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Coup de feu pendant le discours de François Hollande lors de l’inauguration de la LGV entre Tours et Paris


Coup de feu pendant le discours de François Hollande lors de l’inauguration de la LGV entre Tours et Paris

En plein milieu du discours de François Hollande à l’occasion de l’inauguration de la Ligne Grande Vitesse entre Tours et Paris, un coup de feu retentit. « J’espère qu’il n’y a rien de grave? », s’interroge aussitôt le chef de l’État, alors que le silence plonge la salle dans l’inquiétude pendant plusieurs secondes. Après une longue hésitation, François Hollande déclare : « Je ne pense pas ». Et il poursuit son discours.

Un tir accidentel ?

Le tir a pourtant légèrement blessé à la jambe deux personnes : un ouvrier et un serveur qui se trouvait dans une salle attenante. Un tireur d’élite de la gendarmerie a fait feu involontairement depuis un toit : une erreur de manipulation en changeant de position. À l’issue de son discours, François Hollande est allé au chevet des deux blessés…

Nous voulons bien croire à la thèse de l’accident, mais, pourquoi Le Président Hollande n’a-t-il pas été évacué, comme cela aurait du se faire et se fait partout ailleurs ? Vraiment curieux que le Président se soit senti en sécurité, alors que le principe de précaution aurait du être appliqué ? Vraiment curieuse la réaction de François Hollande…

Certes je n’irai pas jusqu’à faire un rapprochement mais…

Qui se souvient de l’épisode : « Mitterrand et le faux  Attentat de l’Observatoire »

clip_image002 Archives du SENAT

L’attentat de l’Observatoire est un attentat simulé mené contre François Mitterrand dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris, dans l’avenue de l’Observatoire, près du jardin du même nom. Vers minuit trente, la Peugeot 403 du sénateur de la Nièvre, ancien ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès France, fut criblée de sept balles. Les soupçons des enquêteurs s’orientent d’abord vers les partisans de l’Algérie française.

S’ensuit une controverse politique et judiciaire, appelée l’affaire de l’Observatoire, François Mitterrand étant accusé d’avoir lui-même commandité l’attentat dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique. L’ancien député gaulliste puis poujadiste Robert Pesquet s’est présenté six jours après l’attentat comme son complice, présentant des preuves de ses rencontres préalables avec Mitterrand. Ce dernier finira par admettre avoir rencontré Pesquet avant l’attentat. Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité par ce moyen, et aurait planifié l’opération en détail.

Des années après, Pesquet déclare avoir été le cerveau à l’origine de la divulgation du faux attentat, et qu’il s’agissait donc dès le départ d’une manipulation destinée à discréditer Mitterrand. Pesquet a avancé plus tard encore des affirmations difficilement vérifiables, qui contribuent à entretenir un certain mystère autour de l’affaire : notamment qu’un attentat simple avait d’abord été envisagé par l’extrême droite, ou encore que c’est à l’instigation d’autres personnes à droite qu’il avait approché Mitterrand.

Le général de Gaulle est arrivé au pouvoir en mai 1958, à la faveur des événements d’Algérie. Le 16 septembre 1959, il prononce une allocution dans laquelle il annonce l’autodétermination pour les Algériens. Ceux-ci pourront choisir entre la sécession, la francisation ou l’association avec la France. Dans les jours qui suivent, une rumeur prend naissance : un complot serait en préparation contre de Gaulle et son régime. On annonce des manifestations et des attentats en métropole, orchestrés par les Européens d’Algérie. L’armée sera appelée pour rétablir l’ordre et prendra le pouvoir, renvoyant le général à Colombey. Le débat parlementaire qui débute le 13 octobre est empreint d’une grande tension au sein de la majorité.

