Valls appelle le président tunisien "Monsieur zizi"

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Valls appelle le président tunisien « Monsieur zizi » (ceux qui connaissent la langue Arabe ont compris la réponse du Président Tunisien)

Ne vous méprenez pas, le président tunisien ne s’appelle pas « Monsieur zizi ». Et pourtant, en plein discours face à un parterre d’hommes d’affaires et de notables ce lundi soir en Tunisie, Manuel Valls a commis une erreur de prononciation qui a provoqué le rire des invités, selon le média local En Bref.

Alors qu’il parlait de sa rencontre avec le chef d’Etat Béji Caïd Essebsi, celui qui reste flou sur une candidature à la présidentielle de 2017 a écorché le nom du chef d’Etat tunisien, l’appelant malgré lui « Monsieur zizi ».

« Je viens de rencontrer le président de la République BCE, comme on dit ici Béji Caied Ezzibi », a-t-il déclaré, Ezzibi signifiant le sexe masculin en dialecte tunisien.

Loin de sa bataille au sommet avec François Hollande pour une candidature à la présidentielle, le Premier ministre a tenté de finir son discours après avoir déclenché un malaise dans la salle.

Hollande toujours aux commandes jusqu’à preuve du contraire

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Manuel Valls a laissé entendre dans un entretien au « JDD » qu’il pourrait affronter le président lors de la primaire de la gauche en janvier. De quoi accréditer la thèse d’une démission prochaine du Premier ministre. 

Le président et le Premier ministre se sont retrouvés pour leur traditionnel déjeuner du lundi qui a pris un tour exceptionnel, se prolongeant pendant deux longues heures. Arrivé avec une demi-heure d’avance sur l’horaire prévu, Manuel Valls a quitté le palais présidentiel, le visage fermé et ses dossiers sous le bras. Il est parti dans la foulée pour une visite officielle en Tunisie.

L’ambiance a été « tout à fait cordiale et studieuse », s’est senti obligé d’indiquer peu de temps après la fin du repas l’entourage de François Hollande. L’action de l’exécutif va-t-elle pouvoir se poursuivre sereinement ? « Bien entendu », a-t-on ajouté de même source. 

Un peu plus tard, en milieu d’après-midi, Matignon s’est décidé à tenter d’éteindre le début d’incendie au sommet de l’Etat. Selon les services du Premier ministre, ce dernier a assuré François Hollande de sa loyauté. « Il ne peut y avoir, notamment dans ce moment précis où la France fait face à la menace terroriste, de confrontation politique dans le cadre d’une primaire entre un président de la République et un Premier ministre », aurait ainsi fait valoir Manuel Valls au chef de l’Etat lors de leur déjeuner hebdomadaire en tête à tête à l’Elysée.

Pourtant, hors de question pour François Hollande de laisser ne serait-ce qu’un centimètre d’avance à Manuel Valls. Dans la matinée, le chef de l’Etat a intensifié le bras de fer qui l’oppose à son Premier ministre, réaffirmant, par la voix de ses soutiens, qu’il gardait bien la main pour décider s’il se lançait dans la compétition.

Jean-Christophe Cambadélis tente de positiver : « Rien d’irréparable n’a été dit » entre les deux têtes de l’exécutif et une fois que François Hollande aura pris la décision, ou non, de se lancer dans la primaire, il n’y aura qu' »un seul candidat de la majorité du Parti socialiste. »

FN + PS main dans la main

Depuis dimanche soir, la gauche et le Front national ne cessent de taper sur François Fillon.

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Jean-Marie Le Guen, Jean-Christophe Cambadélis ou encore Juliette Méadel pour la gauche n’ont cessé de cogner sur François Fillon.

Florian Philippot et David Rachline FN n’ont pas été en reste pour critiquer le nouveau candidat de la droite à la présidentielle 2017.

Des attaques un peu caricaturales parfois.

Mais si Juppé avait été élu, que n’aurions- nous pas entendu de la part de Philippot ?

En réalité, Juppé était le candidat idéal pour le Front National, pensant pouvoir bénéficier des voix du camp Fillon et du PCD (le problème c’est que « Ali Juppé » comme le surnomme les adeptes du « F Haine » a été battu à plate couture sur un score sans appel.

Ce qui est certain, Philippot, Rachline et Marine Le Pen, chassent sur les terres de la gauche pour essayer de rabattre les déçus de Hollande et de Valls, vers le FN en oubliant que les déçus de la gauche, ne sont pas tous des déserteurs comme Philippot.

CBV

Valls envisage de faire bande à part !

