970