Le 15 octobre, le député UNR Lucien Neuwirth fait une déclaration alarmiste selon laquelle « des commandos de tueurs ont franchi la frontière espagnole- Les personnalités à abattre sont désignées. » Des perquisitions menées par la police dans les milieux d’extrême droite semblent confirmer cet avertissement. Les principaux responsables politiques sont placés sous protection policière.

Dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959, après avoir dîné à la brasserie Lipp avec Georges Dayan, François Mitterrand, ancien ministre de la IVe République, sénateur de la Nièvre, décide de rentrer chez lui, rue Guynemer, vers minuit trente. François Mitterrand, selon sa version, suspecte une petite automobile grise, feux éteints, de le suivre. Voulant vérifier son soupçon, il modifie son parcours et accélère mais il est pris en chasse par ses poursuivants. Voulant mettre fin à cette course poursuite, il arrête brusquement sa 403 bleue au niveau de l’avenue de l’Observatoire pour se garer et sortir. Il n’a que le temps d’ouvrir sa portière et sauter une grille du jardin de l’Observatoire pour se cacher derrière une haie de troènes : de la fenêtre arrière gauche de la voiture grise, sort un pistolet-mitrailleur qui tire une rafale dont sept balles de 9 mm criblent la portière avant droite de la Peugeot. Le lendemain de l’affaire, les journaux relatent l’histoire en faisant l’éloge de Mitterrand, qui n’aurait dû son salut qu’à sa rapidité de réaction. Alors qu’il était en perte de vitesse et marginalisé même au sein de son parti, il redevient le leader de la lutte contre l’extrême droite.

La Ve République a quelques mois d’existence et la guerre d’Algérie est à son comble. On pense trouver les coupables parmi les partisans de l’Algérie française. La police enquête, sur la base de la plainte et du témoignage de François Mitterrand. Une semaine plus tard, le 21 octobre, le journal Rivarol publie un témoignage de Robert Pesquet, ancien résistant, ancien député poujadiste, proche de l’extrême droite, qui déclare qu’il est l’auteur de ce qui serait un faux attentat, et qui aurait été commandité par François Mitterrand en personne, dans le but de regagner les faveurs de l’opinion publique au détriment de Mendès France et de provoquer des perquisitions dans les milieux d’extrême droite. Pourtant, Pierre Mendès France lui-même défend son ancien ministre de l’Intérieur (François Mitterrand), victime d’« imputations invraisemblables et monstrueuses».

Le 8 décembre, la justice inculpe Robert Pesquet et deux comparses (le tireur Abel Dahuron et André Pequignot qui a fourni la mitraillette) pour détention d’armes, François Mitterrand (après la levée de son immunité parlementaire le 25 novembre 1959, car il est sénateur) pour « outrage à magistrat », pour avoir caché à la justice ses rencontres avec Robert Pesquet et à la suite de la nouvelle version qu’il donne au juge d’instruction André Braunschweig : Pesquet, devant participer directement à l’attentat, lui aurait suggéré un attentat manqué.

Sept ans plus tard, la loi d’amnistie initiée par le gouvernement de Georges Pompidou en 1966 permet de clore les poursuites. La justice conclut également la plainte initiale de François Mitterrand par un non-lieu le 8 août 1966. Après avoir perdu en appel, il se pourvoit en cassation, puis se désiste, la Justice le condamnant simplement aux frais et dépens. Pesquet et Dahuron obtiennent un non-lieu pour la tentative d’attentat, la justice laissant sous-entendre que l’attentat était simulé avec la complicité du sénateur.

L’amnistie se déroule dans un climat tendu entre François Mitterrand et plusieurs de ses adversaires à droite, notamment Michel Debré, ancien Premier ministre. Persuadé que celui-ci est derrière l’affaire, le jour du vote de sa levée d’immunité, François Mitterrand tente un coup de bluff et menace de rendre publics des documents qui, selon lui, impliqueraient Michel Debré dans l’attentat au bazooka contre le général Salan en 1957, alors que Mitterrand était cette même année Ministre de l’Intérieur et avait refusé la demande de levée de l’immunité parlementaire.

