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Macron, Philippe et Le Maire à la cour des miracles…


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La cour des miracles…

Lors des campagnes électorales, tous les postulants ne tarissent pas en promesses, c’est à qui mieux-mieux. Vous demandez la lune et pourquoi pas le paradis, ils vous les promettront. De toute façon les promesses n’engagent que ceux qui y croient, donc, nous sommes servis.

Les quinquennats se suivent. La campagne électorale achevée, certaines promesses deviennent fragiles. Certains renoncements semblent sur le point de se répéter, en particulier dans le domaine budgétaire et fiscal.

En 2012, François Hollande fraîchement élu à l’Elysée avait promis d’abaisser le déficit public sous les 3% du PIB dès 2013. Las, ayant reconnu fin 2013 son erreur d’appréciation sur la situation économique de la France après la crise de 2008-2009, le précédent président de la République n’a jamais réussi à réaliser sa promesse, multipliant les demandes de report – il y en aura trois – auprès de Bruxelles, implorant son indulgence. Dévoilé la semaine dernière, l’audit de la Cour des comptes sur les finances publiques tricolores témoigne des errements de l’exécutif entre 2011 et 2016.

A peine élu, Emmanuel Macron est-il en passe de faire la même erreur ? Lors de la campagne présidentielle, le fondateur d’En marche s’était également posé en héraut de l’orthodoxie budgétaire. On allait voir ce que l’on allait voir. Avec lui au pouvoir, la France retrouverait le chemin de la raison budgétaire. La France étant à ses yeux au pied du mur dans le domaine budgétaire, le redressement des finances publiques était la condition sine qua non pour qu’elle puisse à nouveau parler d’égale à égale avec l’Allemagne et être à nouveau crédible dans les instances européennes. Assainir les comptes publics est une tâche immense. Edouard Philippe a rappelé l’état particulièrement dégradé des finances publiques. « La France est dans les cordes et aucune esquive ne la sauvera« , appelant l’Etat à réduire ses dépenses, notamment en abandonnant certaines de ses missions pour les confier à d’autres. Résultat, l’imminence des réformes fiscales promises lors de la campagne n’est plus si claire et certaines risquent d’être remises à plus tard. Vendredi, en marge d’un déplacement à New York, à la veille du séminaire gouvernemental, Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie avait pris les devants « Toutes les propositions faites par le président de la République pendant sa campagne seront respectées, ensuite il faut les inscrire dans un calendrier. »

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