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François hollande et ses promesses


Florange, François hollande et ses promesses

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C’était en février 2012, François Hollande s’adressait aux salariés des Hauts Fourneaux, alors le président at-il tenu parole ? En novembre 2012, François Hollande et Lakshmi Mittal signent un accord, première promesse : l’emploi, aucun licenciement mais suppression d’emplois …

Une promesse tenue, sur les 629 employés, 206 sont partis à la retraite les autres ont été mutés ailleurs dans l’entreprise, mais les sous-traitants employés par l’usine n’ont pas été pris en compte dans l’accord.

Deuxième promesse : l’investissement, 180 millions d’euros.

La promesse est presque tenue, (20 millions seulement de la part de l’Etat) à ce jour … Arcelor Mittal a investi 156 millions d’euros en grande partie sur les autres sites du groupe.

Troisième promesse : pour les hauts fourneaux, l’accord prévoyait : « Arcelor Mittal s’engage à ne pas démonter les installations dans les six ans », cette promesse-là n’est pas tenue.

Lire aussi :

Face à la menace Alain Juppé, l’Elysée contre-attaque.

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Dans l’entourage de François Hollande, l’adversaire visé en priorité à droite a longtemps été Nicolas Sarkozy. Désormais, c’est Alain Juppé, favori des sondages pour la présidentielle, qui fait peur. Et pour tenter d’endiguer la menace, l’Elysée est en train de mettre en place un argumentaire pour mettre à mal celui qui est désormais perçu comme le premier rival de François Hollande.

Le maire de Bordeaux est en effet la cible d’une lettre émanant d’un proche du président de la République, un fidèle déjà impliqué dans la campagne de 2012, qui vise à livrer un argumentaire aux élus locaux et régionaux pour dissuader les sympathisants de gauche d’aller voter pour lui à la primaire de la droite et du centre, fin novembre. Dans ce courrier, Alain Juppé est notamment attaqué sur son passé politique:

« Il a été Premier ministre de Jacques Chirac en 1995, il a mis la France dans la rue par sa réforme brutale des retraites ». 

Mais aussi sur ses déboires judiciaires. « Lui Président, ce n’est pas la République exemplaire. (…) Il a été un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR », souligne ainsi le courrier.

Le programme d’Alain Juppé est aussi passé au crible. La lettre rappelle ainsi qu’il compte augmenter l’âge de départ à la retraire ou supprimer l’ISF. 

Dissuader les électeurs de gauche

Une attaque en règle, qui démontre que l’Elysée redoute un vote Juppé par des électeurs de gauche, lors de la primaire de la droite et du centre. « On voit bien qu’il y a une curiosité et une tentation. Le fait qu’il y ait eu près de 6 millions de téléspectateurs qui ont suivi le premier débat de la primaire montre bien que l’intérêt pour cette primaire va très au-delà de la droite », fait remarquer au micro de BFMTV Jérôme Sainte-Marie, politologue et président de l’institut Polling Vox.

Parmi les électeurs se disant certains d’aller voter les 20 et 27 novembre, 10 à 16% seraient de gauche. A ceux-là, le courrier prononce cet avertissement:

« En allant voter aux primaires de la droite, tu renforces le pronostic des sondages qui ne voient qu’un duel entre la droite et l’extrême-droite en 2017 ».

(Il faut savoir que Juppé est le seul à prôner un retour à une retraite à 65 ans)

Ci-dessous la reproduction d’un fax adressé en 1995 à Marc Blondel le patron de Force ouvrière de l’époque (à l’époque j’étais moi-même délégué syndical CGT) le fax est authentique. A cette époque Juppé avait affronté des manifestations sans précédent de la part des salariés du privé les fonctionnaires n’ayant pas pris part à ces manifestations (il est facile de comprendre pourquoi…)

Fax émis par : C JENET A4->A4 17/11/95 18 :11

Le premier Ministre ………………… Paris le 16 décembre 1995

Monsieur le Secrétaire Général.

Dans le prolongement de notre rencontre du lundi 11 décembre ainsi que des autres contacts noués depuis, et en réponse à la lettre que vous m’avez fait porter jeudi 14 décembre, je souhaite vous apporter différentes confirmations et précisions.

