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Attentats après attentats, chacun réagit à sa façon et à chacun ses propositions


 

Nicolas Sarkozy (Les Républicains), François Fillon, Jean-François Coppé, Nathalie Kosciusko-Morizet et les autres…

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Notre Président, Nicolas Sarkozy, était hier l’invité du journal de 20H de TF1. Il y a, à nouveau, fait plusieurs propositions fortes pour lutter contre le terrorisme islamiste comme la création de centres de déradicalisation et de centres de rétention, la fermeture des lieux de culte musulmans à orientation salafiste, l’expulsion « immédiate » des imams qui prêchent en ces lieux, la création de véritables centres de renseignements dans les prisons, l’assignation à résidence avec port de bracelet électronique pour les personnes fichées S, ou encore la mise à l’isolement de tout détenu condamné pour terrorisme islamique.
Si vous n’avez pas pu voir son interview en direct, cliquez ici pour la découvrir :

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Amitiés, les Républicains

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Chers amis,
Vendredi, j’ai revu un couple rencontré après les attentats de novembre. Ils ont perdu un fils au Bataclan. Ils étaient calmes, incroyablement calmes. Avec l’horreur de Nice, ils revivaient leur histoire. Ils n’avaient pas de mots. Il n’y avait pas de mots.
Le même jour, comme chacun, j’ai écouté la télé, la radio. Et là j’ai trouvé qu’il y avait trop de mots. J’ai dû attendre pour écrire.
Il y avait les mots d’un Président qui se réfugie derrière une évidence – le risque zéro n’existe pas – et ne sait pas reconnaître l’échec. Mais près de 250 morts en dix-huit mois, comment faut-il l’appeler ? Il y avait aussi les mots des commentateurs et des polémistes. Pourtant l’expérience devrait nous instruire : après les attentats de novembre, nous avons sombré dans la querelle sur la déchéance de nationalité – débat sans fin et finalement sans suite. J’ai combattu cette idée. Ne nous engageons plus dans l’impasse des propositions symboliques, ni dans l’écoute de solutions extrémistes qui feraient de notre France une terre sans valeurs.
Pour vaincre, dans cette guerre asymétrique, je propose 4 axes stratégiques :

Lire les propositions de NKM

Bien à vous,
Nathalie Kosciusko-Morizet
http://www.nk-m2017.fr/

Jean-François Copé

Chère amie, cher ami, 
je vous transmets l’interview que j’ai accordée au Figaro, paru ce jour. Je vous invite à donner votre opinion sur mon site, en commentant cet article.
Bonne lecture,
Jean-François Copé

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«Nous ne combattrons pas le terrorisme avec des larmes»

Le candidat à la primaire propose une « NSA à la française » et une rétention « antiterroriste “préalable” de 150 jours ».
Interview réalisée par JUDITH WAINTRAUB

Jean-François Copé : « Depuis trente ans, l’État a fait le choix d’être omniprésent dans l’économie et le social et absent sur la sécurité intérieure et extérieure. »