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Manuel Valls enfonce le clou et n’écarte pas l’idée de se lancer en solo: « Face au désarroi, au doute, à la déception, à l’idée que la gauche n’a aucune chance, je veux casser cette mécanique qui nous conduirait à la défaite, indique-t-il, précisant que la loyauté n’exclut pas la franchise. Plutôt surprenant de la part de Valls, lui qui reprochait aux frondeurs, leur déloyauté envers la président Hollande

Taubira mystérieuse

La prise de parole de Christiane Taubira samedi ne devrait pas non plus rassurer l’Elysée. Invitée par Martine Aubry à Bondy à l’occasion du « Carrefour des gauches et de l’écologie », l’ancienne Garde des Sceaux, toujours très populaire chez les socialistes, n’a pas mâché ses mots au sujet du quinquennat de François Hollande. « Des mots durs ont été prononcés sous cette législature. Des actes dérangeants ont été accomplis », a-t-elle lancé.

Suffisant pour imaginer une candidature concurrente à celle du chef de l’Etat? Là encore, Christiane Taubira, qui avait un temps évoqué sa « loyauté » à l’égard du président, s’est fendue d’une formule sibylline: « Il n’y a plus de place pour les égos, pour les fidélités dépassées. » A bon entendeur salut.

Alain Juppé, échec et mat (fin de partie)

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Alain Juppé, une carrière politique parsemée d’échecs

En quarante ans de carrière dans l’arène politique, Alain Juppé a très souvent trébuché.

Cette fois pourtant, la chute a des allures de fin de partie. Très sèchement battu par François Fillon au second tour de la primaire de la droite, dimanche 27 novembre, le maire de Bordeaux a définitivement dit adieu à son objectif «  l’Elysée ».

Les cinq échecs les plus cuisants de celui que Jacques Chirac surnommait – peut-être à tort ? – « le meilleur d’entre nous ».

Automne 1995. Premier ministre depuis le retour de la droite au pouvoir quelques mois plus tôt, Alain Juppé fait face à des grèves d’ampleur dans la fonction publique et le secteur privé. Les gens descendent par centaines de milliers dans la rue pour dire non à ce qu’on appelle « le plan Juppé ». Du jamais-vu depuis Mai-68. La paralysie du pays va durer trois semaines, jusqu’au 15 décembre. Ce jour-là, le gouvernement finit par reculer, et Alain Juppé renonce en partie à son projet, notamment sur la question centrale des retraites.

1997 : face à l’épreuve de la dissolution, et la chute vertigineuse de popularité

Alain Juppé cristallise le mécontentement de tout le pays. Jacques Chirac, alors président de la République, a bien conscience que sa majorité ne tient plus qu’à un fil. Le voilà qui décide de dissoudre l’Assemblée nationale. Lors des élections législatives organisées dans la foulée, la droite est battue. Alain Juppé quitte Matignon. « Je souhaite bonne chance à la France », lâche-t-il, conscient que son camp va pendant longtemps le tenir responsable de ce tsunami politique.

Face à l’épreuve de la justice en 2004

L’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris. Alain Juppé est condamné en première instance à une peine de dix ans d’inéligibilité. Ses avocats évoquent « une peine de mort politique ». Le Figaro n’hésite pas à comparer la décision des magistrats à « l’explosion d’une bombe thermonucléaire ».

Même si la peine est réduite à un an d’inéligibilité en appel, l’élu girondin fait un choix radical : se retirer totalement de la vie publique. Alain Juppé quitte la mairie de Bordeaux, cède son siège de député, et décide de partir pour le Canada, où il va donner des cours à l’université de Montréal. Son exil outre-Atlantique va durer un an.

Dès son retour, il émet le vœu de ne plus briguer de mandats nationaux et de se consacrer à la Ville de Bordeaux (non tenu !!!)

2007 : face à l’épreuve des urnes, il est battu pour les législatives.

En mai 2007, Nicolas Sarkozy, tout juste élu président, nomme Alain Juppé numéro deux du gouvernement, en lui accordant le titre de ministre d’Etat, en charge de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables. L’ancien Premier ministre aura la lourde tâche de mener à bien l’ambitieux « Grenelle de l’Environnement ». Mais au mois de juin, Alain Juppé, à la surprise générale, est battu aux élections législatives dans la deuxième circonscription de la Gironde, par la socialiste Michèle Delaunay. Le maire de Bordeaux est le seul des onze ministres-candidats à subir une défaite. « Juppé, décidément inéligible », ironise. Il n’a toujours pas retrouvé son mandat de député

L’ultime épreuve de la primaire (2016)

Eté 2014. Quelques semaines après avoir été réélu maire de Bordeaux, et sans tenir au courant ses fidèles, Alain Juppé prend sa plume et se déclare candidat à la primaire de la droite et du centre. Pendant deux ans, il est le grand favori des enquêtes d’opinion. Les instituts de sondage sont unanimes : largement en tête au premier tour, Alain Juppé est censé battre à plate couture Nicolas Sarkozy au second. Le 3 novembre, à moins de trois semaines du scrutin, l’institut Opinionway attribue encore à Alain Juppé 40% des intentions de vote, loin devant Nicolas Sarkozy (26%) et François Fillon (15%). L’Elysée semble enfin à sa portée.

