Chômage, consommation, économie, croissance.

Chômage, consommation, économie, croissance.

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Chômage en hausse, consommation en baisse. L’économie Américaine et donc le moteur de la croissance au point mort !!!

Chômage en hausse continue, la consommation des ménages français en biens a reculé de 0,6% en mars en raison du repli de la consommation d’énergie (-3,2%) selon les données publiées jeudi par l’Insee.

Ce ne sont pas les derniers chiffres qui vont améliorer la situation. Ce sont encore plus de 15 400 chômeurs supplémentaires pour le mois de mars ! Fait aggravant, lorsque l’Amérique éternue, le reste du monde occidental s’enrhume (c’est encore plus vrai pour la France)

Ce bilan catastrophique, les Français en payent le prix tous les jours. L’échec est sans appel.
Cette situation dramatique n’est pas une surprise. Depuis que François Hollande a été élu. Les seules réponses de la gauche, c’est : «  toujours plus de dépenses publiques » soit 140 milliards d’€ de plus que la moyenne européenne), toujours plus de fonctionnaires (60 000 embauches) et toujours plus de dettes (200 milliards de plus en 3 ans) !
Le mensonge, et l’échec sont la marque de fabrique de ce quinquennat. Rappelez-vous les promesses sur le monde de la finance qui paierait pour tout le monde, la courbe du chômage qui devait s’inverser dès la fin 2012, puis en 2013, puis en 2014, puis en 2015 et finalement ce ne serait pas avant fin 2016… Combien de temps encore, ce gouvernement va-t-il mentir aux Français ?

La croissance Américaine est aléatoire

L’économie Américaine est au point mort. Et pourtant on nous a abreuvés à satiété de la croissance Américaine et du boom économique et du chômage a son minimum, mais, mauvaise nouvelle, ce n’était qu’un mirage car au premier trimestre 2015 la croissance des Etats-Unis n’a été que de 0,2% alors qu’au troisième trimestre 2014 les Etats-Unis se vantaient d’une croissance de 5% et la chute au quatrième de 2,2%, bien que l’espérance était basée sur 1% en rythme annualisé.

L’embellie de 2014 avec un Dollar fort et un Euro en chute (11% en trois mois), n’a plus aucun effet (chute de 60% du prix du pétrole) Acheter aux Etats-Unis avec un faible écart entre Dollar et Euro la différence est trop minime et les exportations en ont pris un sacré coup (-7,2% sur trois mois)

Au final et dans les faits la croissance ne s’avère que le fruit de facteurs boursiers, du pétrole pas cher et de la consommation qui s’en suit, hélas cette dernière a chuté…

Papy CBV (Christian-Bernard Vidal)

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Catastrophe au Népal

Les médias refusent de dire qu’Israël a envoyé un hôpital de campagne au Népal…

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Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

J’ai posé une question directe à mes confrères journalistes, et à Alain Gresh, qui ces jours ci plus que d’habitude, (quelle mouche le pique) n’arrête pas d’attaquer Israël :

@lemondefr @libe @afpfr @alaingresh @LeNouvelObs Allez-vous écrire qu’Israël a envoyé un hôpital de campagne avec 200 personnes au Népal ?

Aucun ne m’a répondu. Ils refusent d’en parler. Ils publient sur Israël des chroniques sur des sujets anodins, ils sont hyper-réactifs lorsqu’un Palestinien est blessé par un soldat israélien, même si le Palestinien a tenté de poignarder un policier, mais ils refusent catégoriquement de montrer un israélien qui sauve des gens.

Ce parti pris pourrait s’apparenter à de l’antisémitisme, s’il n’était pas obsessionnel.

Les médias cachent tout ce qui dépeint un Israël différent de ce qu’ils décrivent. Ils ne peuvent pas changer leur paradigme simpliste : les faibles palestiniens d’un coté, les voleurs de terre israéliens de l’autre. C’est pathétique et primaire.

Alors je m’y colle.

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Israël a envoyé une aide humanitaire aux victimes du tremblement de terre de magnitude 7.9 du Népal, qui a fait pour l’instant 3 218 victimes.

L’armée israélienne a envoyé sur place 260 personnes, des équipes de secours, et 95 tonnes de matériel humanitaire, pour se mettre au service des autorités népalaises. Tsahal s’est préparé et a envoyé sur place un hôpital.

