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FN et PS, les deux partis frères ?


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Si le FN semble indissociable de Jean-Marie Le Pen, voire de la famille Le Pen, celui-ci n’en est pas l’inspirateur. À la fin des années 1960, l’extrême droite subit les divisions et les échecs (Vichy, poujadisme, Algérie française). Un groupe se distingue : « Ordre nouveau », fondé après l’interdiction d’« Occident » en 1968. Alain Robert, son dirigeant, demande à Jean-Marie Le Pen de participer au projet d’un « Front national pour l’unité française ».

1983 est un tournant : Jean-Marie Le Pen est invité à l’émission « L’Heure de Vérité ». Dans un climat de radicalisation des droites, de jeunes cadres du RPR et de l’UDF, autour des hauts fonctionnaires Bruno Mégret, Yvan Blot et Jean-Yves Le Gallou, basculent vers le FN, qui offre des possibilités de carrières fulgurantes. Les années 1986-1988 voient une double rupture. Alors que la droite revient au pouvoir, le FN choisit de ne pas s’y associer, provoquant le départ des plus modérés du parti. En 1987, la déclaration de Jean-Marie Le Pen qualifiant les chambres à gaz de « point de détail » de la Seconde Guerre mondiale fait du dirigeant, puis du FN tout entier, un acteur infréquentable du champ politique. De 2008 à 2010, le FN connaît une crise méconnue, mais fondamentale, dans le cadre de la lutte pour le pouvoir entre les deux vice-présidents nommés en 2007, Bruno Gollnisch et Marine Le Pen. La victoire de la fille du dirigeant pour la présidence du parti en 2011 marque une nouvelle étape, avec le départ de plusieurs cadres historiques. La méthode de Marine Le Pen n’est d’ailleurs pas sans rappeler certains souhaits stratégiques des mégrétistes vingt ans plus tôt.

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Pour éliminer la Droite Républicaine, tout comme l’a fait Mitterrand sur les considérations de Bérégovoy, la gauche actuelle n’a pas d’autre solution que de pousser le FN et Marine Le Pen sur le devant de la scène (peu importe le candidat qui représente la gauche) afin de tenter de faire barrage au parti de « Les Républicains » en espérant que la droite rendra la monnaie de la déroute de Lionel Jospin d’avril 2002, ou les socialistes avaient voté en masse pour Chirac au second tour.

Juste un détail : pour quelle raison la droite rendrai-t-elle la monnaie de 2002 alors que les attaques fusent contre cette même droite et que c’est cette gauche ou pseudo gauche qui est à la manœuvre, aidée en cela par la presse complice et bien qu’elle s’en défende ?

De leur côté, une partie des élites de gauche auraient-elles vu dans le FN un outil de division des droites ? Une terrible phrase de Pierre Bérégovoy indique que cette idée a au moins existé, quand le parti commençait son envol : « On a tout intérêt à pousser le Front national, il rend la droite inéligible. Plus il est fort, plus nous sommes imbattables. C’est la chance historique des socialistes »

CBV

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