Pour de nombreux observateurs politiques, cette haine réciproque et ces affaires sont la raison pour laquelle les gaullistes n’ont finalement pas souhaité exploiter cette affaire — qui a considérablement affaibli François Mitterrand jusqu’en 1964 au moins — pendant l’élection de 1965. Le gaulliste Pierre Lefranc écrit pour sa part que c’est la répulsion de De Gaulle pour les attaques ad hominem, manquant de grandeur, qui explique la non-exploitation de l’affaire au détriment de Mitterrand.

Robert Pesquet lui-même a exposé ensuite plusieurs versions, parfois contradictoires. En 1965, il prétend ainsi que l’attentat a été commandité par l’extrême droite, plus particulièrement par Tixier-Vignancour et son directeur de campagne Jean-Marie Le Pen. Mitterrand, d’après certains historiens, persistera à se croire victime d’un complot mené par l’extrême droite ou les gaullistes

Pesquet a donné pas moins de trois versions différentes des faits. En 1965, il présente l’attentat comme son idée, qu’il aurait proposée à Mitterrand, lequel aurait été enthousiasmé à l’idée de se faire de la publicité par ce moyen, et aurait planifié l’opération en détail.

En 1995, tout en maintenant cette version, il ajoute dans son livre Mon vrai-faux attentat contre Mitterrand – L’Observatoire : enfin la vérité la manipulation gaulliste de l’idée de l’attentat, dont il ne serait plus l’inventeur : c’est à la demande de Michel Debré qu’il aurait approché Mitterrand, a priori pour discréditer celui qui venait d’abandonner l’idée de l’Algérie française, mais a posteriori pour donner à Debré un moyen de pression similaire à celui que Mitterrand aurait eu sur le ministre.

Enfin, dans un entretien diffusé en 2005, il se présente à nouveau comme l’« inventeur » de l’attentat, toujours destiné à discréditer Mitterrand pour l’abandon de la cause algérienne, mais que l’attentat avait été réellement envisagé, par l’extrême droite cette fois-ci.

Ces différentes versions ne se rejoignent que par un point : Mitterrand aurait été pleinement au courant de la préparation de l’attentat, et il aurait encouragé son déroulement afin de se faire de la publicité. Toutefois, les nombreuses affirmations de Pesquet, qui varieraient trop au fil des années, ont poussé certains spécialistes à le décrire comme un « mythomane affabulateur ».

En 1995, en exil en Suisse, Robert Pesquet, principal protagoniste de l’affaire, décrit dans un livre sa version des faits : il dit avoir piégé Mitterrand à la demande de Michel Debré, à qui il était redevable (ce dernier l’avait aidé à se faire élire député gaulliste). Le but de la manœuvre étant de discréditer Mitterrand qui venait d’abandonner la cause de l’Algérie française, dont il avait été un fervent partisan en tant que ministre de l’Intérieur puis de la Justice. Mitterrand étant tombé dans le piège en participant activement à la préparation du faux attentat, Pesquet voulut en finir avec cet ennemi politique.

Mais, dit-il, les gaullistes lui demandèrent de quitter la France. Il réalisa un peu tard que la cause de l’Algérie n’était pas le souci de Michel Debré, sa motivation était en fait de monter un dossier accablant contre Mitterrand, qu’il pourrait utiliser au cas où ce dernier aurait dévoilé des preuves de l’implication de Debré dans l’attentat dit « du Bazooka ».

Voulant mener l’affaire à son terme et refusant de quitter la France, Pesquet raconte avoir été victime de nombreuses mesures de rétorsion, qui l’obligèrent à passer des années en exil.

Il y raconte avoir fini dans la misère et avoir même accepté de l’argent d’envoyés de Mitterrand pour signer une lettre exonérant ce dernier de toute responsabilité dans l’attentat.