LE FIGARO. – L’exécutif a-t-il tort d’en appeler à l’unité nationale face au terrorisme ?
Jean-François COPÉ. – François Hollande, s’il a mis en œuvre quelques-uns des dispositifs nécessaires, n’a pas pris la mesure de la menace. Nous ne combattrons pas le terrorisme islamique avec des ¬ cérémonies et des larmes. Au-delà de l’émotion, immense, face à l’horreur, il faut dire les choses et ne pas se laisser piéger par les extrêmes qui nous accusent d’avoir, nous aussi, baissé la garde.
N’est-ce pas le cas, notamment en ce qui concerne les effectifs de forces de l’ordre ?
Si, hélas. Nous avons changé d’époque et nous n’avons pas voulu le voir parce qu’on tremblait à l’idée de dire la vérité : depuis trente ans, l’État a fait le choix d’être omniprésent dans l’économie et le social et absent sur la sécurité intérieure et extérieure, pour un résultat médiocre dans les deux domaines. Je propose de faire l’inverse : réduire la part budgétaire dédiée à l’État-providence pour la consacrer à la sécurité nationale, qui est la priorité absolue de mon projet pour la France. Je ne comprends pas la tiédeur des autres candidats à la primaire sur ce terrain. Moi, je propose depuis des mois qu’on recrute 50 000 policiers, gendarmes, magistrats, militaires et gardiens de prison. Avec un unique mot d’ordre : anticiper la menace.
Diriez-vous comme Alain Juppé que l’attentat de Nice pouvait être évité ?
Pour la droite, le piège du « y a qu’à faut qu’on » est mortel. Les Français nous demandent ce que nous allons faire. Ils n’accepteront pas que la droite se contente de moulinets menaçants. Nous devons faire des propositions précises, quitte à tirer les leçons de nos propres ¬insuffisances au pouvoir.
Peut-on « anticiper » des événements comme celui de Nice ?
Oui, à condition de mettre en place une politique radicalement nouvelle en matière de renseignement. Depuis dix ans, c’est notre maillon faible, à cause de la suppression de la police de proximité, des Renseignements généraux, de la multiplicité et de la concurrence des services et de l’absence d’accès à des fichiers croisés.
Que proposez-vous ?
D’abord de créer une Agence technologique de renseignement, une NSA à la française, ensuite de rétablir une police présente sur le terrain et enfin de placer la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, qui est indépendante, sous l’autorité de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure, NDLR). Nos investissements dans ce domaine doivent être massifs : nous avons besoin d’yeux et d’oreilles là où nous sommes trop souvent aveugles et sourds.
Faut-il encore renforcer l’arsenal pénal ?
Il faut surtout réécrire notre politique pénale pour qu’elle comporte un volet spécialisé dans la lutte antiterroriste. Là encore, le fil conducteur de mon projet, c’est l’anticipation de la menace. Le terrorisme est une guerre différente des autres. L’objectif est de mettre hors d’état de nuire tous ceux qui constituent une menace, qu’ils soient de retour du djihad ou identifiés en France comme potentiellement dangereux. J’articule cette réponse pénale en deux temps : d’abord la création d’une rétention antiterroriste « préalable » de 150 jours, sur le fondement des informations fournies par les services de renseignement et sous le contrôle du juge judiciaire. Le deuxième temps, c’est la mise en œuvre d’une chaîne pénale spécialisée composée d’un parquet et d’une Chambre antiterroristes spécifiques au tribunal de grande instance et à la cour d’appel de Paris, qui décideront du sort des individus et notamment de leur incarcération éventuelle. Ils devront être dotés de moyens leur permettant de statuer dans un délai de six mois.
Pour Manuel Valls, la rétention administrative préalable n’est pas constitutionnelle. Que lui répondez-vous ?
Elle est parfaitement possible dès lors qu’elle s’opère sous le contrôle d’un juge, avec des garanties procédurales, et qu’elle est circonscrite à un objet spécifique : la prévention d’actes terroristes. Il suffit de le décider, sans perdre de temps. Si je suis élu en 2017, je mettrai en place tout le dispositif que je viens de vous décrire par ordonnances.
Êtes-vous favorable à la construction de prisons réservées aux terroristes ?
Bien sûr, elle s’impose, mais ce qui est tout aussi important à mes yeux, c’est la création d’une police pénitentiaire, dotée d’un vrai service de renseignement.
Nicolas Sarkozy a-t-il eu tort de supprimer l’automaticité de la double peine ?
Hélas oui. L’interdiction du territoire français doit devenir la peine principale pour certains délits et crimes commis par des étrangers, qu’il faut expulser aussitôt après leur jugement. Cette proposition est majeure et fera partie, si je suis élu, d’une politique d’exécution des peines beaucoup plus sévère.
Le tueur de Nice n’a été condamné qu’à du sursis. Aurait-il fallu l’expulser ?
C’est à nous de fixer la limite du tolérable, dans le cadre des droits et devoirs qui s’imposent à tout étranger désireux de vivre en France. Nous devons être intransigeants.

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Europe 1

Attentat de Nice, prolongation de l’état d’urgence, mesures pour assurer la sécurité des Français : François Fillon répondra aux questions de Samuel Etienne sur Europe 1.

Mercredi

20

juillet

8h15

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Communiqué de François Fillon suite à l’attentat de Nice

La France a connu hier à Nice, le jour de la fête nationale, une nouvelle attaque d’une violence barbare. Je m’incline devant les victimes et présente mes condoléances à toutes les familles endeuillées et à tous les Niçois aujourd’hui sous le choc et qui se sont courageusement mobilisés pour porter secours aux victimes.

L’enquête dira quelles étaient les motivations du terroriste. Mais aujourd’hui, force est de constater qu’il n’est pas possible de baisser la garde face à des actes de guerre.
Nous sommes en guerre. Ce que nous vivons est une nouvelle forme de guerre mondiale. La France n’est pas la seule touchée : le totalitarisme de l’Etat islamique frappe toutes les semaines à Bagdad, à Istanbul, à Beyrouth… La France est une cible parce qu’elle a décidé de le combattre militairement, et c’est ce qu’il fallait faire, au Mali, en Syrie et en Irak où nos avions interviennent. Mais la conséquence de cette décision, c’est que nous devons tout faire pour protéger la France et les Français.

