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Traite des êtres humains et esclavage


Traite des êtres humains et esclavage

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Pour être efficace il convient de s’attaquer aux sources du mal et aux acteurs.

Selon un rapport de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, la France ne lutte pas suffisamment contre la traite des êtres humains. L’institution rappelle que le fléau ne se limite pas à la prostitution mais à toute forme d’exploitation.

Adultes ou enfants contraints de se prostituer, esclaves domestiques, migrants exploités dans des ateliers clandestins, mineurs contraints à la mendicité ou à la délinquance pour le compte d’autrui… La traite des êtres humains recouvre des réalités très diverses et la France ne lutte pas suffisamment contre ce fléau, alerte la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) dans un rapport publié ce jeudi.

Selon l’institution, le sujet est encore mal connu parmi les Français, qui ont tendance à croire qu’il se limite à la prostitution. « Si l’exploitation sexuelle est une forme importante d’exploitation, elle ne recouvre pas l’ensemble des phénomènes », insiste la CNCDH, composée de 64 représentants syndicaux, associatifs ou personnalités qualifiées.

« Loin des idées reçues, l’esclavage moderne existe dans notre pays, de même que le travail forcé de personnes vulnérables, et que nombre d’enfants et d’adolescents sont contraints à mendier ou à voler ». Or, « la France n’est toujours pas dotée d’une politique publique à part entière de lutte contre la traite et l’exploitation des êtres humains », dénonce l’institution.

Un plan d’action national a certes été lancé en 2014, qui a confié à la CNCDH le mandat de rapporteur national indépendant. Mais « bon nombre de mesures n’ont à ce jour pas été mises en place », estime cette dernière.

Pour la CNCDH, pour faire évoluer la situation, les pouvoirs publics doivent mener et financer des actions coordonnées, en poursuivant les auteurs de la traite et démantelant les réseaux, et en protégeant et prenant en charge les victimes, en particulier les mineurs qui « doivent toujours être considérés comme victimes, et non comme ‘délinquants’ ou ‘migrants irréguliers' ».

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