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François Fillon “Je met en cause le Président de la République


Le terme de cabinet noir peut paraitre caricatural, mais pourtant cela a existé et existe toujours

François Fillon, le candidat de la droite est vertement condamné par François Hollande et son entourage. Même s’il a pu être démontré, dans le passé, que le président était susceptible d’instrumentaliser médiatiquement certaines affaires.

En accusant François Hollande de piloter un « cabinet noir » destiné à déstabiliser la droite, François Fillon a (de nouveau) déclenché une tornade médiatique. Avant même que ne s’achève son intervention sur le plateau de France 2 jeudi soir, le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle a suscité l’indignation du chef de l’Etat et de son entourage. Ce vendredi, ce sont les auteurs du livre cité par Fillon qui assurent qu’ils n’ont jamais écrit que « toutes les écoutes judiciaires qui l’intéressent » remonte à Hollande.

Pour autant, le livre reconnaît: « Le retour aux affaires des chiraquiens nourrit bien évidemment le soupçon Sarkozyste de l’existence d’un cabinet noir. Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle comme il n’est pas possible de prouver le contraire. »

Quant au président de la République, lorsque Jacques Vendroux lui demande, au micro de France Bleu, s’il existe un « cabinet noir », sa réponse est pour le moins sibylline: « Il y a un cabinet, heureusement, qui travaille, mais nous n’avons pas à nous mêler des affaires », déclare-t-il.

Stéphanie Marteau, journaliste indépendante, a eu l’occasion, via son récent ouvrage « L’Elysée off » d’enquêter sur les rouages informels de l’Elysée et la manière dont certaines informations sensibles peuvent remonter directement au chef de l’Etat. « Sous François Hollande, la présidence de la République ne s’est pas immiscée dans les affaires judiciaires touchant de près ou de loin ses adversaires. Mais elle les a instrumentalisées médiatiquement. »

Pour illustrer son propos, la journaliste se réfère à son livre, coécrit avec Aziz Zemouri du Point, et qui met en lumière les « canaux d’information efficaces et discrets » dont dispose l’Elysée pour avoir connaissance du contenu de certains dossiers. Notamment via des relais de confiance travaillant au ministère de la Justice.

Le Code de procédure pénale n’empêche en rien la place Vendôme d’être tenue au courant des affaires que traitent les procureurs généraux. En la matière, le patron de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), officiellement chapeauté par le garde des Sceaux, est un interlocuteur privilégié. Or, il se trouve que Robert Gelli, nommé à la tête de la DACG en septembre 2014, est un proche de Jean-Pierre Jouyet, actuel secrétaire général de l’Elysée et intime de François Hollande. À ce titre, il peut user, comme le raconte l’ouvrage, de son « entregent » pour faire remonter toutes les informations « utiles » pour l’Elysée.

Mais où est la limite? « Normalement, les procureurs doivent donner une sorte de résumé des dossiers en cours à la DACG », explique Stéphanie Marteau. « Ça relève de l’informel. Ce qui est proscrit par le Code, c’est de fournir des pièces des dossiers en question qui, en théorie, ne doivent en aucun cas fuiter dans la presse », ajoute-t-elle.

Pourtant, une anecdote de L’Elysée off met à mal ce prétendu cloisonnement: un échange téléphonique datant du 26 février 2014 entre le secrétaire général de l’Elysée, Pierre-René Lemas, et un membre du cabinet de Christiane Taubira, alors garde des Sceaux. Il y est question de l’information judiciaire ouverte pour « trafic d’influence » contre Nicolas Sarkozy, soupçonné d’avoir sollicité un juge (Gilbert Azibert) pour qu’il influe sur une décision de justice. Il se trouve que ce cabinet, à l’époque, était dirigé par une « hollandaise » pur sucre dont le mari, Bernard Rullier, est l’ami et le conseiller parlementaire du président.

Le 7 mars 2014, soit neuf jours plus tard, l’information est révélée par Le Monde. Impossible, évidemment, de prouver que la « fuite » provient du Château. En revanche, il est raconté dans le livre-enquête que, dans le cadre de l’affaire Cahuzac, le cabinet du ministère de la Justice a exercé -à l’insu de Christiane Taubira, comme l’a rapporté L’Opinion- une « pression » sur les collaborateurs du procureur général de Paris afin qu’ils communiquent des procès-verbaux.

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Je mets en cause le président de la République

Le livre « Bienvenue Place Beauvau« , rédigé notamment par des journalistes du Canard Enchaîné, met gravement en cause la présidence de la République de François Hollande.

Voici notamment un extrait de ce livre :

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Au regard des allégations de ce livre qui relèvent d’un véritable scandale d’Etat, François Fillon met en cause le président de la République et demande l’ouverture d’une enquête judiciaire :

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Voir l’intégralité de l’Emission Politique

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