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Hollande-Macron: la rupture ?


Hollande-Macron: la rupture ? clip_image002

Ou, Macron coupe les oignons en faisant sa cuisine et Hollande pleure !!!

Advienne que pourra, et si Macron, Royal, et les autres, (la Presse) lui faisaient un enfant dans le dos ?

Hollande en parle à ses visiteurs. Son fils spirituel lui fait un enfant dans le dos. Il le prenait pour un fidèle. « Emmanuel n’est pas tordu. C’est quelqu’un de bon. Il est joyeux ». Malgré une tentative de rabibochage. En signe de bonne volonté, Emmanuel Macron avait, en effet, demandé au président candidat de lui confier l’écriture de son projet pour 2017 – c’est comme cela qu’il s’est retrouvé au séminaire de préparation de la campagne, le samedi 2 avril à l’Elysée, en présence d’un seul autre membre du gouvernement, Ségolène Royal. La collaboration aura été de courte durée. Les tensions sont réapparues. Le président doit se résigner: il a perdu Emmanuel Macron. Certains ministres hollandais ont bien essayé de faire rentrer dans le rang l’ancien banquier. « Je sais que tu es proche d’Emmanuel, dit l’un d’entre eux à un parlementaire. Sache que le président est furieux. Si ça continue, cela va mal finir entre eux! » Quand le message est transmis au ministre de l’Economie, celui-ci fait fi de l’intimidation. « Oui, c’est possible », commente-t-il. Les amarres sont larguées, advienne que pourra. « Il a mis le doigt dans un engrenage, note un fidèle. Il s’attend à se faire ‘tataner’ la gueule par la garde prétorienne de Hollande. Il le sait: il n’y aura pas de quartier. »Comme toujours en pareil cas, les entourages s’en donnent à coeur joie pour transformer un feu en incendie. Les soutiens dutrentenaire, exaltés par la popularité galopante de leur champion, se lâchent. « Si Macron est candidat en 2017, le chef de l’Etat aura démontré qu’il a fait de la jeunesse sa priorité », ironise un proche. Un autre: « François Hollande aura couvé deux personnalités au cours de sa carrière. L’une, de façon improductive: Jacques Delors. L’autre va dépasser ses espérances. » A l’Assemblée, les parlementaires proches de Macron, peu nombreux, ont droit à quelques lazzis. « Alors, tu marches? » lance, goguenard, un élu PS à son camarade le député Richard Ferrand. Ce proche d’Emmanuel Macron (par ailleurs fidèle de Jean-Yves Le Drian, en Bretagne) ne s’en laisse pas compter: « Et toi, tu boites? » Pourquoi le président, qui vit, dort et respire en homme politique, n’a-t-il rien vu venir? La première raison tient à une conviction. Pour l’ancien maire de Tulle, on n’existe, politiquement, que si on est un élu. La carrière précède le destin. Il sous-estime donc le néophyte Macron, malgré les alertes répétées de ses amis, dès décembre 2015. A l’époque, l’ancien inspecteur des Finances profite des dégâts de la déchéance de nationalité pour tisser sa toile. Il braconne sur les terres hollandaises – il chouchoute ainsi les historiques Kader Arif et Frédéric Cuvillier. Devant un parlementaire, qui rapportera l’anecdote à l’Elysée, Macron tente: « Et toi, tu ferais quoi si François ne pouvait pas se représenter? »La seconde explication prend sa source dans une blessure narcissique, de celles qui forgent un caractère. « Hollande traite Macron, depuis le début, comme il aurait aimé que François Mitterrand le traitât, estime un historique. Il se voit en lui. » A l’Elysée, au début des années 1980, le jeune Hollande est un conseiller technique anonyme. Il est aussi brillant, libre, véloce et drôle que le sera Emmanuel Macron, mais il reste dans l’ombre – Mitterrand n’a d’yeux que pour Ségolène Royal, autre membre de son cabinet. C’est après un chemin de croix, en gagnant ses galons sur les terres du Limousin, que commencera l’ascension du socialiste.Quand le jeune Emmanuel se met à travailler pour lui, en 2010, c’est le coup de foudre. « Ces deux-là se sont sniffés tout de suite », résume un intime. Il prend Macron sous son aile, l’intègre aux réunions de préparation de la primaire qui se tiennent, chaque lundi, dans l’appartement parisien d’André Martinez, un camarade de promo. Y participent Jean-Pierre Jouyet (l’actuel secrétaire général de l’Elysée), Jean-Marc Janaillac (qui vient d’être choisi pour piloter Air France), Christophe Chantepy (ex-directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault), le conseiller d’Etat Laurent Olléon et Manuel Flam (ancien directeur de cabinet de Cécile Duflot).

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/hollande-macron-la-rupture/ar-BBsRe5p?li=BBoJIji&ocid=HPCDHP

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