Alain JUPPE et les syndicats en 1995

(Selon Alain Juppé, « Si je ne suis pas élu, les Français se débrouilleront sans moi pour les retraites ! »)

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Pauvre Juppé qui est gravement atteint d’amnésie… au point d’oublier son fiasco.

C’est tout à fait par hasard que j’ai retrouvé un courrier de ce même Alain Juppé, adressé à Marc Blondel, secrétaire général de Force Ouvrière et qui circulait à l’époque dans les rangs de ce syndicat sous forme de fax et dont je vous livre la totalité du contenu. Le courrier fax était destiné à la section « FO des Cheminots » (C JENET)

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Le premier Ministre ………………… Paris le 16 décembre 1995

Monsieur le Secrétaire Général.

Dans le prolongement de notre rencontre du lundi 11 décembre ainsi que des autres contacts noués depuis, et en réponse à la lettre que vous m’avez fait porter jeudi 14 décembre, je souhaite vous apporter différentes confirmations et précisions.

S’agissant tout d’abord du projet de contrat de plan entre l’Etat et la SNCF, je vous confirme que j’ai décidé de le geler et de le remettre à plat de telle façon que le temps nécessaire soit pris pour élaborer un nouveau texte en étroite association avec les organisations syndicales et après un large débat public, comme il est normal pour un texte qui engage l’avenir de la SNCF : En tout état de cause, aucun élément relatif tant au statut des personnels qu’à celui de l’entreprise ne sera remis en cause. Il en va notamment ainsi du maintien de la caisse de prévoyance de la SNCF, de ses conditions de gestion et de son régime de remboursement.

Je vous confirme plus généralement à ce propos que, de mon point de vue, la nécessaire modernisation des service publics doit respecter l’égalité d’accès des usagers, prendre en compte les droits fondamentaux des citoyens et contribuer à l’aménagement du territoire.

S’agissant des différents régimes spéciaux de retraite, toutes les modalités de calcul sont maintenues et aucun changement n’est apporté à l’âge des départs à la retraite pour chaque catégorie d’agents.

Les pensions civiles et militaires des fonctionnaires de l’Etat continueront à relever du budget de l’Etat – et non d’une caisse autonome et à être réglées par le Code des pensions, il n’est pas question de modifier l’âge à partir duquel chaque catégorie de fonctionnaires peut faire valoir ses droits à pension. Enfin, toutes les modalités de calcul du montant des pensions de retraite sont inchangées.

Monsieur Marc Blondel

Secrétaire Général de Force Ouvrière

198 Avenue du Maine

75680 Paris CEDEX 14

Suite page (2)

S’agissant de la protection sociale, je constate, avec vous, que les récents événements confirment le profond attachement de la Nation à l’existence en son sein de liens forts de solidarité. La sécurité sociale, qui en est le principal instrument, apporte à la cohésion sociale et à la lutte contre la fracture sociale une contribution irremplaçable.

La mise en œuvre de sa réforme doit assurément s’effectuer selon des modalités permettant de dégager un large consensus. A cette fin, j’ai demandé à M. Jacques BARROT, ministre du travail et des affaires sociales de prendre les dispositions nécessaires pour que soit engagé dans les meilleurs délais l’examen des différents problèmes posés par la généralisation de l’assurance-maladie, la clarification des responsabilités entre l’Etat et les partenaires sociaux notamment, en ce qui le rôle du parlement, la prise en compte d’une véritable politique de santé publique, le financement de la sécurité sociale, spécialement en ce qui concerne les revenus autres que ceux du travail, les instruments de la politique conventionnelle de maitrise médicalisée des dépenses d’assurance maladie, etc. … Il convient en effet que l’ensemble des organisations syndicales et professionnelles soient parties prenantes dans le processus d’élaboration et de mise au point des mécanismes, des procédures et des textes.

Le mouvement social actuel est révélateur d’une crise profonde nécessitent une amplification du dialogue-social qui doit dépasser le champ pourtant déjà particulièrement large ainsi ouvert.