Le premier ministre israélien Netanyahou, qui sait qu’aucun média n’en parle jamais (Israël envoie des équipes humanitaires dans le monde entier lors de catastrophes naturelles) a déclaré hier aux équipes humanitaires : « Vous êtes envoyés vers une mission importante. C’est le vrai visage d’Israël – un pays qui offre son aide à n’importe quelle distance dans des moments comme celui-ci. »

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info.

Chômage en mars en hausse de 0,4%

Chômage en mars: une hausse de 0,4% qui efface la baisse du début de l’année

EMPLOI – Fin mars, le gouvernement savourait un début d’année positif sur le front de l’emploi. Malgré une hausse du nombre de chômeurs en février, le ministre du Travail François Rebsamen saluait le meilleur résultat sur les deux premiers mois l’année depuis la crise. Il faut dire qu’en janvier, la baisse avait été significative.

Mais la voici totalement effacée. Les chiffres du mois de mars, communiqués ce lundi 27 avril par son ministère sont en effet mauvais. En catégorie A (les personnes qui n’ont pas du tout travaillé), Pôle Emploi dénombre 15.400 demandeurs d’emploi supplémentaires. Cela représente une hausse de 0,4% sur un mois et de 4,9% sur un an. « Le début d’année 2015 demeure une phase d’amélioration de la tendance, même si elle ne suffit pas à obtenir, pour le moment, une baisse régulière du nombre de demandeurs d’emploi », concède François Rebsamen dans un communiqué.

Au total, on compte donc 3.509.800 chômeurs en catégorie A, ce qui représente un nouveau record. Depuis mai 2012, et l’accession de François Hollande à l’Elysée, 586.000 personnes sont venues grossir les rangs des demandeurs d’emploi. Toute catégorie confondue, et englobant les départements d’outre-mer, le nombre de personnes inscrites à Pôle Emploi et obligées de faire un acte de recherche d’emploi est encore plus élevé et se rapproche encore un peu plus des 6 millions (5.590.600 personnes).

Coup d’arrêt pour les jeunes, pas d’amélioration pour les seniors

Pire, pour l’exécutif, la baisse du chômage chez les moins de 25 ans connaît un coup d’arrêt. Après trois mois consécutifs de baisse, ce nombre repart à la hausse (+1%, soit 5200 personnes supplémentaires). Pour faire repartir la courbe dans le bon sens, un un nouveau dispositif d’emploi aidé qui leur est destiné a été lancé en avril.

Après les emplois d’avenir, le contrat de génération ou la Garantie jeunes, le gouvernement a mis sur pied le contrat « starter » pour les moins de 30 ans, non qualifiés ou décrocheurs. D’ici la fin de l’année, 13.000 sont espérés avec une aide à l’employeur de 45% du Smic qui sera maintenue entre 6 et 24 mois selon le type de contrat signé.

Les nouvelles ne sont pas meilleures en ce qui concernent deux catégories: les seniors et les chômeurs de longue durée. « Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C depuis un an ou plus augmente de 1,1 % au mois de mars 2015 (+10,1 % sur un an) tandis que celui des inscrits depuis moins d’un an augmente de 0,1 % (+4,3 % sur un an) », précise le ministère tandis que pour les plus de 50 ans, la hausse en catégorie A atteint 0,4% (+8,6% sur un an).

Hollande ne veut « rien lâcher »

« Je ne veux rien lâcher. Je me battrai pendant les deux années qui me restent pour atteindre l’objectif que j’ai fixé, la baisse du chômage », a martelé François Hollande lors de sa récente interview sur Canal+. Le chef de l’Etat qui a laissé entendre à plusieurs reprises que sa candidature en 2017 dépendait des résultats sur cette question sait que le temps presse. Alors que son ministre du Travail avait laissé entendre qu’une baisse durable était possible dès 2015, le ministre des Finances Michel Sapin l’a renvoyée à 2016.

Car il faudra encore attendre pour récolter les fruits des deux réformes majeures de cette deuxième partie de quinquennat: la loi Macron dont l’adoption au Sénat doit intervenir le 7 mai avant un retour rapide à l’Assemblée et le texte sur le dialogue social qui doit être adopté définitivement pendant l’été. A moins que, d’ici là, le pacte de responsabilité ne fasse (enfin) sentir ses effets. Pour 2015, l’Insee tablait sur 80.000 emplois sauvés ou créés grâce au Pacte pour 2015.

