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Croissance, consommation, emploi, gaspillage et limite des ressources naturelles


Le moteur de l’économie et donc à fortiori de la croissance, « vecteur de l’emploi » c’est tout simplement la consommation. Cependant, il ne faut pas se leurrer car il serait illusoire de tabler sur une croissance en continue sans aucune maitrise, « tout simplement en poussant les gens à surconsommer et à gaspiller », ce qui serait contre productif à long terme et affaiblirait dangereusement les ressources naturelles que nous offre notre planète.

Pour l’emploi, il va bien falloir admettre qu’avec la modernisation de l’outil de travail (robotisation et l’informatique) il faut de moins en moins de mains d’œuvre, donc là aussi il va falloir être imaginatif et surtout inventif (trouver de nouvelles sources pour l’emploi et de revenu) pour cela il ne faudra pas trop compter sur nos gouvernants en manque d’imagination mais plutôt sur nous même.

CBV 

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L’ex-ministre de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, vient de remettre au gouvernement 36 propositions pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Chaque Français jette chaque année 20 à 30 kilos de nourriture, dont 7 kilos encore emballés.

Sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production agricole à la distribution, ce sont au total 140 euros de nourriture par personne qui sont gaspillés annuellement dans l’Hexagone soit une somme comprise entre 12 et 20 milliards d’euros. Face à ce constat alarmant, l’ancien ministre de l’Agroalimentaire, et député de la Mayenne, Guillaume Garot, a remis au gouvernement un rapport d’une centaine de pages dans lequel il détaille 36 propositions visant à lutter contre le gaspillage alimentaire. Parmi celles-ci, cinq ont retenue notre attention.

Interdire à la grande distribution de jeter les aliments

Le rapport propose d’aller plus loin de ce que font déjà les grandes enseignes de la distribution en matière de dons alimentaires puisqu’elles sont à l’origine de 30 % des dons alimentaires en France soit 120 millions de repas distribués annuellement. Il veut interdire systématiquement aux grandes surfaces de jeter les denrées alimentaires. Comment? En mettant en place des rayons dédiés «anti-gaspi» dans les magasins. Y seraient vendus les produits proches de la date limite de consommation (DLC) ou de la date de durabilité minimale (DDM) à moindre prix. Pour accompagner cette démarche «anti-gaspi», le rapport propose en mettre en place des coachs dans les magasins pour sensibiliser le personnel à la lutte contre le gaspillage.

Rendre obligatoire le don des invendus alimentaires

Si de nombreuses grandes surfaces se sont engagées auprès des associations d’aide alimentaire à donner leurs invendus, beaucoup ne le font pas de manière pérenne et régulière, et les gisements sont considérables. C’est pourquoi l’enseigne ou le magasin devra mettre en place un accord avec une ou plusieurs associations caritatives, qui en fera la demande, pour que cette action s’inscrive dans la durée.

Interdiction de dégrader une denrée alimentaire: non à l’eau de javel

Aspergés d’eau de javel ou de produit pour laver la vaisselle les invendus alimentaires étaient ensuite jetés dans des conteneurs et ne pouvaient être récupérés pour être consommés par des personnes extérieures. Désormais, il devrait être interdit de dénaturer les denrées encore consommables sauf en cas de force majeure: la loi devra poser ce principe. L’administration devra attirer l’attention des inspecteurs en charge des contrôles officiels sur l’utilisation au cas par cas de cette pratique.

Une meilleure utilisation des dates de péremption

L’utilisation des dates de péremption dans les rapports entre les industriels et les distributeurs peut entraîner du gaspillage. Des produits sont retirés des magasins bien avant la date limite de consommation (DLC). D’autres ont une date de durabilité minimale alors que leurs qualités sanitaires et gustatives ne l’exigent pas. Le rapport propose d’élargir au niveau européen les produits sans date de consommation car ils ne se périment pas réellement comme par exemple le sel. Actuellement les usages prévoient un partage de la date de péremption une fois le produit fabriqué de la façon suivante: un tiers pour le fabricant et deux tiers pour la distribution. En cas de non respect de ce ratio, les produits peuvent être jetés alors qu’ils sont encore consommables. Guillaume Garot propose un nouveau partage entre ces délais.

Élargir la défiscalisation aux produits transformés

Comme tout acteur économique imposable, les agriculteurs peuvent bénéficier d’une réduction d’impôts pour le don de certains produits comme le lait ou les fruits et légumes. Il est proposé d’élargir ces avantages aux dons de produits agricoles transformés et conditionnés comme la confiture ou les yaourts.

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