C’est pourquoi je souhaite réunir Matignon l’ensemble des partenaires sociaux le 21 décembre à 15 heures pour évoquer avec eux les solutions nouvelles à mettre en œuvre dans le domaine du travail et de l’emploi, pour renforcer la lutte contre le chômage, et notamment celui des jeunes. Pourront être plus particulièrement examinées à cette occasion la possibilité et les conditions d’une réduction effective du temps de travail selon diverses formes.

Cette réunion doit ainsi permettre un approfondissement et un développement du dialogue social dans notre pays, dont les modalités pourront alors être définies en commun.

Compte tenu de l’importance des sujets qui y seront abordés, elle doit être préparée d’une manière approfondie et dans les meilleures conditions. C’est pourquoi j’ai demandé à M. Jacques BARROT de prendre contact avec vous dans les délais les plus raides pour en préciser l’ordre du jour et les modalités d’organisation.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de ma considération distinguée.

                                                                                                                        Alain JUPPE

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Conventions collectives du travail

clip_image002 Cette poignée de main symbolise l’accord entre patrons et Salariés

Convention collective nationale ou d’entreprise… C’est quoi au juste ?

Une convention collective de travail (CCT) est, dans certains pays, un texte réglementaire de droit du travail définissant chacun des statuts des employés d’une branche professionnelle, après une négociation passée entre les organisations représentant les employeurs et les organisations représentant les salariés (syndicats). En France, tous les contrats de travail doivent se référer à une convention collective, en précisant la date d’entrée dans l’emploi, le type d’emploi et le coefficient de rémunération.

Chaque métier a des contraintes propres. Dans les pays ayant un cadre législatif important pour le travail, ce cadre législatif ne saurait prétendre couvrir tous les cas. Les conventions collectives permettent donc d’ajuster l’application des lois selon le contexte.

Les conventions collectives permettent de prendre en compte les spécificités de chaque métier, notamment les disparités d’organisation (usine à feu continu, travail de bureau à horaires fixes, professions du loisir travaillant les jours normalement chômés…), la pénibilité du travail et les conditions sociales particulières (par exemple, l’infrastructure des transports).

Dans tous les cas, les conventions collectives permettent : pour les travailleurs, d’avoir un cadre pour le contrat de travail, qui permet de garantir des conditions de travail et de revenu a minima []; pour les employeurs, de garantir une paix sociale en désamorçant les conflits globaux par la négociation.

Une convention collective doit respecter les fondamentaux du cadre légal. Elle ne peut pas s’en éloigner dans un sens qui serait défavorable aux salariés.

À noter que les principes essentiels tels que l’égalité hommes-femmes ou l’activité syndicale ne peuvent être remis en cause dans les textes conventionnels.

Une convention collective peut apporter des points plus favorables que la loi aux salariés d’une entreprise. Dans ce cas, ces points doivent être mis en œuvre.

De même, un contrat de travail peut apporter aux salariés des avantages allant au-delà de la convention collective. En revanche, un contrat de travail ne peut pas contenir de clauses plus défavorables que le contenu de l’accord de branche, par exemple une rémunération inférieure à la grille de la convention.

Les accords d’entreprise quant à eux, ont vocation à tenir compte des caractéristiques de l’entreprise pour aménager si besoin, le texte de la convention collective.

La loi permet désormais aux accords d’entreprise de tabler sur des dispositions moins favorables que la convention, sauf dans quatre domaines : le revenu minimum, les classifications, la prévoyance et la mutualisation des fonds pour la formation.

En France, l’État ne détient pas le monopole de la production des normes sociales.

En effet, le préambule de la Constitution de 1946 affirme que tout salarié « participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail », et l’article L.2221-1 du code du travail français reconnaît  » le droit des salariés à la négociation collective de l’ensemble de leurs conditions d’emploi et de travail et de leurs garanties sociales ».