Naufrage de migrants

Naufrage de migrants : le HCR redoute 700 morts en Méditerranée !

Le naufrage d’un chalutier chargé de migrants au large des côtes libyennes pourrait avoir fait 700 morts, selon le Haut-commissariat aux Nations pour les réfugiés (HCR).

Ce chalutier a chaviré à environ 60 miles (110 km) des côtes libyennes avec à son bord plus de 700 personnes, selon le récit de 28 survivants récupérés par un navire marchand, a indiqué à la chaîne italienne RAInews24, Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie.

Quand l’article 13 fondamental de la Déclaration Universelle des droits de l’homme est exploité à des fins mafieuses…

Les organisations qui organisent le passage de clandestins doivent être traitées comme des organisations criminelles afin d’être éradiquées. Honte à ceux (particuliers, ONG, Etats), qui se rendent complice du trafic d’êtres humains

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR ou, CR dans l’espace francophone), basé à Genève, est un programme de l’ONU. Il a pour but originel de protéger les réfugiés, de trouver une solution durable à leurs problèmes et de veiller à l’application de la Convention de Genève sur les réfugiés de 1951.

Contrairement à une idée reçue, le droit d’asile moderne ne découle pas de la Convention du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés préparée par le HCR mais de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) en ses articles 13 et 14. Le HCR intervient cependant dans les transcriptions d’une philosophie particulière de l’asile qui s’imposera progressivement comme une évidence : l’asile dérogatoire. La pratique du HCR de reconnaissance prima facies des réfugiés dément pourtant la pertinence de cette philosophie.

Proclamation fondatrice de l’asile, la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) dispose que :

  • Article 13 : 1) Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État. 2) Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.
  • Article 14 : 1) Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l’asile en d’autres pays. 2) Ce droit ne peut être invoqué dans le cas de poursuites réellement fondées sur un crime de droit commun ou sur des agissements contraires aux buts et aux principes des Nations unies.

Produit de son contexte historique et de la primauté des intérêts étatiques sur ceux des réfugiés dans la négociation[], la Convention de Genève sur les Réfugiés (1951) ne définit pas le droit d’asile mais seulement le réfugié et en donne une définition restrictive, individuelle, sélective… Une définition « au cas par cas »[].

Cette convention ne développe qu’un seul des deux articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) se rapportant au sujet : l’article 14 sur le droit d’asile sans l’article 13 sur la liberté de circulation, alors que celle-ci est une condition de possibilité de l’autre (à l’ère des États-nations, il n’y a souvent pas de refuge possible sans franchissement d’une frontière internationale). Cette orientation produit un « droit d’asile dérogatoire » : une philosophie du droit d’asile conçu comme une dérogation à la fermeture des frontières et organisant la sélection des « vrais » réfugiés. A contrario, une autre philosophie, qui aurait eu pour visée de développer conjointement les deux articles 13 et 14 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 aurait abouti à un « droit d’asile axiologique » favorisant l’ouverture des frontières tout en aidant symboliquement (reconnaissance de la cause, soutien politique …) et matériellement (politiques sociales, aide à l’insertion…) les victimes de persécutions

Haut Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’Homme Déclaration sur les droits de l’homme des personnes qui ne possèdent pas la nationalité du pays dans lequel elles vivent. Article premier Aux fins de la présente Déclaration, le terme « étranger » s’applique, compte dûment tenu des précisions apportées dans les articles suivants à tout individu qui ne possède pas la nationalité de l’Etat dans lequel il se trouve.

Article 2 1. Rien dans la présente Déclaration ne doit s’entendre comme légitimant l’entrée et la présence illégales d’un étranger dans un Etat ou comme restreignant le droit de tout Etat d’édicter des lois et règlements concernant l’entrée des étrangers ainsi que les termes et les conditions de leur séjour ou d’établir des distinctions entre ses ressortissants et les étrangers. Ces lois et règlements ne doivent toutefois pas être incompatibles avec les obligations juridiques internationales de l’Etat concerné, y compris celles relatives aux droits de l’homme.

