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Mitterrand le faux humaniste


Mitterrand le faux humaniste tant adulé par ses héritiers et cité et présenté comme exemple par Hollande et les socialistes!

Mitterrand et l’insurrection Algérienne (il ne peut y avoir qu’une seule réponse « de Bizerte à Casablanca… La guerre ») Le rejet d’une solution démocratique qui aurait évité le massacre d’innocents et le carnage dans les rangs des appelés du contingent qui pour la très grande majorité étaient mineur à l’époque de leur incorporation (tout cela pour une guerre qui aurait pu être évitée)

Mitterrand fut le principal responsable du rejet d’une solution démocratique au problème algérien– celle utilisée par Edgar Faure avec les accords d’Aix les Bains sur le Maroc – et de la guerre totale contre le mouvement national algérien. C’est ensuite un livre écrit par Benjamin Stora désigné par le Président, le 9 mars 1984, lors d’une rencontre à l’Élysée, comme l’HISTORIEN de la guerre d’Algérie. En le nommant co-président de l’Institut Maghreb-Europe créé pour lui à cette occasion, il était bien entendu que Stora développerait à l’Université, dans les colloques, la presse et tous les médias, une histoire politiquement correcte, consistant à faire du FLN le seul dirigeant de la rébellion algérienne, en faisant l’impasse sur le combat mené par Messali Hadj depuis l’Étoile Nord-Africaine. On ne devait pas savoir que Messali voulait construire une Algérie souveraine et démocratique à l’issue d un processus constituant et qu’il réclamait pour réaliser ce programme l’aide de la classe ouvrière et du peuple français ami. . Contrat strictement respecté par Benjamin Stora qui, depuis 1984, a ignoré ou dénaturé toute l’histoire du nationalisme et du syndicalisme algérien en France (USTA). En 2010, Stora qui a occupé tout l’espace médiatique sur l’Algérie respecte encore son contrat. Dans ce livre, il parle des Algériens guillotinés en 1957, ce que chaque historien sérieux savait, mais sans rien dire sur la mise en route du processus qui a conduit à la guerre totale contre le peuple algérien. On parle de la guillotine mais la thèse centrale du livre est que : si « Mitterrand n’a pas été au rendez-vous de la décolonisation », il convient maintenant d’être indulgent puisque, sur le tard de sa vie, il a reconnu avoir commis « une faute». Pour Stora cette faute aurait été commise avec la dissolution du MTLD. Il écrit : «François Mitterrand va alors commettre une erreur : la dissolution, le 5 novembre 1954, du MTLD dirigé par Messali Hadj, acte que tente de relativiser aujourd’hui André Rousselet : «Formellement, c’était une décision naturelle dans la mesure où cette formation politique s’inscrivait dans une lutte pour l’autonomie ». Ceux des militants du MTLD qui n’ont pas été arrêtés prennent immédiatement le maquis. Et la dispersion se fait au profit du FLN qui occupe maintenant tout le terrain, même si le 9 novembre Messali Hadj proclame la création de son nouveau mouvement, le MNA (Mouvement national algérien », p.69. La réalité est bien différente : le MNA a été crée au lendemain de l’interdiction du MTLD en novembre et le premier numéro de son journal La Voix du Peuple est parue en décembre 1954 et il donne les premières informations sur les maquis de l’ALN dont tous les militants et cadres étaient messalistes. Pendant l’année 1955, seule La Voix du Peuple donne des informations sur l’ALN. Messali a appelé à l’insurrection le 2 et non pas le 9 novembre et tous les militants qui ont échappé à la répression, n’ont pas rejoint le FLN inexistant en 1954, mais l’ALN dirigée dans le Constantinois, la Kabylie et les Aurès par des messalistes. Stora sait cela puisqu’en 1976, il a soutenu avec mon aide un mémoire de 3e cycle «Histoire du Mouvement national algérien (MNA) (13 juillet 1954-9 mars 1956), Paris X, 183p. Mais maintenant il écrit le contraire, pourquoi ? et sans remonter aux origines ? Mitterrand sur le sentier de la guerre Mitterrand a été nommé ministre de l’intérieur et de l’Algérie dans le gouvernement Guy Mollet formé le 19 juin 1954 avec Jacques Chevallier, secrétaire d’État à la guerre. Chevallier connaît parfaitement le problème algérien, puisqu’il est maire d’Alger dont tous les conseillers municipaux sont membres du MTLD, dont le comité central a exclu tous les messalistes de la direction à son congrès d’avril 1953. Il a suivi toute la crise du MTLD ouverte pendant l’été 1953 et qui s’est déroulée en quatre moments : la lutte pour le contrôle du parti (décembre 1953-avril 1954) qui se termine par le ralliement massif de la Fédération de France et des kasmas d’Algérie au Comité de Salut Public créé par Messali. Au bord de l’effondrement, les Centralistes ont chargé Messali