Une place accrue est donc faite depuis quelques années à la négociation collective et au dialogue social. Autrement dit, à la mise en place d’un dialogue entre employeurs et salariés visant au maintien du bon fonctionnement de l’entreprise et à la réglementation des droits sociaux (conditions de travail notamment).

La négociation collective s’effectue entre organisations syndicales et employeurs (ou organisations patronales) selon le type d’accord auquel on veut aboutir.

Convention collective ou accord collectif ordinaire : ceux-ci ne lient que les personnes ou organisations qui l’ont signé(e), (une convention collective nationale n’est applicable que pour les Entreprises qui y adhèrent) ce qui n’empêche pas une convention interentreprises entre salariés et patron. (il n’est pas obligatoire d’appartenir à une formation syndicale pour être délégué ou représentant du personnel)

clip_image004 La CGT et les conventions ou accords

La politique menée et voulue par la CGT, consiste à contester et à ne jamais signer aucun accord ou aucune convention

CBV

La méthode pour faire gagner la France !!!

clip_image002 D’un coup de baguette magique, ils vont changer le monde et faire notre bonheur !!!

« Oyez, braves gens » A l’approche des élections, ils ont tous la bonne méthode, et ils ont tous la solution à tous nos problèmes. Ils sont tous pétris de bonnes intentions, ils sont tous prêts à vous promettre la lune, voire même le paradis pour peu que vous le leur demandiez.

Exemple : (renouer avec la prospérité et donc le plein emploi, c’est possible !) en ajoutant que (les réformes les plus puissantes peuvent être mises en œuvre. Ce n’est qu’une question de volonté et de méthode…)

Je reçois chaque jour plusieurs courriels de ce genre, on appelle cela des professions de foi des candidats qui postulent à la fonction suprême. Certes, à chacun sa méthode car le jeu en vaut la chandelle (surtout pour celui qui décrochera la timbale)! Mais arrêtez donc de leurrer les gens et de faire croire que d’un coup de baguette magique, vous allez faire la pluie et le beau temps, et surtout le bonheur des gens.

Renouer avec la prospérité ??? Promettre le retour à la croissance et le plein emploi. C’est facile à dire, mais comment ? Que veut dire ce mot magique « croissance » étymologiquement le mot croissance est lié au verbe croitre, ce qui veut dire, « toujours plus » pousser les gens à la surconsommation et au gaspillage, mais ce qui ne garanti en rien que l’emploi va croitre et suivre.

En effet, avec l’informatique et la robotisation de l’outil de travail, il faut de moins en moins de main d’œuvre humaine, à moins de créer des emplois fictifs ou des emplois virtuels (dans la fonction publique et l’administration, si cela se fait, il n’en va pas de-même dans le privé ou chacun doit gagner son salaire en travaillant (être rentable)

En fait tous les candidats qui partent en campagne, ne le font que pour leur gagne pain, ceux qui postulent ne le font plus par vocation, mais pour eux-mêmes.

CBV

Profession de foi du professionnel de la politique

Profession de foi du professionnel de la politique

Les discours changent en fonction du moment et selon qu’ils sont dans l’opposition ou au pouvoir (c’est valable pour tous les politiques, qu’ils soient de gauche, d’extrême gauche ou de droite, voire d’extrême droite) Les politiques savent utiliser l’art de l’émotionnel et de la duperie… et profitent de la crédulité du peuple, prêt à avaler les couleuvres entières que la classe politique leur sert en guise de hors-d’œuvre.

Ce n’est pas au pas de charge et encore moins avec l’alternance, que l’on instaure les bases d’un renouveau politique, tout en maintenant des formules obsolètes. La seule démocratie valable, et véritable (à condition que cela existe chez les politiques), consiste à respecter les attentes du peuple, et à ne pas faire de promesses d’on on n’est pas certains de pouvoir tenir, c’est à dire présenter quelque chose de nouveau, (y compris des personnages nouveaux en qui on puisse avoir confiance, surtout pas de ces politiques qui mangent dans tous les râteliers histoire de voir si la soupe est meilleure) quelque chose de vraiment innovant, et non de remettre au gout du jour des formules éventées et en maintenant un déjà vu dont les Français ne veulent plus.

