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Moscou accusé de crimes de guerre ?


Syrie : Moscou accusé de crimes de guerre si le raid d’Alep se poursuit ?

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(AFP/Ameer Alhalbi.) Alep (Syrie), dimanche 25 septembre. Des secouristes syriens transportent le corps d’un homme touchés par les bombardements aériens sur le quartier rebelle de Salaheddin.

Alep n’a pas eu de répit dimanche, et les bombes ont continué de pleuvoir. A New York, les pays occidentaux ont accusé Moscou d’aider les avions du régime syrien à pilonner la ville pour faire tomber les quartiers insurgés.

L’ambassadrice américaine Samantha Power a eu des mots très durs : « ce que la Russie soutient et fait (à Alep), ce n’est pas de la lutte anti-terrorisme, c’est de la barbarie », a-t-elle lancé lors d’une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l’ONU, rejetant ainsi le principal argument russe.

Moscou « abuse du privilège historique » d’être membre permanent du Conseil avec droit de veto, a-t-elle affirmé. « L’histoire ne sera pas tendre avec les pays du Conseil qui restent silencieux face à ce carnage ».

« Des crimes de guerre sont commis » à Alep et ils « ne peuvent pas rester impunis », a affirmé l’ambassadeur français François Delattre. Il a accusé Damas et Moscou de poursuivre une solution militaire en Syrie et de se servir des négociations comme d’un « écran de fumée ».

« Le régime de Bachar Al-Assad a manifestement fait le choix de l’escalade militaire, alors que chacun sait qu’il n’y aura pas d’autre solution au conflit en Syrie que politique », faisait savoir, avant la réunion, le ministre des Affaires étrangères français. Dans un communiqué, Jean-Marc Ayrault demande aux soutiens d’Assad, la Russie et l’Iran, de « se ressaisir et (de) faire preuve de responsabilité en mettant un coup d’arrêt à cette stratégie qui conduit à l’impasse. Sinon la Russie et l’Iran seront complices des crimes de guerre commis à Alep ». 

L’ambassadeur britannique Matthew Rycroft a, lui, évoqué une saisine de la Cour pénale internationale, compétente pour les crimes de guerre. La dernière tentative du Conseil pour le faire s’était soldée par un veto russe.

Et si Moscou voulait rééditer le coup de l’invasion de l’Afghanistan ?

Et si la Syrie se transformait en piège pour les Russes qui ont horreur de perdre leur influence ?

Qui se souvient de l’invasion Russe qui a donnée naissance à la guerre d’Afghanistan du 27 décembre 1979 au 15 février 1989, l’armée de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), aux moudjahidines (« guerriers saints »). Durant dix ans, cette guerre a ravagé l’Afghanistan.

Le 27 avril 1978 en Afghanistan a commencé la révolution, avec pour résultat l’arrivée au pouvoir du Parti démocratique populaire d’Afghanistan (PDPA) qui a proclamé le pays « République démocratique d’Afghanistan » (DRA).

À la suite d’un coup d’État fomenté en 1973 par le prince Mohammed Daoud Khan, l’État afghan s’éloigne de plus en plus de Moscou. L’URSS voit donc d’un œil favorable le coup d’État de 1978 qui amène le Parti démocratique populaire d’Afghanistan (PDPA) d’obédience marxiste au pouvoir. Celui-ci entretient des relations privilégiées avec l’URSS et met en place une série de réformes collectivistes et sociales. Le 14 septembre, le président afghan Nour Mohammad Taraki, très favorable à Moscou, est assassiné par son concurrent communiste Hafizullah Amin, qui lui succède et prend ses distances avec Moscou. De plus, l’Iran de Khomeiny, hostile au « grand Satan » américain, déteste tout autant l’Union soviétique et suscite l’inquiétude de Moscou de voir s’étendre la contestation religieuse en Asie centrale soviétique. En mars, un mois seulement après la révolution iranienne, la ville d’Hérat s’était d’ailleurs soulevée contre le régime communiste de Kaboul ; les services soviétiques y avaient vu la main de Téhéran. Toutes ces raisons poussent Moscou à intervenir. Le 25 décembre, l’Armée Rouge entre en Afghanistan

Aide Américaine et de l’Arabie

En 1986, les moudjahidines commencent à recevoir des missiles sol-air FIM-92 Stinger, ce qui fait perdre aux Russes le contrôle du ciel, bouleversant l’équilibre des forces. Dès janvier 1987, les Soviétiques ne participent plus aux combats, se contentant de se défendre, laissant l’effort de guerre à l’armée afghane largement modernisée et bien entrainée, mais loin d’être fiable.

En 1987, une vaste opération de bombardement a lieu sur Kandahar. Prise de Khost en novembre par un régiment russe. Cela permet aux Russes de quitter le pays sur une victoire : l’échec de négociations avec un chef rebelle déclenche l’opération. Pour éviter des massacres préjudiciables à leur image, les Soviétiques procèdent à une vaste propagande pour prévenir la population et l’inciter à partir. Les soldats afghans nettoient la région. La ville est prise en décembre et abandonnée en janvier.

En février 1988, Mikhaïl Gorbatchev décide de retirer les troupes (à la suite de la colère au sein de la population face au retour des cercueils), appuyé par la trêve négociée avec Ahmed Chah Massoud.

La trêve devient effective un an plus tard, le 15 février 1989, date de la fin du retrait soviétique d’Afghanistan. (La toute puissante armée Russe vaincue…)

CBV

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