d’organiser un Congrès extraordinaire, qui aboutira à la refondation du MTLD au Congrès d’Hornu (juillet 1954) avec une direction, le Conseil national de la révolution (CNRA) chargée de préparer l’insurrection en décembre 1954 après la session de l’ONU. Le 2 octobre 54, la déportation de Messali de Niort aux Sables d’Olonnes (Vendée) est le premier acte de la guerre d’Algérie décidée par le seul Mitterrand. La réaction est vive. Des centaines de « comités pour la libération de Messali » se mettent partout en place Des meetings et des manifestations sont organisées dans 45 villes de France et 62 en Algérie. (L’Algérie Libre 8 et 15/10/54) Le 22 octobre, des manifestations de masse se déroulent à Alger, Bône, en Kabylie et dans le pays contre la venue de Mitterrand en Algérie (L’Algérie Libre, 30/10). De retour en France Mitterrand et Chevallier préparent la guerre. Le 27 octobre, le général Cherrière, ancien membre du cabinet René Mayer devient commandant inter armes, avec un état-major homogène, avec les généraux Spillman à Constantine, Wiedespach-Thor à Oran, Pardes à Alger. Le choix n’est pas fortuit et la liaison avec les préfets sera excellente, car ils sont tous liés à René Mayer, l’homme du Cartel des banques et du lobby colonial. Il en est ainsi du préfet de Constantine Dupuch, ancien directeur adjoint de René Mayer à Matignon, de Jean Vaujour qui assure la liaison directe avec François Mitterrand, Cherrière et Chevallier. Le 29, tous les responsables civils et militaires, tiennent à la Préfecture de Constantine un conseil de guerre. Enfin le 31, Jacques Chevallier vient sur place stimuler les forces de sécurité et d’administration. Mitterrand,la répressionet la torture Dans la nuit de la Toussaint, le CRUA déclenche une série d’attentats. Le jour même, Moulay Merbah, secrétaire général du MTLD, un parti légal dont cinq membres sont députés, est arrêté et torturé pendant une semaine. Des centaines de messalistes sont arrêtés et torturés de façon ignoble soulevant l’indignation de l’Humanité du 8/11 qui parle « des tortures dignes de la Gestapo » et de Claude Bourdet dans France Observateur « Y a-t-il une Gestapo algérienne ?» La répression soulève l’indignation de la Fédération de l’Éducation Nationale (FEN) qui tient son Congrès national du 1 au 3 novembre 1954, et se prononce à l’unanimité, y compris les sections d’Algérie pour la libération de Messali Hadj. Sans résultat ! Pendant une semaine, le Journal d’Alger de Jacques Chevallier dénonce le complot du PPA et rend responsable Messali des attentats et du terrorisme, justifiant par là, la répression massive. Le 5 novembre enfin, le MTLD est interdit et la répression devient plus massive, avec l’arrestation et la torture de centaines de messalistes. La répression,la torture, la guerre,les bombes etlenapalm Mitterrand entend écraser avant l’hiver la rébellion. Il envoie des renforts pour isoler les Aurès. Allant plus loin, il fait bombarder massivement le massif, n’hésitant pas à utiliser le napalm contre les villages et les populations civiles. Cette politique sera dénoncée fermement par Ferhat Abbas Dans son journalLa RépubliqueAlgérienne du 12 novembre 1954, on lit : « Le Bureau politique et les élus de l’UDMA ont pris connaissance avec stupeur et indignation de l’information publiée le lundi 8 novembre par un quotidien algérien du soir et aux termes de laquelle « l’aviation a déjà effectué de spectaculaires arrosages au napalm sur l’Aurès ». Le gouvernement général a sans doute démenti cette information, mais sans pour autant inquiéter ses auteurs pour diffusion de fausses nouvelles. Une équivoque grave est ainsi entretenue dans les esprits. […] C’est pourquoi, tout en appelant de nouveau les populations algériennes à la plus grande vigilance, l’UDMA tient à élever une solennelle et vigoureuse protestation contre la répression collective – par l’armée et les CRS – qui s’est abattue sur tout le pays, et plus particulièrement contre l’utilisation éventuelle de cette arme d’extermination et de destruction qu’est le napalm. »