2. La présente Déclaration ne porte pas atteinte aux droits accordés par le droit interne ni aux droits qu’un Etat est obligé d’accorder aux étrangers en vertu du droit international, même lorsque la présente Déclaration ne reconnaît pas ces droits ou les reconnaît dans une moindre mesure

CBV

Croissance, consommation, emploi, gaspillage et limite des ressources naturelles

Le moteur de l’économie et donc à fortiori de la croissance, « vecteur de l’emploi » c’est tout simplement la consommation. Cependant, il ne faut pas se leurrer car il serait illusoire de tabler sur une croissance en continue sans aucune maitrise, « tout simplement en poussant les gens à surconsommer et à gaspiller », ce qui serait contre productif à long terme et affaiblirait dangereusement les ressources naturelles que nous offre notre planète.

Pour l’emploi, il va bien falloir admettre qu’avec la modernisation de l’outil de travail (robotisation et l’informatique) il faut de moins en moins de mains d’œuvre, donc là aussi il va falloir être imaginatif et surtout inventif (trouver de nouvelles sources pour l’emploi et de revenu) pour cela il ne faudra pas trop compter sur nos gouvernants en manque d’imagination mais plutôt sur nous même.

CBV 

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L’ex-ministre de l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, vient de remettre au gouvernement 36 propositions pour lutter contre le gaspillage alimentaire. Chaque Français jette chaque année 20 à 30 kilos de nourriture, dont 7 kilos encore emballés.

Sur l’ensemble de la chaîne alimentaire, de la production agricole à la distribution, ce sont au total 140 euros de nourriture par personne qui sont gaspillés annuellement dans l’Hexagone soit une somme comprise entre 12 et 20 milliards d’euros. Face à ce constat alarmant, l’ancien ministre de l’Agroalimentaire, et député de la Mayenne, Guillaume Garot, a remis au gouvernement un rapport d’une centaine de pages dans lequel il détaille 36 propositions visant à lutter contre le gaspillage alimentaire. Parmi celles-ci, cinq ont retenue notre attention.

Interdire à la grande distribution de jeter les aliments

Le rapport propose d’aller plus loin de ce que font déjà les grandes enseignes de la distribution en matière de dons alimentaires puisqu’elles sont à l’origine de 30 % des dons alimentaires en France soit 120 millions de repas distribués annuellement. Il veut interdire systématiquement aux grandes surfaces de jeter les denrées alimentaires. Comment? En mettant en place des rayons dédiés «anti-gaspi» dans les magasins. Y seraient vendus les produits proches de la date limite de consommation (DLC) ou de la date de durabilité minimale (DDM) à moindre prix. Pour accompagner cette démarche «anti-gaspi», le rapport propose en mettre en place des coachs dans les magasins pour sensibiliser le personnel à la lutte contre le gaspillage.

Rendre obligatoire le don des invendus alimentaires

Si de nombreuses grandes surfaces se sont engagées auprès des associations d’aide alimentaire à donner leurs invendus, beaucoup ne le font pas de manière pérenne et régulière, et les gisements sont considérables. C’est pourquoi l’enseigne ou le magasin devra mettre en place un accord avec une ou plusieurs associations caritatives, qui en fera la demande, pour que cette action s’inscrive dans la durée.

Interdiction de dégrader une denrée alimentaire: non à l’eau de javel

Aspergés d’eau de javel ou de produit pour laver la vaisselle les invendus alimentaires étaient ensuite jetés dans des conteneurs et ne pouvaient être récupérés pour être consommés par des personnes extérieures. Désormais, il devrait être interdit de dénaturer les denrées encore consommables sauf en cas de force majeure: la loi devra poser ce principe. L’administration devra attirer l’attention des inspecteurs en charge des contrôles officiels sur l’utilisation au cas par cas de cette pratique.

Une meilleure utilisation des dates de péremption

L’utilisation des dates de péremption dans les rapports entre les industriels et les distributeurs peut entraîner du gaspillage. Des produits sont retirés des magasins bien avant la date limite de consommation (DLC). D’autres ont une date de durabilité minimale alors que leurs qualités sanitaires et gustatives ne l’exigent pas. Le rapport propose d’élargir au niveau européen les produits sans date de consommation car ils ne se périment pas réellement comme par exemple le sel. Actuellement les usages prévoient un partage de la date de péremption une fois le produit fabriqué de la façon suivante: un tiers pour le fabricant et deux tiers pour la distribution. En cas de non respect de ce ratio, les produits peuvent être jetés alors qu’ils sont encore consommables. Guillaume Garot propose un nouveau partage entre ces délais.

