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Une enquête ouverte sur l’affaire des assistants du Front national au Parlement européen


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Vingt assistants parlementaires sont soupçonnés d’avoir travaillé pour le Front National en France mais en étant rémunérés par le Parlement européen.

Le parti frontiste dénonce des «manœuvres politiques» à l’approche de l’élection présidentielle, alors que ce même parti se réjouissait des déboires de Sarkozy… Dès qu’il s’agit du FN, ses partisans inconditionnels crient au complot … C’est pathétique.

(Moralité, ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas que l’on vous fit… (fasse)

Le parquet de Paris a confié à des juges d’instruction du pôle financier l’enquête sur les soupçons de salaires indûment versés à des assistants parlementaires d’élus du Front national au Parlement européen, selon une source judiciaire. L’information judiciaire a été ouverte le 15 décembre pour abus de confiance et recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

À l’origine de cette enquête, la découverte par le Parlement européen en mars 2015 d’un doublon au sein de l’organigramme du parti frontiste: vingt assistants parlementaires sont à l’époque soupçonnés de travailler pour le parti au frais du Parlement. «On ne peut pas être payé par le Parlement européen et travailler pour un parti», avait assuré le président du Parlement, le socialiste Martin Schulz. Ce dernier avait saisi l’Office européen de la lutte antifraude (Olaf) pour enquêter sur un préjudice pouvant atteindre les 7,5 millions d’euros. À l’époque, au moins cinq assistants travaillaient en France pour Marine Le Pen et trois pour son père, notamment en tant que conseillers spéciaux.

l’Olaf avait lancé plusieurs procédures en différé. En juin 2016, 380.000 euros sont réclamés à Bruno Gollnisch et 320.000 euros à Jean-Marie Le Pen, tous deux eurodéputés. En octobre 2016, c’est au tour de la présidente du FN d’être visée: l’Office exige de récupérer 339.946 euros, notamment pour le salaire de l’assistante Catherine Griset. Cette dernière cumulait jusqu’au début de l’année passée le poste d’assistance parlementaire et cheffe de cabinet de Marine Le Pen. Or la législation européenne précise bien qu’un assistant parlementaire ne peut exercer aucune autre profession en parallèle. Marine Le Pen avait alors déposé un recours.

En parallèle, Strasbourg avait demandé à Paris d’enclencher l’ouverture d’une information judiciaire, afin de déterminer si ces malversations pouvaient s’assimiler en droit français à un financement illicite de parti politique. Les policiers de l’Office anticorruption de la PJ (Oclciff) avaient perquisitionné en février 2016 le siège du FN à Nanterre, la propriété familiale de Jean-Marie Le Pen à Saint-Cloud et le bureau de son secrétaire particulier, Gérald Gérin. L’information judiciaire a été ouverte le 15 décembre.

CBV

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