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Le chômage en baisse? (en catégorie (A) seulement).


Le chômage en baisse? (en catégorie (A) seulement).

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Fausse joie du gouvernement : Le chômage dans son ensemble progresse

Les chiffres dévoilés par Pôle emploi en cette veille de Noël clôturent l’année sur une note positive: un léger recul du nombre des demandeurs d’emploi sans activité en novembre, surtout chez les jeunes. Mais le chômage dans son ensemble augmente toujours.

En cette veille de Noël, le gouvernement aurait tort de bouder son plaisir: le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité en novembre « a baissé de 15 000 par rapport au mois d’octobre, soit -0,4% » en France métropolitaine, se réjouit le ministère du Travail dans un communiqué. Principaux bénéficiaires de cette embellie, les jeunes. Le nombre d’inscrits en catégorie A de moins de 25 ans a diminué de 1,1% en novembre. Le chômage des jeunes recule d’ailleurs depuis le mois de mai, ce qui s’explique en partie par le recours aux nombreux contrats aidés lancés depuis 2012.

Faut-il pour autant se réjouir d’une « tendance favorable », comme y incite le gouvernement? Le chômage avait déjà baissé de 0,7% en septembre. Mais l’accalmie a été de courte durée. Un mois plus tard, la ministre du Travail Myriam El Khomri avait à nouveau dû commenter des statistiques particulièrement moroses: 1,2% de hausse, soit 42 000 chômeurs de retour chez Pôle emploi.

Cette fois encore, la baisse du chômage doit être nuancée car elle ne concerne que les inscrits en catégorie A, c’est-à-dire ceux qui n’ont exercé aucune activité. Or la plupart des chômeurs alternent entre des périodes d’inactivité et des petits boulots, en CDD ou en intérim. Quand le chômage de la catégorie A diminue, beaucoup de demandeurs d’emploi basculent en fait vers les catégories B et C, qui ont augmenté en novembre de 0,9 et 1,4%. Certes, ils ont retrouvé du travail, mais ils restent tenus d’en chercher car rien n’indique qu’ils seront encore en poste le mois suivant. Sur l’année, le chômage des trois catégories a bondi de 5,1%, avec 5,4 millions personnes en recherche d’emploi.

Une minorité de reprises d’emploi

Autre raison de ne pas crier victoire trop vite, les chômeurs qui disparaissent des listes de Pôle emploi ne sont qu’une minorité à le faire parce qu’ils déclarent retrouver du travail. La « reprise d’emploi déclarée » n’a représenté en novembre que 20,8% des motifs de sortie des listes. Certes, c’est mieux que le mois précédent (19%). Mais cela reste loin derrière les « cessations d’inscription pour défaut d’actualisation » (43%), les entrées en formation (8,7%) ou encore les radiations administratives (8,5%), même si selon Pôle emploi, une partie de ces cas peut aussi cacher des embauches.

Un chômage catastrophique chez les plus de 50 ans

Si le gouvernement se réjouit chaque mois de la situation des moins de 25 ans, rien ne réussit à stopper la poussée continue du chômage des « seniors ». Toutes catégories confondues, le nombre de demandeurs d’emploi de plus de 50 ans a encore progressé de 0,6% en novembre, et de 9,7% sur un an. Leur cas est d’autant plus préoccupant qu’ils sont également de plus en plus nombreux parmi les chômeurs de longue durée – sans emploi depuis plus d’un an -, dont le nombre a encore progressé de 0,6%, malgré le plan du gouvernement pour l’endiguer.

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