Élargir la défiscalisation aux produits transformés

Comme tout acteur économique imposable, les agriculteurs peuvent bénéficier d’une réduction d’impôts pour le don de certains produits comme le lait ou les fruits et légumes. Il est proposé d’élargir ces avantages aux dons de produits agricoles transformés et conditionnés comme la confiture ou les yaourts.

Petite blaguounette politique

Un Député effectue une tournée de sa circonscription. Il visite en premier un complexe scolaire et écoute les plaintes des élèves et des profs.
« Monsieur le Député,  le chauffage est vieillot et on s’attend à un hiver rigoureux, nos salles de cours sont exigües et nécessiteraient une réfection, beaucoup de bancs et chaises sont plus que vétustes, toutes les fenêtres laissent passer l’air … etc. … etc. … etc. … »
Après avoir entendu toutes leurs doléances, le Député répond :
« Ne vous en faites pas, tout sera corrigé le plus tôt possible. »

Il monte alors dans sa flamboyante Citroën et continue sa tournée en s’arrêtant à la prison locale. Là aussi les doléances sont nombreuses notamment celles des détenus : « Monsieur le Député, on aimerait avoir une meilleure qualité de vie, une amélioration des repas serait la bienvenue, on souhaiterait avoir des draps et des couvertures neuves tous les 6 mois, des TV grand écran, home cinéma, piscine, court de tennis, petites masseuses privées une fois par semaine, etc. … etc. … etc. … »
Après avoir une fois encore entendu toutes les doléances, le Député répond :
« Ne vous en faites pas, tout sera corrigé le plus tôt possible. »

Il retrouve à nouveau sa Citroën et, pendant le voyage de retour, donne des instructions à son secrétaire :
« Michel, faites envoyer à l’école une équipe de réparations pour remplacer quelques fenêtres et boucher quelques trous,  mais rien d’autre.
Ensuite, faites envoyer une autre équipe à la prison pour installer une piscine, des bains jacuzzi, des bains turcs (hammam),  un sauna, un court de tennis, une salle de loisirs avec un téléviseur de 80 centimètres, etc. … etc. … « 
Le secrétaire, tout surpris, lui répond :« mais, ce que vous me demandez, monsieur le Député, n’a pas de sens. « 

Et celui-ci de lui répondre: « Voyons Michel, on est déjà allés à l’école, on n’y retournera plus. Mais pour ce qui est de la prison… on ne sait jamais »

Présidentielle 2017

Hollande absent au second tour en 2017 !!!

