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Economie et croissance (France et Union Européenne)


(Ne pas confondre « PIB et Croissance économique »)

Sauf de 2006 à 2008, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne. Bref l’idée d’une France à la traîne de l’Europe ne correspond pas à la réalité économique : nous avons plutôt fait mieux. Là encore, cela ne signifie pas que tout soit rose – nous aurions pu sans doute faire mieux, et notre taux de chômage, notre dette ou notre niveau de déficit sont peu enviables. En 2013, la France a annoncé une prévision de 0,8 %, mais personne de l’a crue. Et en effet, elle a fini à 0,3 %.Néanmoins, ces constats ne doivent pas occulter le fait que l’économie française se situe très en-dessous de son potentiel. Ainsi, avec un taux de chômage de 11 % (celui du sous-emploi ou de l’emploi déclassé doublant probablement ce chiffre), nous pourrions augmenter fortement notre croissance si nous arrêtions d’exclure des millions de français du marché de l’emploi. De la même façon, l’image économique dégradée de notre pays, même si elle ne correspond pas aux faits, nous coûte des investissements et donc de l’emploi : nous aurions tout à gagner à l’améliorer.

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Le PIB tricolore a progressé de 1,1% en 2015. C’est un tout petit mieux que ce qu’espérait le gouvernement. C’est moins bien que la plupart de ses partenaires et concurrents européens. En 2015, l’activité a progressé de 1,1% en France. Fait assez rare pour être souligné, la prévision gouvernementale a été dépassée de 0,1 point. Il faut donc s’en réjouir. Autre bonne nouvelle, cette « reprise » trouve en partie son origine dans le réveil de l’investissement des entreprises. Il reste maintenant à espérer que les entreprises françaises continuent à moderniser leurs parcs de machines en 2016, en dépit de l’arrêt de la mesure de sur amortissement, prévu en avril. Les entreprises ont-elles profité d’un effet d’aubaine ? Pour profiter de cette « prime », ont-elles seulement accéléré leur programme d’investissements.

Les raisons d’être déçu sont bien plus nombreuses. En 2015, 90.000 personnes supplémentaires sont venues grossir les rangs des demandeurs d’emplois. Si reprise il y a, elle ne s’accompagne pas d’une inversion de la courbe du taux de chômage, qui devait se réaliser fin 2013. La croissance du chômage est toujours d’actualité au premier trimestre 2016, à contrario Le Royaume-Uni affiche un dynamisme insolent, l’économie française est à la traîne par rapport à ses principaux partenaires et concurrents européens. Ainsi, l’Allemagne a vu son PIB augmenter de 1,7% en 2015. Au Royaume-Uni, c’est une hausse de 2,2% de l’activité qui a été observée. En Espagne, la croissance a progressé de 3,2%. C’est une hausse proche de 1,6% que l’économie portugaise devrait enregistrer.

Seule l’Italie, parmi les principaux voisins de la France, ferait moins bien. Selon l’Istat, l’institut de statistiques, le PIB de la Péninsule n’aurait augmenté que de 0,9% l’année dernière. Certains experts envisagent toutefois une croissance supérieure à 1% de l’économie italienne.

Résultat, avec une croissance de 1,1%, l’économie française aurait été moins dynamique que l’ensemble des pays de la zone euro. En 2015, le PIB de la zone euro devrait avoir augmenté de 1,5%, à comparer à une croissance mondiale pour l’instant estimée à environ 3% selon la plupart des institutions internationales. Mainte fois rabâchée par la plupart des rapports sur la compétitivité et l’industrie tricolore, la principale raison de cette atonie relative réside dans  la faiblesse du commerce extérieur français. Quand la France affiche entre 120.000 et 130.000 entreprises exportatrices, dont près de la moitié ne développent pas de courants d’affaires réguliers, l’Italie et l’Allemagne en recensent 300.000 et 400.000 environ. C’est ce qui explique en partie le succès de l’Allemagne, qui est depuis près de dix ans le premier exportateur mondial. La sortie de crise de l’Italie mais aussi le rebond de l’économie espagnol – qui n’a néanmoins pas permis de réduire le chômage de masse -, s’explique aussi par la vitalité des exportations italiennes et ibériques.

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