Lorsque les dirigeants politiques auront compris, ils auront fait un grand pas dans le bon sens, vers un véritable avenir… Il ne suffit pas de faire comme dans certains laboratoires, de changer les mots ou le nom pour créer quelque chose de nouveau tout en maintenant une formule ancienne devenue obsolète. Il faut bien plus qu’un simple ravalement de façade et un changement de nom, ce qui dans les faits n’est qu’un leurre destiné à tromper, d’où une illusion d’optique.

En politique, depuis 1958, une seule personnalité et ceci n’engage que ma propre personne, seul le Général De Gaulle a été honnête envers la France, envers le Peuple et surtout envers lui-même. On peut y ajouter dans un moindre degré un certain Lionel Jospin qui après sa cuisante défaite de 2002 s’est retiré de la vie politique, mais nous ne pouvons en dire autant de bien d’autres comme, Mitterrand en 1986 qui a oublié de se retirer puisqu’étant mis en minorité, un certain Jacques Chirac qui après sa bourde en 1997 (dissolution de l’assemblée Nationale) ce qui a abouti à l’avènement Jospin et la seconde cohabitation, aujourd’hui François Hollande qui malgré ses échecs se maintient au pouvoir alors que ce même Hollande avait en 2006 « préconisé un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature, si d’aventure et à l’occasion de cette vérification, une crise se produisait ou si des élections intervenaient, contredisant l’élection Présidentielle, nous en tirerions toutes les conséquences en quittant la présidence… »

Quand on a été rejeté par les Urnes comme cela a été le cas, c’est que quelque chose ne va pas, hors-mis pour Nicolas Sarkozy qui en plus d’une véritable levée de bouclier a été victime de la vindicte journalistique et de certains magistrats qui lui en veulent pour avoir osé toucher à leur institution. La seule solution est l’effacement, on laisse la place à de nouveaux courants de pensés, de nouvelles idées. Ce n’est pas en rafistolant du vieux ou en changeant le nom, que l’on fabrique du neuf. Le problème chez les politiques, c’est que l’on se fout de la gueule du peuple qui n’a droit à la parole qu’au moment des élections, après c’est plutôt du genre « circulez, » il n’y a plus rien à voir. Tant qu’il n’y aura pas de véritable changement dans le comportement des politiques de tous bords, le peuple restera sur sa faim

En ce tout début du 21ème siècle, il est fondamental de modifier la donne et les habitudes, à commencer par la refonte de la constitution, ce qui consiste par le remplacement de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui (il faut bien l’admettre) est devenue obsolète et inadaptée, qu’il convient de remplacer par une « Charte Française moderne » dans le respect des valeurs morales et universelles. Autre point, il convient de changer le mode de nomination des gardiens de la Constitutions qui, aujourd’hui sont nommés par le pouvoir en place et de ce fait, placés sous la volonté de ce même pouvoir qui se permet d’en modifier le contenu sans en avoir obtenu l ’approbation du peuple, ce qui n’est pas acceptable dans un pays qui se veut démocratique et exemplaire.

j’en suis désolé si mes propos semblent quelque peu piquants, mais je ne suis pas le seul à penser la même chose, le peuple a droit à la parole en toutes circonstances et pas seulement au moment des élections et de plus le peuple a aussi le droit de contrôle…

Cordialement

Christian-Bernard Vidal « Papy CBV » (Gaulliste de cœur et de conviction) rien ni personne ne pourra me faire changer dans ce domaine

Juste un petit mot sur la primaire… « Il est désolant de voir que certains prétendants à la primaire pour la fonction suprême, se conduisent comme des chiffonniers qui se disputent des vieilles fripes. Comme si la triste histoire de la guéguerre pour la présidence de l’UMP entre Copé et Fillon était de l’histoire ancienne vite oubliée alors qu’au contraire cela a laissé des traces indélébiles »

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Hollande-Macron: la rupture ?

