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La politique selon Jean De La Fontaine


 

Coq Gaulois

« Le Coq, le Pigeon et la Brebis »

Un petit coq prénommé Nicolas sur une basse-cour régnait

Mais beaucoup d’animaux voraces rêvaient de prendre sa place

A gauche la vache Martine et la pintade Ségolène

Crurent un temps devenir reines.

Mais ce fut le pigeon François qui leur fit la nique.

Aidé malgré lui par le cochon Dominique qui manqua d’aller à l’abattoir

Pour avoir culbuté une grande poule noire.

Dans le grenier du vieux poulailler, le vieux coq Jacquot vivait

Et on voulait lui faire un procès pour des histoires de sacs de blé

Qui remontaient à un temps où les poules avaient des dents.

Mais le coq Jacquot soutenu par la belette Bernadette

Prétendait qu’il avait tout oublié.

Pourtant quand passait une jolie poulette

Le coq Jacquot retrouvait toute sa tête.

Et il y avait aussi Mélenchon le bouledogue grognon

Qui aboyait fort et mordait pour de bon

Et  Eva la taupe à lunettes

Qui était  biodégradable, pas du tout refaite.

Le pigeon François qui était maladroit

Collectionnait  les bourdes tout en prenant du poids

Aidé d’abord par le lapin Ayrault et puis Valls le taureau

Il planta des graines mais le blé faisait défaut

La récolte fut mauvaise,

Alors il se consola grâce à la baise.

Le pigeon voyageur roucoulait la nuit

Avec une tourterelle prénommée Julie.

Les canards indiscrets révélèrent leur secret

Sa compagne officielle la poule Valérie

Jura pour se venger de faire de l’animal un pigeonneau rôti.

Dans la cour de la ferme les animaux pleuraient

 »  –  Nous sommes tous plumés on s’est fait pigeonnés

Avec le coq Nicolas nous étions dans le pétrin

Avec le pigeon François, nous sommes dans le purin !  « 

Le coq Nicolas avait bien des tracas

Des juges rapaces avaient pris le coq en chasse

Dans la basse-cour les animaux disaient

 » –  Le coq est carbonisé, c’est un poulet grillé !   »

Son propre poulailler  regorgeait d’ennemis

Fillon le sombre hibou aux sourcils fournis,

Le Maire le caneton encore plein d’illusions

Et Juppé le héron s’y voyaient pour de bon.

Le pigeon mou et rond était un étalon !

Le coq Nicolas hérissa alors sa crête

 » –  Je veux de ce poulailler reprendre la tête !

Je suis l’animal parfait pour nettoyer tout ce merdier

Car comme tous  les  gallinacés

Je sais chanter les deux pieds dans le fumier ! « 

Celle qui se réjouissait tout bas

Des déboires de pigeon François et du tracas du coq Nicolas,

Était la fille d’un  loup borgne qui avait échoué à devenir roi.

Cette louve à la voix rauque et à la chevelure blonde

Se faisait passer pour une brebis aux yeux du monde

Elle répétait comme une litanie

 »   –  il faut renvoyer chez eux les animaux étrangers

Sans eux nous serions tellement plus heureux. !   « 

Certains moutons l’écoutaient  béats

Bêê …  bêê …   bêê …

 »  –  elle dit tout haut ce que nous pensons tout bas ! « 

bêê …

Une louve ne saurait se muer durablement en brebis

Tôt ou tard le pelage blanc sur le sol glissera ;

Les belles manières, le charme, la douceur tout disparaitra

Et dans sa violence la vraie nature du prédateur apparaîtra.

MORALITÉ
> > > > > > > > > > 

Trois années après les élections

Nul ne sait encore qui, de cette farce, sera le dindon !!!

Source Internet…(auteur inconnu)

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