Nous devons tout faire pour prévenir les attentats. Nous devons d’abord renforcer notre action de renseignement : le rapport de la commission d’enquête parlementaire a montré clairement que notre dispositif n’était pas optimum. Nous devons utiliser tout notre arsenal législatif pour mettre hors d’état de nuire ceux qui ont des liens avec l’Etat islamique.

Pour combattre l’EI sur le terrain au Moyen Orient, nous devons utiliser tous les moyens militaires, y compris ceux de nos alliés. Je réclame depuis longtemps que les Russes soient associés à la coalition. C’est aujourd’hui une nécessité absolue.

L’Etat d’urgence devra être prolongé mais aussi réellement appliqué tant que nos soldats seront engagés dans les combats contre l’EI. Force est de constater que nous n’avons pas les moyens d’assurer la sécurité des grands rassemblements, partout et tout le temps. L’appel à la mobilisation de la réserve opérationnelle est une première réponse pour appuyer nos forces de sécurité qui sont mises à rude épreuve pour assurer la sécurité des Français. Mais nous devons prendre conscience que la lutte contre la terreur totale qui nous est imposée par l’Etat islamique nécessite un changement d’échelle dans notre riposte.

Déclaration du Bureau politique de ce jour suite à l’attentat de Nice

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Suite aux récents événements qui ont endeuillé la ville de Nice, notre Président, Nicolas Sarkozy, a réuni un Bureau Politique extraordinaire ce jour.
Voici la déclaration que le Bureau Politique a adopté à l’unanimité moins une abstention :

La France a été frappée, à Nice, pour la septième fois depuis janvier 2015, par le terrorisme islamiste. Jamais depuis cinq décennies, notre pays n’a connu des attentats de cette ampleur.

Avec son cortège d’atrocités et de familles brisées, nous sommes dans une guerre totale qui va durer avec une menace qui se renforce sans cesse. Toutes les conséquences des précédents attentats n’ont pas été tirées. C’est un changement profond de politique que les Républicains appellent de leurs vœux.

Dans ce contexte, les Républicains n’accepteront de voter la reconduction de l’état d’urgence qu’à la condition qu’il protège efficacement nos concitoyens. Dans cet esprit, ils formulent dix propositions :

1.      Les perquisitions administratives doivent à nouveau être autorisées avec la possibilité de saisie des dispositifs informatiques. La rétention des personnes concernées doit être imposée jusqu’à la fin de la procédure ;

2.      Les préfets doivent pouvoir interdire toute manifestation publique dont ils considèreraient ne pas disposer des moyens nécessaires afin d’en assurer la sécurité ;

3.      Les préfets doivent pouvoir autoriser des contrôles d’identité, les visites de véhicules et les fouilles des bagages. Ces opérations doivent pouvoir être réalisées par les douaniers, les policiers nationaux, les gendarmes et les policiers municipaux sur leur territoire de compétence ;

4.      Les préfets, dans le cadre élargi du décret-loi de 1938, doivent pouvoir fermer tout lieu de culte radicalisé, en urgence absolue ;

5.      Les Républicains renouvellent leur demande de la création d’un délit de séjour pour toute personne se trouvant sur un théâtre d’opérations terroristes extérieures ;

6.      Tout étranger ayant des connexions, directes ou indirectes, avec un groupe terroriste doit être expulsé en urgence absolue.

7.      Tout ressortissant français dans la même situation doit être placé dans un centre fermé ou assigné à résidence avec un bracelet électronique pour une durée qui devra être portée à trois mois. Cette disposition fera l’objet d’un contrôle juridictionnel a posteriori ;

8.      Les Républicains demandent l’engagement du Gouvernement pour la création d’un nombre de centres de déradicalisation à la hauteur des besoins ;

9.        Les détenus condamnés pour actes de terrorisme ne doivent pas pouvoir bénéficier d’aménagements ou de réductions de peines automatiques ;

10.    L’état d’urgence doit être prolongé au minimum de six mois, voire au-delà pour prendre en compte les échéances de l’année 2017.

La coordination des services de renseignements doit être renforcée par la création d’une base de données unique, comme le propose le rapport de la commission d’enquête présidée par Georges Fenech.

Enfin, nous attendons du gouvernement qu’il dise toute la vérité sur l’enchaînement des évènements qui ont conduit au drame de Nice. Les victimes et leurs proches l’exigent. Tous les Français ont le droit de savoir. Nous demandons la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. Rien ne doit rester dans l’ombre.

Nous refusons la fatalité. Cette guerre, la France peut et doit la gagner.

les Républicains

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