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La cote de confiance de Hollande rechute lourdement et primaire au PS en vue !!!


La cote de confiance de Hollande rechute lourdement et primaire au PS en vue !!!

Hollande l'impuissant

Le président perd 6 points de confiance dans le baromètre CSA-«Les Echos». Il pâtit surtout du niveau du chômage et la réforme contestée du collège.

Une douche froide, pour ne pas dire glacée. Alors qu’il avait progressé pendant deux mois consécutif, notamment dans l’électorat de gauche, François Hollande dévisse dans le baromètre CSA pour « Les Echos » et Radio Classique. Le chef de l’Etat rechute de 6 points sur un mois. Moins d’un Français sur quatre (23%) a désormais « confiance » en lui pour « affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays ». C’est la baisse la plus forte enregistrée par le président depuis juin 2002 (il avait perdu 7 points le premier mois du quinquennat). Et la première fois depuis les attentats du mois de janvier qu’il retombe sous la barre des 25%. Le coup est rude. Il l’est aussi – dans une moindre mesure – pour Manuel Valls, dont la cote de confiance recule de 3 points, à 35%.

Le discours au Panthéon n’a rien changé

Le couple exécutif pâtit d’abord de l’annonce par le ministère du Travail, lundi, d’un bond spectaculaire du chômage au mois d’avril, en dépit des signes de reprise économique. « Le chiffre ravive le souvenir de la promesse non tenue sur l’inversion de la courbe du chômage et entretient le doute sur l’efficacité et même sur le bien-fondé de la politique économique menée », analyse Yves-Marie Cann, directeur en charge de l’opinion de CSA.

Dans ce contexte, le discours de François Hollande au Panthéon, décrit par son entourage comme un moment important, n’a rien changé. Au contraire, le sentiment qu’il a donné, aux Antilles puis de son meeting à Carcassonne , de partir déjà en campagne, semble avoir contribué à dégrader sa cote.

Najat Vallaud-Belkacem perd 6 points

S’y ajoute l’impact négatif, pour l’heure, de la réforme du collège . Un réforme qui a fait grincer des dents jusque dans la majorité, a été critiquée par une large proportion de Français mais sur laquelle le président s’est « fortement exposé », rappelle Yves-Marie Cann. Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Education, voit sa cote de popularité s’affaisser de 6 points en un mois à 34 %. C’est le recul le plus fort des membres du gouvernement testés, tous étant à la baisse ce mois-ci . Elle perd 4 points chez les sympathisants de gauche, 8 chez ceux du PS, 19 points parmi les jeunes et 15 chez les seuls étudiants.

De la même manière, François Hollande recule surtout chez les jeunes et dans les classes populaires. Le chef de l’Etat, qui a pourtant multiplié les appels du pied à leur attention ces dernières semaines, perd 9 points en un mois chez les moins de 25 ans, 10 chez les 25-34 ans. Il recule de 7 points chez les ouvriers et 4 chez les employés, alors qu’il reste stable chez les cadres et professions libérales. Plus « inquiétant », selon CSA, il reperd du terrain dans le noyau dur de son électorat. Il régresse de 4 points (à 65 %) chez les sympathisants socialistes. Et, surtout, de 8 points (à 54 %) parmi ses électeurs du premier tour de la présidentielle 2012. Chez ceux du second, la défiance l’emporte à nouveau, à 47 %.

Pas de quoi rassurer ses troupes, inquiètes, qui se raccrochent à sa « baraka » et espèrent qu’il trouvera enfin « la formule » pour rebondir. Ce jeudi, il a encore tenté d’envoyer des messages à la gauche en rendant une visite surprise à Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône, aux anciens salariés de Fralib , devenue coopérative de production.

Présidentielle 2017 : les socialistes préfèrent Valls à Hollande

OpinionWay pour Le Figaro-LCI, les sympathisants PS sont 42 % à préférer Manuel Valls comme candidat, contre 27 % pour François Hollande. Ils réclament également l’organisation d’une primaire.

Sujet de réflexion: malgré la candidature probable de François Hollande en 2017, le Parti socialiste doit-il tout de même organiser une primaire? Vous avez trois jours. Réunis de vendredi à dimanche à Poitiers pour le 77e congrès du PS, les cadres du parti trouveront matière à débattre avec le sondage OpinionWay que dévoilent Le Figaro et LCI (voir ci-dessous). Alors que semble s’éloigner la perspective d’organiser à nouveau un tel processus de sélection du candidat socialiste pour la prochaine élection présidentielle, et que le sujet ne figure pas à l’ordre du jour du congrès, les sympathisants du PS la réclament au contraire à cor et à cri.

Ils sont ainsi 76 % à souhaiter que, même en cas …

Primaire au PS : la question sera tranchée «à l’automne 2016»

Jean-Christophe Cambadélis Largement réélu premier secrétaire du parti, le député de Paris a évoqué la possibilité de la tenue d’une primaire pour désigner le candidat des socialistes en vue de la présidentielle de 2017.

Remettre le sujet sur la table pour mieux l’enterrer au moment opportun. Fin stratège, Jean-Christophe Cambadélis l’a encore prouvé sur la question de l’organisation d’une primaire pour désigner le candidat du PS à la prochaine présidentielle. Pour le premier secrétaire du parti, largement réélu par les militants à la tête du PS jeudi soir avec 70 % des suffrages contre 30 % pour le frondeur Christian Paul, «la primaire ne figure pas dans la motion (la A, celle qu’il conduisait, ndlr), mais elle reste une possibilité», ainsi qu’il l’a affirmé dans une interview au Monde vendredi.

«Nous avons les mains libres, il y a aura un conseil national à l’automne 2016 pour trancher cette décision», a expliqué le député de Paris. Pour ce dernier, «nous devons nous demander ce qui est le plus efficace pour notre candidat». Interrogé vendredi par les journalistes sur la tardiveté du calendrier qui pourrait compromettre l’organisation de la primaire, Jean-Christophe Cambadélis a rappelé que le PS avait déjà désigné son candidat à la présidentielle moins de trois mois avant le scrutin, en février. C’était en 1995, lorsque Lionel Jospin avait nettement battu Henri Emmanuelli. Pour «Camba», ce serait faisable, le PS disposant selon lui «d’un appareil permettant d’organiser une primaire en quelques semaines».

«Il n’y aura plus de fronde»

«Je ne me détermine pas par rapport aux frondeurs, j’essaye de me déterminer par rapport à l’intérêt général de la gauche et du PS», a-t-il assuré, alors que la motion B plaidait pour que «la décision collective» sur une éventuelle primaire soit prise en mars 2016 par le conseil national du parti. Depuis 2012, le principe d’une primaire est inscrit dans les statuts du PS.

Après sa nette victoire sur le député de la Nièvre Christian Paul, le premier secrétaire du PS a estimé que le temps de la fronde parlementaire était terminé. «On va peut-être arrêter de les appeler « les frondeurs » parce qu’il n’y aura plus de fronde», veut-t-il croire, alors que pour Christian Paul, le «lieu principal de débat politique doit être le PS, sans aucun renoncement».

Le Bureau national le lundi

C’est au Bureau national, où les quatre motions en lice au congrès de Poitiers seront représentées proportionnellement à leur score du 21 mai, que les prochaines passes d’armes internes devraient se dérouler. Petite révolution au PS, le traditionnel rendez-vous de l’exécutif du parti ne se tiendra plus le mardi en fin de journée. Désormais, ce sera le lundi, a annoncé vendredi Jean-Christophe Cambadélis, afin que «le PS puisse parler avant que les décisions ne soient prises».

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