Mais voilà, dans les tous derniers jours, François Fillon enregistre une remontée spectaculaire, et remporte haut la main le premier tour de la primaire. L’écart est tel que dans l’entourage d’Alain Juppé, certains se demandent si le second tour vaut le coup d’être disputé. D’autant qu’à l’exception de Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé et Valérie Pécresse, la plupart des ténors de la droite décident de rallier François Fillon.

Une semaine plus tard, le résultat est sans appel. Alain Juppé ne recueille qu’à peine plus de 30% des voix, et François Fillon devient le candidat de son camp pour l’élection présidentielle de 2017. Une défaite cinglante qui signe sans doute la fin de la carrière politique nationale d’Alain Juppé et un coup d’arrêt de la Chiraquie qu’il incarnait.

CBV

Libéralité politique

Que veulent dire certains journalistes en accusant le parti Les Républicains de « Libéralisme » ou « Libéral » voire « trop Libéral » pour un certain candidat ???

Définition :

(Libéral) Qui se plaît à donner. Généreux. Tolérant, large, ouvert, peu autoritaire,

Activités que pouvaient pratiquer des hommes libres, ou (Une éducation libérale).

Partisan du libéralisme, en politique, Parti libéral (au Canada, au Québec, en Italie, en Grande-Bretagne, etc.)

(Libéralisme) Au XIXe. Doctrine et système politiques de ceux qui réclamaient la liberté politique, religieuse, etc. … conformément à l’esprit des principes de 1789.

Attitude de ceux qui s’attachent en premier lieu à la défense de la démocratie politique et des libertés individuelles des citoyens.

Doctrine économique hostile à l’intervention de l’État dans la vie économique et à son contrôle sur les moyens de production.

Attitude qui respecte la liberté d’autrui en matière d’opinion, etc. …

Définition du Petit Larousse :

Libéral : Qui est partisan de la plus grande liberté individuelle dans le domaine économico-politique et hostile à l’intervention de l’Etat… Tolérant à l’égard de toute les tendances et de leurs manifestations (vu sous se conteste, Hollande quand à lui a été Hyper Libéral avec le mariage gay)

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(Nicolas Sarkozy) J’ai cru que je pouvais revenir…

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« J’ai cru que je pouvais revenir, je me suis trompé », a confié Nicolas Sarkozy…

En fait Nicolas Sarkozy a une grande part de responsabilité dans sa défaite, en n’ayant pas tenu compte des avertissements et des mises en garde. (C’est la primaire qui l’a enterré en se transformant en piège qui s’est refermé sur lui, et le fait d’avoir dit qu’il ne reviendrait pas sur le mariage gay s’ajoute à sa défaite)

CBV.

Nicolas n’a pas vu venir la première place surprise de François Fillon et s’attendait à duel contre Alain Juppé. Sa défaite ? Il s’y préparait sans vraiment y croire, mais assurait qu’il sortirait la tête haute : « Quand on est en compétition, on accepte le verdict du match, on ne remet pas en cause l’arbitre », disait-il rapporte ce dimanche 27 novembre Catherine Nay dans le Journal du Dimanche. Dimanche dernier, « à 20h, il sait les choses très mal engagées. À 20h30, il est définitivement hors jeu », rapporte la journaliste dans son récit de « La chute de la maison Sarkozy ». Pourtant, ses fidèles le voient sortir de son bureau étrangement serein, affectueux pour tous avec un mot gentil pour chacun. ‘Cette campagne était la plus joyeuse de toutes hein ? On s’est vraiment bien entendus' ». Arrivé 3e, loin derrière son ancien Premier ministre (20,8% contre 44,2% et 28,3% pour Alain Juppé), l’ex-chef de l’État a rapidement reconnu sa défaite humblement, annonçant son soutien à François Fillon. « Il est donc temps maintenant pour moi d’aborder une vie avec plus de passions privées et moins de passions publiques », a-t-il déclaré, actant son retrait de la vie politique. « Pour la première, je l’ai vu heureux », selon une amie romancière. « J’ai eu le sentiment d’un vrai soulagement », note de son côté le sénateur Pierre Charon. Soulagé ? Heureux ? Vraiment ? Le déjeuner du lundi avec son équipe est en tous cas très joyeux. « Vous voyez, je ne suis pas parti que Juppé et Filon s’écharpent déjà. Quand j’étais là, ils se tenaient bien », plaisante-il. « Il était sans amertume. On a ri en évoquant des souvenirs », témoigne son attaché de presse Véronique Waché. À un ami qui lui témoigne sa sympathie, il répond : « Quand on a fait une carrière politique, et moi cela fait quarante ans, il y a un jour où forcément ça s’arrête. Pour moi, c’était hier. J’ai cru que je pouvais revenir, je me suis trompé », rapporte Catherine Nay. « Il n’était pas abattu du tout. Ce type n’est vraiment pas fait comme les autres », confie cet ami.
Ce dimanche 27 novembre, il a voté au deuxième tour de la primaire pour François Fillon. Lundi, « il partira en voyage avec Carla et leur fille Giulia », selon Catherine Nay. Histoire de montrer qu’il tourne vraiment la page.