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Supplique : Valls et Cambadélis, chantent à Macron


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CBV…

« Reviens veux tu… ton absence a brisé notre belle unité ! » « Viens, viens, c´est une prière…Viens, viens pas pour nous, mais pour le PS… Viens, viens, que tout recommence…Viens, viens, sans toi l´existence du PS bat de l’aile. »


Au lieu d’interpeller Macron et Mélenchon, Manuel Valls et les socialistes devraient d’abord se poser la seule question qui importe: mais pourquoi ne se trouve-t-il aujourd’hui que 10 à 12% de Français qui se disent prêts à voter pour candidat socialiste au premier tour de l’élection présidentielle?

Le Premier secrétaire du PS (Cambadélis) s’est encore fendu d’une lettre suppliant Emmanuel Macron de venir jouer à la Primaire de la BAP. Idem pour Mélenchon.

Manuel Valls ressemble à ces amoureux éconduits qui ne se résignent pas à faire le deuil d’une histoire. Et Jean-Christophe Cambadélis avec lui. Et le Parti socialiste avec eux. L’obstination dans l’assiduité intempestive finit par métamorphoser l’amoureux transi en ridicule, la tragédie de l’abandon en comédie de la fuite en avant, et Valls est atteint d’un syndrome Jospin par procuration. Au fond, son argumentaire ressemble à celui qui fut déployé par l’ancien Premier ministre, sorti sans gloire du premier tour de la présidentielle 2002, faute d’avoir pu convaincre le peuple de gauche qu’il était le bon candidat. La faute à la division des forces de gauche au premier tour, tel fut et est encore la chanson entonnée par la Jospinie en déroute. La faute de Chevènement. La faute de Mamère. La faute de Taubira. 5+5+2 qui ont fait 12% qui manquaient à Lionel. Pour les socialistes, l’élection présidentielle est une sorte de méta-élection législative. Ils n’ont jamais compris l’ontologie qui préside à l’élection du premier d’entre les Français au suffrage universel direct et continuent de penser d’abord agrégation figée de blocs partisans avant de penser dynamique et peuple. Voilà bien ce qui sépare Jospin, et Valls, de Mitterrand, et que Macron et Mélenchon, eux, ont compris. On en revient toujours là.

Face à l’élection qui vient, Manuel Valls reprend le grand air de la Jospinie défunte de 2002, sauf que, signe de faiblesse, qu’il en est déjà réduit à le chanter par anticipation. Si je suis candidat vainqueur de la Primaire, et que je ne parviens pas au second tour de l’élection présidentielle, ce sera de la faute de Macron et Mélenchon. Mais en vérité, l’argument est faux. Lionel Jospin a perdu parce qu’il était un mauvais candidat, auteur d’une mauvaise campagne. Si aujourd’hui, un candidat socialiste ne paraît pas en mesure d’accéder au second tour de l’élection présidentielle, fut-il un Premier ministre sortant, la responsabilité en incombe à ces candidats socialistes et au Parti socialiste. Et à nul autre. Comme en 2002. Mélenchon et Macron ne font que tirer mécaniquement partie d’une situation dont le Parti socialiste et tous ses responsables sont les seuls auteurs.

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