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Ou, Macron coupe les oignons en faisant sa cuisine et Hollande pleure !!!

Advienne que pourra, et si Macron, Royal, et les autres, (la Presse) lui faisaient un enfant dans le dos ?

Hollande en parle à ses visiteurs. Son fils spirituel lui fait un enfant dans le dos. Il le prenait pour un fidèle. « Emmanuel n’est pas tordu. C’est quelqu’un de bon. Il est joyeux ». Malgré une tentative de rabibochage. En signe de bonne volonté, Emmanuel Macron avait, en effet, demandé au président candidat de lui confier l’écriture de son projet pour 2017 – c’est comme cela qu’il s’est retrouvé au séminaire de préparation de la campagne, le samedi 2 avril à l’Elysée, en présence d’un seul autre membre du gouvernement, Ségolène Royal. La collaboration aura été de courte durée. Les tensions sont réapparues. Le président doit se résigner: il a perdu Emmanuel Macron. Certains ministres hollandais ont bien essayé de faire rentrer dans le rang l’ancien banquier. « Je sais que tu es proche d’Emmanuel, dit l’un d’entre eux à un parlementaire. Sache que le président est furieux. Si ça continue, cela va mal finir entre eux! » Quand le message est transmis au ministre de l’Economie, celui-ci fait fi de l’intimidation. « Oui, c’est possible », commente-t-il. Les amarres sont larguées, advienne que pourra. « Il a mis le doigt dans un engrenage, note un fidèle. Il s’attend à se faire ‘tataner’ la gueule par la garde prétorienne de Hollande. Il le sait: il n’y aura pas de quartier. »Comme toujours en pareil cas, les entourages s’en donnent à coeur joie pour transformer un feu en incendie. Les soutiens dutrentenaire, exaltés par la popularité galopante de leur champion, se lâchent. « Si Macron est candidat en 2017, le chef de l’Etat aura démontré qu’il a fait de la jeunesse sa priorité », ironise un proche. Un autre: « François Hollande aura couvé deux personnalités au cours de sa carrière. L’une, de façon improductive: Jacques Delors. L’autre va dépasser ses espérances. » A l’Assemblée, les parlementaires proches de Macron, peu nombreux, ont droit à quelques lazzis. « Alors, tu marches? » lance, goguenard, un élu PS à son camarade le député Richard Ferrand. Ce proche d’Emmanuel Macron (par ailleurs fidèle de Jean-Yves Le Drian, en Bretagne) ne s’en laisse pas compter: « Et toi, tu boites? » Pourquoi le président, qui vit, dort et respire en homme politique, n’a-t-il rien vu venir? La première raison tient à une conviction. Pour l’ancien maire de Tulle, on n’existe, politiquement, que si on est un élu. La carrière précède le destin. Il sous-estime donc le néophyte Macron, malgré les alertes répétées de ses amis, dès décembre 2015. A l’époque, l’ancien inspecteur des Finances profite des dégâts de la déchéance de nationalité pour tisser sa toile. Il braconne sur les terres hollandaises – il chouchoute ainsi les historiques Kader Arif et Frédéric Cuvillier. Devant un parlementaire, qui rapportera l’anecdote à l’Elysée, Macron tente: « Et toi, tu ferais quoi si François ne pouvait pas se représenter? »La seconde explication prend sa source dans une blessure narcissique, de celles qui forgent un caractère. « Hollande traite Macron, depuis le début, comme il aurait aimé que François Mitterrand le traitât, estime un historique. Il se voit en lui. » A l’Elysée, au début des années 1980, le jeune Hollande est un conseiller technique anonyme. Il est aussi brillant, libre, véloce et drôle que le sera Emmanuel Macron, mais il reste dans l’ombre – Mitterrand n’a d’yeux que pour Ségolène Royal, autre membre de son cabinet. C’est après un chemin de croix, en gagnant ses galons sur les terres du Limousin, que commencera l’ascension du socialiste.Quand le jeune Emmanuel se met à travailler pour lui, en 2010, c’est le coup de foudre. « Ces deux-là se sont sniffés tout de suite », résume un intime. Il prend Macron sous son aile, l’intègre aux réunions de préparation de la primaire qui se tiennent, chaque lundi, dans l’appartement parisien d’André Martinez, un camarade de promo. Y participent Jean-Pierre Jouyet (l’actuel secrétaire général de l’Elysée), Jean-Marc Janaillac (qui vient d’être choisi pour piloter Air France), Christophe Chantepy (ex-directeur de cabinet de Jean-Marc Ayrault), le conseiller d’Etat Laurent Olléon et Manuel Flam (ancien directeur de cabinet de Cécile Duflot).