Après la mort de François Mitterrand et de plusieurs autres protagonistes, Robert Pesquet fournit une explication, accréditée comme plausible par plusieurs proches de François Mitterrand.

Robert Pesquet explique ainsi, notamment dans un entretien inclus dans un documentaire télévisé de Joël Calmettes diffusé le 16 décembre 2005 sur la chaîne France 3, qu’il fut le seul instigateur de ce coup d’éclat destiné à éveiller l’opinion française sur la question algérienne et à discréditer Mitterrand qui avait cessé de soutenir l’Algérie française après la démission du gouvernement Mollet en 1957. Il décrit l’enthousiasme de Mitterrand pour une manipulation, qui, croit-il, va lui faire regagner les faveurs du public.

Il explique ainsi avoir dans un premier temps rencontré François Mitterrand à deux reprises pour lui faire part des intentions d’un groupe d’extrême droite (ce qui sera confirmé par Roland Dumas), dont Pesquet se disait proche, de commettre un attentat sur sa personne. Il profitait ainsi du climat en France tendu sur l’affaire algérienne qui faisait dans la même semaine la une des journaux avec l’annonce d’un « groupe de tueurs qui serait rentré en France », et l’assassinat d’un homme politique français en Algérie. Ce faisant, Robert Pesquet mit en garde François Mitterrand contre la révélation à la police de ce complot, affirmant craindre alors pour sa vie. Indiquant à François Mitterrand une soirée possible où l’attentat pourrait avoir lieu, il aurait recueilli alors des informations sur son itinéraire. Il décrit dans son livre la participation de Mitterrand à l’organisation du faux attentat :

« Nous en vînmes à notre projet : Mitterrand m’expliqua en détail la manière dont il le concevait.
– Jeudi soir, je dînerai chez Lipp avec Dayan. Vous vous présenterez à la porte un peu après minuit. Je sortirai aussitôt, monterai seul dans ma voiture, une 403 bleu nuit, immatriculée 9 ET 75. Vous me suivrez. Vous aurez quelqu’un avec vous ?
– Mon jardinier. C’est lui qui fera le carton.
– Qu’est-ce que vous avez, comme arme ?
– Une Sten.
– Méfiez-vous. On dit que ces engins ne sont pas fiables du tout.
– Je sais. Mais j’ai amplement eu, pendant la guerre, l’occasion de me familiariser avec leur fonctionnement… »

Il écrivit ensuite, quelques heures avant l’« attentat », deux lettres qu’il s’adressait à lui-même dans laquelle il affirmait que François Mitterrand lui-même avait convenu avec lui de mettre en scène un faux attentat et qu’il fit ouvrir par un huissier de justice.

Constantin Melnik, conseiller de Michel Debré chargé des services secrets entre 1959 et 1962, a également souligné que Mitterrand n’avait plus aucune confiance dans les services de police français et que cette méfiance n’était pas, selon lui, dénuée de fondement.

L’entretien de Robert Pesquet corrobore certains commentaires développés par Franz-Olivier Giesbert, qui considèrent notamment que la principale erreur de François Mitterrand est de ne pas avoir cru vraiment Robert Pesquet, sauf au dernier moment ; Franz-Olivier Giesbert note que le sénateur de la Nièvre n’a pas prévenu la police, ce qui lui aurait certainement évité tout ennui. D’autres pensent que l’attentat n’aurait jamais eu ce retentissement si Mitterrand avait porté plainte auprès de la police, mais qu’il n’avait pas assez confiance en celle-ci.

En 2015, un documentaire télévisé réalisé par François Pomès, et faisant notamment intervenir Georgette Elgey, Roland Dumas, Claude Estier, et Louis Mermaz, accrédite la thèse d’une manipulation orchestrée par Jean-Louis Tixier-Vignancour, avocat d’extrême droite, et Constantin Melnik, dont la participation reste floue. Robert Pesquet n’aurait été que le moyen pour réaliser ce complot.

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