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Fillon le trublion de l’UMP


Fillon le trublion de l’UMP

clip_image002 François Fillon est l’instigateur de l’affaire judiciaire sur le paiement des pénalités de campagne de Nicolas Sarkozy.

Avoir choisi François Fillon comme premier ministre, est une erreur monumentale de la part de Nicolas Sarkozy.

François Fillon déclare plus tard avoir été instrumentalisé par Jacques Chirac lorsqu’il se rend compte, à la fin de l’année 2003, que son train de réformes est gelé et que, notamment, sa réforme de l’ANPE et de l’UNEDIC, qu’il estime fondamentale, est refusée par le président de la République.

Il refuse alors de poursuivre l’acharnement contre Nicolas Sarkozy quand celui-ci se présente pour succéder à Alain Juppé à la présidence de l’UMP. Son revirement est quasi-officiel quand il récuse le « tout sauf Sarkozy » dans une interview au journal Le Parisien le 12 février 2004 et reconnaît la légitimité de ce dernier à être candidat à l’élection présidentielle. Ce rapprochement avec Sarkozy, que Fillon justifie par la nécessité de conclure des alliances pour progresser, lui vaut alors l’hostilité des chiraquiens en général et de Jean-Pierre Raffarin, potentiel candidat à la présidence de l’UMP, et de Jérôme Monod en particulier.

Les échecs qu’il subit dans son département de la Sarthe le rendent amer, il doit affronter les reproches de Chirac sur ses propos au soir de sa défaite « un 21 avril à l’envers » après les élections régionales ou la droite ne conservera que 2 régions. Cette défaite le retire de la liste des premiers ministrables même si, selon lui, elle ne traduit pas un rejet de la politique sociale du gouvernement mais une impatience face aux changements trop lents à se mettre en place. Mais ce constat n’est pas celui de Jacques Chirac.

Les premières semaines de l’année 2008 apparaissent pour lui comme une période de relatif état de grâce dans l’opinion, alors qu’il dépasse pour la première fois largement Nicolas Sarkozy dans les sondages de popularité (l’anti Sarkozy commence à se faire jour) y compris parmi l’électorat traditionnel de l’UMP. Cette situation, sans précédent dans la Ve République en début de mandat d’un Président suscite des analyses politiques diverses, y compris hors de France. Au printemps 2008, les relations entre Sarkozy et Fillon semblent à nouveau se tendre du fait de la constitution par l’Élysée d’un groupe des sept ministres chargés de relayer la parole présidentielle.

Le 9 mai 2013, François Fillon a annoncé, lors d’un voyage officiel au Japon, qu’il serait candidat aux primaires UMP de 2017 en vue de l’élection présidentielle. Pour rassembler ses soutiens et ses partisans, il met en place l’association Force républicaine, avec une antenne dans chaque département. En pleine affaire Bygmalion, François Fillon demande à son propre avocat, Me François Sureau, une consultation juridique sur le paiement des pénalités de campagne de Nicolas Sarkozy. Il demande alors aux commissaires aux comptes de l’UMP de faire un signalement au procureur ; cette demande a pour effet de créer la suspicion qu’il a « téléguidé » cette affaire contre son rival politique. À la suite de la démission de Jean-François Copé de la présidence de l’UMP, il forme avec Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin un triumvirat qui dirige le parti à compter du 15 juin 2014 jusqu’à un congrès extraordinaire prévu pour le mois d’octobre suivant.

CBV

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