http://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/hollande-macron-la-rupture/ar-BBsRe5p?li=BBoJIji&ocid=HPCDHP

Déclaration sidérante de Pierre Moscovici, Commissaire Européen

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Les propos du sinistre commissaire Européen, atteignent un niveau de cynisme effarant pour l’image de la Commission européenne, et de l’Union européenne en général

M. Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques et financières, a fait le 3 mai une déclaration sidérante dans une interview à la presse régionale (Est Républicain, Dauphiné…) Il y affirme, le plus sérieusement du monde: «Mais oui, les dépenses publiques en faveur des réfugiés ont un effet de relance sur l’économie européenne. Nous l’avons chiffrée en novembre dernier à 0,2 à 0,3 point sur la croissance de l’Union, voire 0,4 à 0,5 point dans les principaux pays d’accueil comme l’Allemagne.»

Les propos de M. Moscovici relèvent de l’idéologie et de la propagande. Ils donnent le sentiment d’un traitement préférentiel accordé au migrant sur l’Européen.Ce qui est bien pour le migrant, une hausse de la dépense publique, est mauvais pour l’autre, l’Européen. Ils illustrent le dogme de la table rase selon lequel les nouveaux venus apportent un sang neuf qui régénère la vieille Europe.

En outre, une phrase de la même interview exprime à merveille l’état d’esprit du commissaire Moscovici: «En 2017, je serai toujours un socialiste engagé, défenseur d’une gauche moderne, mais vraiment à gauche». Par delà l’idéologie, il y a le culte du je, le narcissisme absolu. Peu importe les bidonvilles, peu importe, les 22 millions de chômeurs et 84 millions de pauvres, peu importe les noyades, peu importe l’exaspération des Européens face à un tel cynisme, peu importe la montée des haines, la poussée du vote extrémiste et de la violence, peu importe le risque d’un retour en Europe des haines nationalistes, peu importe. Tout ce qui compte: moi-je, moi je suis «vraiment de gauche». Voilà. Et tout le reste, on s’en fout…

Le raisonnement de Moscovici est invraisemblable. Ces propos atteignent un niveau de cynisme effarant pour l’image de la Commission européenne, et de l’Union européenne en général. L’Union européenne compte 22 millions de chômeurs et 84 millions de pauvres, vivant sous le seuil de pauvreté, dont la plupart dans les pays du Sud – Grèce, Portugal – touchant moins de 500 euros par mois. Elle compte 2,7 millions de sans- abri et 17 millions de personnes en logement insalubre ou précaire. Tous, directement ou indirectement, sont les laissés pour compte de la politique européenne de restriction des dépenses budgétaires.

Les migrants sont une chance pour l’Europe et la France ! Tel est le message de M. Moscovici? M. Moscovici, pour tenir de tels propos, vit dans sa tour d’ivoire bruxelloise, avec tous les avantages liés à sa fonction. Il s’exprime en eurocrate coupé du monde. Pourquoi n’irait-il pas expliquer les bienfaits sur la croissance de l’afflux de migrants aux commerçants de Calais, une région dont l’image et l’économie sont dévastées par la sinistre Jungle, un gigantesque bidonville ou zone de non-droit où se sont installés dans la plus totale illégalité des milliers de migrants? 400 commerçants de Calais ont porté plainte contre l’Etat en raison de l’effondrement de leur chiffre d’affaires de 40% depuis le début de l’année. M. Moscovici aurait-il le courage d’aller leur expliquer les bienfaits du flux migratoire sur la croissance? Et les riverains des bidonvilles parisiens de Stalingrad, de la Chapelle, d’Austerlitz, qu’en pensent-ils?

