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François Hollande «Si je perds, j’arrête la politique !»


François Hollande «Si je perds, j’arrête la politique !»

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François Hollande a confié son intention de ne pas briguer de nouveau mandat en cas d’échec à la présidentielle de 2017. Comme d’autres l’ont fait avant lui, sans toujours respecter leur engagement…

François Hollande a confié son intention de se retirer de la vie politique active en cas de défaite à la présidentielle de 2017. «Être battu exige une retraite, un retrait, a-t-il expliqué. Ça me paraît impossible de repartir, de se présenter à telle élection législative. Je ne me vois pas briguer un mandat. Giscard, quand il avait terminé son mandat, avait 55 ans. Moi, j’aurai près de 63 ans… Ce qui ne veut pas dire ne plus s’intéresser à la politique ou même parler politique, intervenir dans le débat politique. Mais briguer un nouveau mandat ou redevenir premier secrétaire du PS, ça non…»

Une annonce stratégique, puisqu’elle permet au chef de l’État d’afficher une posture d’humilité et de sortir de la position du président sortant candidat de droit divin. Et de glisser au passage un petit tacle à Nicolas Sarkozy, revenu aux commandes des Républicains après sa sortie de l’Élysée. En promettant de ne pas s’accrocher à un mandat en cas de défaite, François Hollande s’offre l’image d’un politique au service du pays, comptable de ses échecs. Probablement y a-t-il dans cette promesse une part de sincérité, tant il semble complexe pour un homme ayant goûté à la fonction suprême de replonger dans les eaux tumultueuses de la vie de parti et des batailles parlementaires.

Quelques exemples de non respect de la parole donnée. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient ou en font cas…

Lionel Jospin, qui avait annoncé son retrait de la vie politique au soir du 21 avril 2002, a pour sa part tenté de revenir avant la présidentielle de 2007. N’excluant pas d’être candidat s’il apparaissait comme «le mieux placé pour rassembler».

François Fillon, qui a promis de quitter la vie politique nationale en cas de défaite à la primaire de la droite, n’a pas abandonné l’idée de briguer à nouveau la 2e circonscription de Paris lors des prochaines législatives.

Beaucoup de reproches à l’encontre de Sarkozy qui n’est toujours pas candidat pour la présidentielle de 2017, mais… Juste une question : Que serait devenu la droite Républicaine sans l’intervention de Nicolas Sarkozy, alors qu’à l’UMP, on se déchirait suite au scandale de l’élection pour la présidence du parti UMP et la guerre fratricide entre Fillon et Copé ? Une situation similaire… En 1920 le parti socialiste de l’époque, suite à des désaccords, a volé en éclat (scission) ce qui a donné naissance au parti Communiste Français et le reste des socialistes s’est fondu dans le parti ouvrier SFIO (section Française de l’internationale ouvrière)

Ce qui est surtout reproché à Sarkozy, ce sont ses origines étrangères et surtout, c’est d’avoir trahi le RPR en 1995 en préférant Balladur à Chirac l’anti De Gaulle.

Alain Juppé, après sa traversée du désert entre 2004 et 2006, il avait annoncé son intention d’arrêter la politique nationale tout en poursuivant son engagement local en tant que maire de Bordeaux, et pourtant malgré c’est déboires avec la justice, il se voit bien dans la peau d’un présidentiable… Il est vrai qu’une certaine presse très partisane, le soutient et le presse dans cette optique.

CBV

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