S’agissant tout d’abord du projet de contrat de plan entre l’Etat et la SNCF, je vous confirme que j’ai décidé de le geler et de le remettre à plat de telle façon que le temps nécessaire soit pris pour élaborer un nouveau texte en étroite association avec les organisations syndicales et après un large débat public, comme il est normal pour un texte qui engage l’avenir de la SNCF : En tout état de cause, aucun élément relatif tant au statut des personnels qu’à celui de l’entreprise ne sera remis en cause. Il en va notamment ainsi du maintien de la caisse de prévoyance de la SNCF, de ses conditions de gestion et de son régime de remboursement.

Je vous confirme plus généralement à ce propos que, de mon point de vue, la nécessaire modernisation des service publics doit respecter l’égalité d’accès des usagers, prendre en compte les droits fondamentaux des citoyens et contribuer à l’aménagement du territoire.

S’agissant des différents régimes spéciaux de retraite, toutes les modalités de calcul sont maintenues et aucun changement n’est apporté à l’âge des départs à la retraite pour chaque catégorie d’agents.

Les pensions civiles et militaires des fonctionnaires de l’Etat continueront à relever du budget de l’Etat – et non d’une caisse autonome et à être réglées par le Code des pensions, il n’est pas question de modifier l’âge à partir duquel chaque catégorie de fonctionnaires peut faire valoir ses droits à pension. Enfin, toutes les modalités de calcul du montant des pensions de retraite sont inchangées.

Monsieur Marc Blondel

Secrétaire Général de Force Ouvrière

198 Avenue du Maine

75680 Paris CEDEX 14

Suite page (2)

S’agissant de la protection sociale, je constate, avec vous, que les récents événements confirment le profond attachement de la Nation à l’existence en son sein de liens forts de solidarité. La sécurité sociale, qui en est le principal instrument, apporte à la cohésion sociale et à la lutte contre la fracture sociale une contribution irremplaçable.

La mise en œuvre de sa réforme doit assurément s’effectuer selon des modalités permettant de dégager un large consensus. A cette fin, j’ai demandé à M. Jacques BARROT, ministre du travail et des affaires sociales de prendre les dispositions nécessaires pour que soit engagé dans les meilleurs délais l’examen des différents problèmes posés par la généralisation de l’assurance-maladie, la clarification des responsabilités entre l’Etat et les partenaires sociaux notamment, en ce qui le rôle du parlement, la prise en compte d’une véritable politique de santé publique, le financement de la sécurité sociale, spécialement en ce qui concerne les revenus autres que ceux du travail, les instruments de la politique conventionnelle de maitrise médicalisée des dépenses d’assurance maladie, etc. … Il convient en effet que l’ensemble des organisations syndicales et professionnelles soient parties prenantes dans le processus d’élaboration et de mise au point des mécanismes, des procédures et des textes.

Le mouvement social actuel est révélateur d’une crise profonde nécessitent une amplification du dialogue-social qui doit dépasser le champ pourtant déjà particulièrement large ainsi ouvert.

C’est pourquoi je souhaite réunir Matignon l’ensemble des partenaires sociaux le 21 décembre à 15 heures pour évoquer avec eux les solutions nouvelles à mettre en œuvre dans le domaine du travail et de l’emploi, pour renforcer la lutte contre le chômage, et notamment celui des jeunes. Pourront être plus particulièrement examinées à cette occasion la possibilité et les conditions d’une réduction effective du temps de travail selon diverses formes.

Cette réunion doit ainsi permettre un approfondissement et un développement du dialogue social dans notre pays, dont les modalités pourront alors être définies en commun.

Compte tenu de l’importance des sujets qui y seront abordés, elle doit être préparée d’une manière approfondie et dans les meilleures conditions. C’est pourquoi j’ai demandé à M. Jacques BARROT de prendre contact avec vous dans les délais les plus raides pour en préciser l’ordre du jour et les modalités d’organisation.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de ma considération distinguée.

Alain JUPPE

CBV

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