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Politique et insécurité du gouvernement Valls


 

 

Echec sur toute la ligne de la politique sécuritaire du gouvernement Valls

(Valls doit démissionner s’il est honnête).

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À Grenoble, Valls défend sa politique sécuritaire (6 /11 /2015)

Près d’un mois après les violences urbaines provoquées par des gens du voyage à Moirans, le premier ministre est venu rassurer sur sa vision de l’autorité, cinq ans après le «discours de Grenoble» prononcé par Nicolas Sarkozy.

Tous attendaient Manuel Valls qui devait venir deux semaines plus tôt et avait été contraint d’annuler en raison du terrible accident de car en Gironde. Et lorsqu’il est sorti de la mairie, après avoir rencontré élus et victimes, le premier ministre a pu mesurer à quel point les événements avaient fracturé la commune. Lui-même a été applaudi mais aussi hué par des «individus excités et provocateurs». Dans une cohue invraisemblable, il est allé vers ces jeunes qui l’appelaient «Manu la mollesse»: «Personne n’empêchera la République d’avancer», a-t-il répondu. Et lorsque le cortège ministériel est parti, les esprits continuaient à s’échauffer. Valls s’est dit saisi par «le choc, la peur, l’indignation mais aussi la colère et les larmes» qu’il a vus «dans les yeux des habitants».

Une image politique effritée

Accompagné du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du secrétaire d’État à la Réforme territoriale, André Vallini, le chef de gouvernement était venu sur place pour rassurer le maire DVD de la commune, Gérard Simonet, et les habitants, alors que l’enquête est toujours en cours. «Ces faits ne seront pas impunis. La justice fait et fera son travail. Parfois, cela prend du temps. Il n’y aura aucune impunité et ceux qui se sont livrés à ces actes seront interpellés, poursuivis et sanctionnés», a-t-il promis, ajoutant, comme le lui suggérait le maire de Moirans, qu’«il faut apporter des solutions réglementaires» par rapport à la situation des gens du voyage sédentarisés.

Sécurité et autorité. Valls, l’ancien maire d’Évry (Essonne), l’ex-ministre de l’Intérieur, a renoué vendredi avec ses marqueurs, «ses identifiants politiques» selon les mots d’un ministre. «Il est dans une stratégie de reconquête. Il cherche à ré irriguer ses terrains traditionnels», analyse ce ministre. «Comme il est obligé de coller aux zigzags de Hollande, son image de politique tranché, s’est effritée. Il devait réagir», estime un élu de la majorité.

«Surenchères malsaines»

Alors que la droite – le patron des Républicains, Nicolas Sarkozy, en tête – n’en finit pas de critiquer la perte d’autorité de l’État, Valls s’est rendu ensuite à Grenoble pour féliciter les forces de l’ordre qui sont intervenues à Moirans. Et pour prononcer un discours sur la sécurité dans lequel il donne sa vision de l’autorité. Le lieu n’est pas anodin. C’est là, il y a cinq ans, le 30 juillet 2010, que Sarkozy avait fait son «discours de Grenoble». «Il ne s’agit pas, comme cela a pu être le cas dans un autre discours prononcé à Grenoble, d’opposer les uns aux autres, de stigmatiser», a insisté Valls, ajoutant qu’il refusait «les amalgames».

Alors que Sarkozy critique le bilan du gouvernement sur la sécurité, Valls a aussi eu à cœur d’énumérer les émeutes de Villiers-le-Bel en novembre 2007, les événements des Mureaux en mars 2009, de Clermont-Ferrand en 2011 et de Saint-Aignan en juillet 2010. Pas question pour le premier ministre, à un mois des régionales et alors que la présidentielle se profile, de céder un pouce de terrain sur ce dossier sensible. Comme il l’a fait dans un texte posté jeudi soir sur sa page Facebook, Valls a plaidé pour «une seconde voie» qui «consiste à agir avec constance, pour renforcer l’autorité». Il a dénoncé «cette démagogie coupable» et ces «surenchères malsaines». Sur les questions de sécurité, les passes d’armes iront crescendo jusqu’en 2017.

(Les émeutes de Grenoble dans la nuit du 16 au 17 juillet 2010 dans le quartier de la Villeneuve (transformé en véritable Beyrouth) à la suite de quoi le préfet avait été limogé pour incompétence et surtout les accusations d’un certain Jospin ancien premier ministre, qui accusait la droite au pouvoir de vouloir faire de la surenchère sécuritaire… (Tout en admettant qu’il n’avait pas lui-même réussit à endiguer la violence). Suite à son limogeage le maire de Grenoble avait décoré l’ex préfet pour le récompenser de son incompétence).

Deux semaines après le saccage de Moirans, les interpellations se font attendre

Des actes de violences, voitures incendiées, la gare et un restaurant mis à sac, y avaient été commis le 20 octobre par des gens du voyage qui réclamaient que l’un des leurs, incarcéré, puisse assister aux funérailles de son frère, mort dans un accident à bord d’une voiture volée. Initialement, Manuel Valls aurait dû se rendre dans cette petite commune de 8000 habitants il y a deux semaines. Il avait été contraint d’annuler son déplacement à cause du très meurtrier accident d’un car à Puisseguin, en Gironde, qui a coûté la vie à plus de 40 personnes.

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