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Soupçon de détournement et abus de biens sociaux


Les « Le Pen » sont soupçonnés de « détournement  » par la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP)

Le Pen, le prêt empoisonné

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Par Mélanie Delattre et Christophe Labbé

Publié le 25/02/2016 à 06:00 | Le Point

La villa porte encore les scories de l’incendie. Il y a un an, les flammes ravageaient La Bonbonnière, le domicile de Jean-Marie Le Pen à Rueil-Malmaison. Pour échapper au brasier, l’ancien président du Front national a été obligé de sauter d’une fenêtre et de se réfugier sur la terrasse. Aujourd’hui, un autre incendie – judiciaire cette fois – menace d’embraser la maison Le Pen et de réduire en cendres les ambitions présidentielles de Marine pour 2017.

Une affaire qui pourrait bien embarrasser Marine Le Pen. Dans son édition du 25 février, « Le Point » révèle que Marine et Jean-Marie Le Pen sont soupçonnés d’avoir acquis leur propriété commune de Rueil-Malmaison, surnommée « La Bonbonnière », avec l’argent du microparti du patriarche, Cotélec. 

Une entorse qui a a conduit la HATVP à saisir la justice pour « abus de confiance » et « recel d’abus de confiance ».

Bien qu’elle ait vendu la propriété en 1987, Jany Le Pen, épouse du Menhir, était restée dans les lieux comme locataire. A l’issue d’un interminable bras de fer juridique, elle a obtenu de la racheter au prix dérisoire d’il y a 30 ans, 336.000 euros. En janvier 2013, le patriarche des Le Pen et deux de ses trois filles, Marine et Yann en deviennent les heureux propriétaires, Jany conservant « le droit d’usage ». 

Or pile avant cette acquisition, le compte bancaire du vieux chef frontiste était crédité de 600.000 euros en provenance directe de son microparti, Cotélec, qui correspond à plus de 80% du prix d’achat de la villa (384.000 euros d’arriérés de loyers sont venus s’ajouter aux 336.000 euros de la vente). 

« Si les faits étaient avérés, il pourrait s’agir d’un détournement de fonds publics », estime la HATVP.

Si elle était poursuivie dans ce dossier, Marine Le Pen pourrait, en tant que bénéficiaire de l’opération immobilière, risquer cinq ans d’emprisonnement, 375.000 euros et jusqu’à dix ans d’inéligibilité.

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