Le napalm sur les Aurès parce que Ben Boulaïd le chef des Aurès est entré dans l’insurrection au nom de Messali Hadj ! Depuis l’Étoile Nord-Africaine, Messali est l’homme à abattre et son spectre continue de hanter tous les plumitifs algériens et français. Mais comme on ne peut refouler la marée avec un balai, on ne peut extraire Messali de la conscience des couches les plus profondes de la société algérienne comme du syndicalisme algérien et international. La répression, la torture, la guerre, les bombardements, le napalm, une simple « faute » ?

Jacques Simon (5 novembre 2010)

François Mitterrand, un guillotineur en Algérie

Face au problème algérien, François Mitterrand est-il un humaniste, un pragmatique ou un arriviste ?

François Malye : Les trois. Quand l’insurrection algérienne éclate à partir du 1er novembre 1954, il est plutôt pragmatique. En tant que ministre de l’Intérieur, il tente d’écraser la rébellion et de rétablir l’ordre. Mais il se montre également un humaniste. La torture le heurte. En 1955, il a l’intention de réformer la police en Algérie afin de la rendre plus respectueuse des populations musulmanes. Son projet consiste à muter en métropole les éléments les plus durs de la police locale et à nommer en Algérie des policiers de la métropole, plus vertueux. Un projet qui n’aboutira pas…

Comment va-t-il en arriver à faire couper des têtes ?

Le virage est pris lorsqu’il devient ministre de la Justice du gouvernement de Guy Mollet, le 2 janvier 1956. Le président du Conseil revient d’Alger où il a été conspué. Cette fois, il est bien décidé à écraser le FLN. La politique va se durcir. Garde des Sceaux, Mitterrand est alors le numéro trois du gouvernement. Au rythme où ceux-ci tombent, c’est bientôt son tour de diriger les affaires du pays, se dit-il. Mais pour rester dans la course, il ne faut pas faire partie des « mous ». Il va alors se déclarer favorable, dans la grande majorité des cas, à l’exécution des condamnés à mort qui attendent dans les geôles d’Algérie…

Au bout du compte, combien de demandes de grâce a-t-il refusées ?

On compte 45 guillotinés tandis qu’il occupe les fonctions de garde des Sceaux. Il refusera trente-deux demandes de grâce, en acceptera huit. Cinq avis ne sont pas connus. Retenons que dans 80 % des cas connus, François Mitterrand a refusé la grâce…

Sur le fond, il désapprouve la situation en Algérie. Mendès France et Alain Savary démissionnent, pas lui. Pourquoi ?

Jean Daniel le dit très bien dans le documentaire. Très vite, la tutelle morale de Mendès France lui a paru insupportable. Ce Mendès à la conscience pure n’est plus un exemple pour Mitterrand. Mendès France démissionnera en 1956 quand il comprendra que Guy Mollet n’utilise les pouvoirs spéciaux que contre les musulmans et pas contre les Européens d’Algérie. Mitterrand en est soulagé…

Pourquoi cette partie de sa biographie a-t-elle été si longtemps enfouie ?

…S’il a été occulté dans les années 1970, c’est que tout le monde au PS et au PC avait un intérêt à l’oublier. Les communistes, eux aussi, avaient voté les pouvoirs spéciaux.

…Donc, finalement, tout le monde s’est tu, et tout le monde est tombé d’accord pour oublier. L’Algérie, c’était sale. À l’époque, il n’y avait guère que la presse d’extrême droite pour remuer ce passé, mais sans le crédit de la presse traditionnelle

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