Contrairement à ce que pense Moscovici, l’afflux de migrants en Europe constitue toutefois un « grave problème » pour un marché du travail déjà au ralenti et requiert des mesures d’intégration pour « débloquer » les bienfaits économiques à plus long terme, « La vague de réfugiés constitue un grave problème pour la capacité d’absorption des marchés du travail de l’Union européenne et met à l’épreuve les systèmes politiques », note l’institution. Plus généralement, alors que les attaques terroristes ne faiblissent pas et que l’instabilité reste forte au Moyen-Orient.

CBV

Après le FMI, l’UE abaisse à son tour les prévisions de croissance pour 2016

Après le FMI, (-0,2 point) l’UE abaisse ses prévisions de croissance de 0,1 point pour 2016

La croissance de l’économie de la zone euro devrait légèrement ralentir cette année du fait d’une détérioration de la situation de ses principaux partenaires au moment où les effets de la baisse du pétrole et de l’euro commencent à s’estomper, estime la Commission européenne.

Dans ses prévisions économiques de printemps publiées mardi, elle ne table plus que sur 1,6% de croissance dans la zone cette année puis 1,8% l’an prochain, soit dans les deux cas 0,1 point de moins que dans ses anticipations précédentes, début février.

Elle a revu dans le même temps en hausse, à 1,7% contre 1,5% précédemment, la marque de 2015.

La Commission révise aussi en baisse de 0,1 point ses attentes pour la croissance de l’ensemble de l’Union européenne, à 1,8% pour cette année et 1,9% pour 2017.

Dans un communiqué, le vice-président de la Commission Valdis Dombrovskis déclare que « la reprise économique en Europe se poursuit, mais le contexte mondial est devenu moins favorable. »

Outre le ralentissement en cours dans les pays émergents, la CE cite le rebond récent des cours du pétrole, dont le soutien à la croissance devrait faiblir progressivement, et le renchérissement de l’euro qui « pourrait rendre la zone euro plus vulnérable aux effets d’un ralentissement de la croissance mondiale. »

Elle a néanmoins revu en baisse ses prévisions d’inflation pour la zone euro à 0,2% cette année, contre 0,5% précédemment), et 1,4% (contre 1,5%) l’an prochain. Celles de la Banque centrale européenne se situent à 0,1% pour 2016 et 1,3% en 2017.

Si la Commission reste très prudente sur la croissance, elle est un peu plus optimiste sur l’emploi, anticipant pour la première fois un taux de chômage qui passerait sous 10%, à 9,9%, dans la zone euro en 2017 après 10,3% cette année et 10,9% en 2015.

Elle escomptait auparavant 10,5% de chômeurs en 2016 et 10,2% en 2017.

Selon le PMI, L’afflux de migrants en Europe constitue toutefois un « grave problème » pour un marché du travail déjà au ralenti et requiert des mesures d’intégration pour « débloquer » les bienfaits économiques à plus long terme, exhorte le Fonds. « La vague de réfugiés constitue un grave problème pour la capacité d’absorption des marchés du travail de l’Union européenne et met à l’épreuve les systèmes politiques », note l’institution. Plus généralement, alors que les attaques terroristes ne faiblissent pas et que l’instabilité reste forte au Moyen-Orient, le Fonds s’inquiète d’une possible « escalade des tensions géopolitiques » qui minerait davantage la confiance et perturberait le commerce mondial.

Croissance en France : le FMI abaisse ses prévisions

Après avoir gagné 1,1 % en 2015, le PIB devrait progresser de 1,3 % cette année, soit 0,2 point de moins que ce qui était prévu en octobre.

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