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Le nouvel ordre mondial


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Quand Russes et Américains se voulaient être les maitres du nouvel ordre mondial (cela n’a pas changé)

YALTAS (conférence de dupe) ou les prémisses du partage de l’Europe en deux blocs.

D’un coté le bloc pro-anglo-américain (bloc de droite) et le bloc de gauche pro-russe et prolétaire.

Une conférence pour poser les bases d’un monde nouveau. (Ordre mondial dominé d’un coté par les Anglo-américains et de l’autre par les Russes)

La déclaration sur l’Europe libérée

Cette déclaration a été proposée par Roosevelt et Staline et montre généreusement les principes censés permettre l’établissement d’un « ordre mondial régi par le droit ». Il est dit dans cet article que dans chacun des pays libérés, des gouvernements provisoires seront constitués en ayant la forme et la politique que chacun de ces États souhaite. Il est aussi dit que des élections libres auront lieu dans chacun de ces pays. Cet article est une grande preuve de naïveté de la part de Roosevelt, qui se félicite d’avoir donné une tonalité morale aux accords de Yalta. D’ailleurs, par cynisme ou lassitude, Staline approuve tout sans protester.

Pour Roosevelt, le principal dossier de Yalta est celui de la future Organisation des Nations unies. Il entendait réussir, là où Wilson avait échoué après la Première Guerre mondiale avec la Société des Nations, et devenir l’arbitre entre les Anglais et les Soviétiques. Il ne se montre donc pas trop exigeant avec Staline, notamment sur la question de la Pologne. Tous les acteurs sont d’accord sur ce projet mais une question fait débat : qui sera membre du Conseil de sécurité, et quels pays composeront l’Assemblée ? Les Américains soutiennent l’adhésion de la Chine, et les Britanniques celle de la France, au sein du Conseil de sécurité. Bien que Staline objecte le fait qu’il serait en position défavorable, il finit par céder. Le réel problème se pose alors pour la composition de l’Assemblée. Les Soviétiques craignent une mainmise anglo-américaine (soutien des pays du Commonwealth et d’Amérique latine). L’URSS exige donc, que chacune des seize républiques soviétiques fédérées dispose d’un siège. Dans l’extrait de la conférence non disponible au public, on constate que l’URSS obtient l’adhésion de deux républiques fédérées : la Russie blanche (Biélorussie) et l’Ukraine. Après réflexion et négociations, Staline ne demandait plus que l’adhésion de ces deux républiques ainsi que la Lituanie. Cette dernière est refusée mais Roosevelt doit s’incliner face à Staline pour préserver la réussite de son projet (l’ONU).

Une conférence future est programmée pour le 25 avril 1945 à San Francisco. L’organisation de cette conférence est due au fait que les trois grands n’ont su se mettre d’accord sur le système de vote de l’assemblée de la future Organisation des Nations unies, ainsi que sur l’obtention du droit de veto ou non. Ils ne se sont d’ailleurs pas mis d’accord sur les États qui pourront accéder à cette organisation. Il est donc déclaré dans un extrait non disponible au public, que « Les nations associées qui auraient déclaré la guerre à l’ennemi commun avant le 1er mars 1945 » seront invitées à la conférence de San Francisco et pourront faire partie de l’ONU.

Conférence de San Francisco et la naissance de la future « ONU »

La conférence de San Francisco, se déroulant dans la ville du même nom, a été initiée par les États-Unis et a regroupé 51 États (48 États: la Pologne signera la Charte des Nations Unies plus tard et l’URSS représente les sièges biélorusse et ukrainien) du 25 avril au 26 juin 1945 afin d’établir une alliance commune. Sa convocation avait été décidée en février lors de la conférence de Yalta. C’est à l’issue de la Conférence de San Francisco que naquit l’Organisation des Nations unies (ONU), avec la signature de la Charte des Nations unies.

C’est Georges Bidault, ministre des affaires étrangères du gouvernement provisoire dirigé par Charles de Gaulle, qui était le chef de la délégation française à cette conférence. Il a obtenu, avec l’appui de l’Union soviétique, du Canada, et de plusieurs pays latino-américains, que le français soit langue de travail à égalité avec l’anglais. C’est sur les instructions de De Gaulle que Georges Bidault fit prévaloir le maintien du français comme langue officielle de l’ONU et comme langue de travail du Secrétariat de cette organisation avec l’anglais  »

CBV

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