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Les affaires qui entachent le FN et Marine Le Pen


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Soupçon de détournement présumé d’argent public au FN

Au Front National les critiques vont bon train à l’encontre de l’Union Européenne, et pourtant au FN on vit grassement et confortablement avec l’argent de cette Europe. (C’est surtout l’argent du contribuable)

Marine Le Pen depuis quelques semaines, avec le Front national est rattrapé par les affaires. En tout, cinq enquêtes judiciaires ont été ouvertes en France sur la patronne du FN, son mouvement ou ses proches : soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, financement opaque du parti, détournement présumé d’argent public… A quoi sert l’Union européenne pour le Front national ? Comment le parti anti-européen de Marine Le Pen utilise-t-il l’argent que Bruxelles alloue à ses députés européens ? Qui sont les personnages clés qui gèrent les flux financiers, et avec quel degré de transparence ? Au cœur de l’appareil, un trio d' »amis de trente ans » Dans l’entourage de Marine Le Pen, quelques personnalités discrètes mais omniprésentes, idéologiquement à l’opposé de la stratégie de dédiabolisation affichée par la présidente, seraient directement impliquées. « Envoyé spécial » s’est lancé sur la piste de ces « hommes de l’ombre ». Au cœur de l’appareil, un trio d' »amis de trente ans » issus du GUD (Groupe union défense), célèbre pour sa violence dans les années 80-90 : l’expert-comptable Nicolas Crochet (l’homme qui vérifie les comptes de campagne), Axel Loustau (le trésorier du microparti Jeanne), Frédéric Chatillon (un pilier de la communication du FN). Le clan exercerait une véritable emprise sur Marine Le Pen, s’adonnerait en privé aux blagues antisémites et saluts nazis… et tiendrait les cordons de la bourse du parti. Tous trois sont mis en examen. Contactés pour cette enquête, ni Frédéric Chatillon, ni Axel Loustau, ni l’expert-comptable Nicolas Crochet, ni leurs avocats n’ont répondu à nos questions. Une enquête de Perrine Bonnet, Elise Le Guevel, Pierre Monégier, en collaboration avec Marianne et Mediapart, diffusée dans « Envoyé spécial », le 16 mars 2017.

Frédéric Chatillon Militantisme à l’extrême droite radicale

Frédéric Chatillon est un ancien cadre du GUD, un groupe d’extrême droite dont il est le principal animateur parisien durant les années 1990 (c’est à cette époque qu’il rencontre Marine Le Pen à Assas) Denis Le Moal, « ex-gudard » devenu chef d’entreprise, dresse un portrait idéologique de l’intéressé qui cultive, selon lui, « aujourd’hui comme hier une haine maladive des Juifs ». D’après Denis Le Moal, « il ne s’agit aucunement d’erreurs de jeunesse » : ses « engagements de jeunesse » et ses « rapports avec les milieux néonazis français ou européens ne se sont jamais démentis », l’attestation versée au dossier se termine par ces mots : « Le seul élément contestable, dans l’emploi du qualificatif néonazi, concernant Chatillon, est l’emploi abusif « néo ». »

En 2011, à la suite d’un signalement de TRACFIN, Chatillon et Riwal font l’objet d’une enquête, qui est close par le parquet en avril 2012 sans donner lieu à des poursuites judiciaires. En 2012, Riwal assure la publication des tracts du FN lors de la campagne présidentielle. La société fabrique également les kits de campagne proposés par le micro-parti Jeanne aux candidats FN pour les cantonales de 2011. Lancé par des proches de Marine Le Pen fin 2010, Jeanne est présidée par Florence Lagarde mariée avec Jildaz Mahé O’Chinal, cofondateur d’Égalité et Réconciliation et bras droit de Chatillon à Riwal. Un autre « gudard », Axel Loustau, est le trésorier du micro-parti.

Axel Loustau « Soupçons de surfacturation »
Axel Loustau est mis en examen pour escroqueries durant les législatives de 2012, a précisé à l’AFP une source judiciaire. Lui aussi ancien du GUD et proche de Frédéric Chatillon, il est le trésorier de Jeanne depuis mars 2012. Or, selon des documents consultés par l’AFP, il a également été, au moins jusqu’en octobre 2013, l’un des actionnaires de Riwal.
L’enquête porte sur le rôle joué par Jeanne et Riwal lors des campagnes, notamment celles des législatives de 2012. Lors de ces élections, Jeanne prêtait de l’argent à un taux d’intérêt de 6/7% aux candidats FN pour faire campagne. Dans le même temps, elle leur vendait des kits de campagne (photo, tracts, etc.) fabriqués par Riwal à environ 16.000 euros pièce.
Les enquêteurs cherchent à déterminer si ce système a pu permettre des surfacturations au préjudice final de l’État, qui rembourse les frais de campagne.[

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