B Hamon

Benoit Hamon « Je ne crois pas que Hollande sera au second tour »
L’ancien ministre Benoît Hamon s’inquiète pour l’avenir de la gauche et appelle à un changement de politique économique avant le congrès du Parti socialiste.
Paris Match. Quel bilan tirez-vous de la première année du gouvernement de Manuel Valls ?
Benoît Hamon. D’abord il y a ce qui va bien : l’éducation, le tiers payant généralisé, la baisse de l’impôt sur le revenu pour les Français modestes, la réforme Taubira. Mais sur le reste je tiens à le dire : la transgression permanente n’est pas une politique. On n’attend pas de la gauche qu’elle favorise les licenciements, qu’elle favorise la rémunération des actionnaires et qu’elle persévère dans une politique économique qui manifestement ne marche pas au regard des chiffres de la pauvreté et du chômage. Cela désarçonne nos électeurs qui constatent amèrement le fossé entre nos promesses de campagnes et la politique que l’on mène.
La politique menée n’est-elle donc pas de gauche ?
Parfois, les Français se demandent pourquoi la gauche singe la droite, la droite parle comme l’extrême-droite et l’extrême-droite défend la retraite à 60 ans. C’est comme si vous étiez devant votre vieux téléviseur, en train d’essayer de régler la mire et que tout était flou. Quand on invite les jeunes à devenir milliardaires, quand on dit qu’il faut mieux contrôler les chômeurs parce qu’ils profitent -alors même que les vrais profiteurs continuent à se gaver par l’évasion fiscale ou les réductions d’impôts !- et que c’est un ministre de gauche qui le dit, c’est que les choses ne sont plus à leur place. Certaines mesures tournent ouvertement le dos à nos valeurs et à notre histoire. Si la politique économique du gouvernement échoue, sur certains aspects ce ne sera pas l’échec de la gauche. Cela n’invalide en rien les solutions de la gauche puisqu’elles n’auront pas été tentées dans un certain nombre de domaines. Il ne faut pas se laisser intimider par les lobbys.
Le problème aurait donc pour nom Emmanuel Macron !
Non. Mais je demande de la clarté. Que chaque chose revienne à sa place. Pas par nostalgie, par honnêteté. L’honnêteté, ce n’est pas pour la gauche d’emprunter aux axiomes de l’adversaire au prétexte d’être moderne. Il faut oser une politique de gauche, faire preuve d’audace, débloquer la société et ne pas se laisser intimider par les puissants lobbys qui défendent leurs seuls intérêts particuliers. Le face-à-face perdu avec les sociétés d’autoroute en a donné un nouvel exemple. Faire de la réduction déficit public en période difficile aggrave le problème. On nous rétorque qu’on laisserait pour les générations à naître une charge beaucoup plus lourde. Mais quelles sont les conséquences de la politique de ceux qui disent ça? 28% des jeunes de 18 à 25 ans ont voté FN au premier tour des départementales quand 15% seulement votaient socialiste. Voilà la réalité. Avant de donner des leçons sur ceux qui ne sont pas encore nés, regardez ceux qui vont faire des enfants. Ils sont aujourd’hui tellement désenchantés par le débat politique qu’ils choisissent le FN comme premier vote. Je m’intéresse à ceux qui vont naître mais aussi à la jeunesse française, à ses capacités à espérer. Je ne crois pas que le rêve que nous ayons vocation à faire partager à la jeunesse française,
c’est de devenir milliardaires. La gauche, c’est le camp des milliards d’individus qui enrichissent les milliardaires, pas l’inverse. Ce n’est simplement pas du tout notre modèle !
Pourtant, avec ses annonces sur l’investissement le gouvernement a infléchi sa ligne.
Elles vont dans le bon sens. Mais ce sont 2,5 milliards sur 5 ans de soutien à l’investissement direct rapporté aux 41 milliards du pacte de responsabilité qui, pour l’essentiel, est une politique de l’offre ! Il ne faut pas s’entêter à ne soutenir que l’offre. Il faut une vraie politique en faveur du pouvoir d’achat. Rétablir la demi-part des veuves, c’est 2 milliards d’euros, mettre en place une CSG progressive qui permette aux retraités de retrouver du pouvoir d’achat, c’est quelques milliards d’euros. Pour les financer, nous proposons un redéploiement des fonds attribués au pacte de responsabilité.
Si la ligne ne change pas, voteriez-vous Francois Hollande en 2017 ?
Président sortant face à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, je voterai évidemment pour lui. Mais la question est : peut-il être au second tour si ce quinquennat ne laisse pas une empreinte sociale forte? Dans l’état actuel de désespérance de nos électeurs, je ne le crois pas.
Etes-vous favorable à une primaire à gauche ?
La droite en organise une parce qu’elle considère que la gauche a été à l’avant-garde en ouvrant la désignation de son candidat aux électeurs de son camp. Ce serait dommage d’abdiquer une telle conquête !
Vous présentez une motion «Vive la gauche» avec les «frondeurs». Pourquoi ?
J’espère que le congrès du Parti socialiste ne signera pas un nouveau chèque en blanc au gouvernement dans une sorte de congrès pour rien. Quiconque tant soit peu clairvoyant reconnaitra que la politique économique de l’exécutif centrée sur l’aide à la reconstitution par les entreprises de leurs marges, le soutien à leur compétitivité, a échoué et qu’il faut en changer. Si le congrès socialiste nous fait confiance, le président de la République nous écoutera.
« On demande à des députés de gauche de voter des mesures contraires à leurs valeurs »
Sinon, quel avenir pour la fronde ?
Aucun socialiste ne fronde de gaîté de cœur. La division ne vient pas de nous, mais des provocations faites quand on demande à des députés de gauche de voter des mesures contraires à leurs valeurs. Je le dis pour l’avenir : si le gouvernement veut étendre les contrats de chantier, modifier le contrat de travail, je m’y opposerai !
Regrettez-vous le ralliement de Martine Aubry à la motion défendue par le premier secrétaire du Parti socialiste et soutenue par Manuel Valls?
C’est toujours mieux quand les gens qui pensent la même chose se retrouvent sur les mêmes textes. Aux yeux des Français, c’est aussi plus compréhensible. Mais elle a fait un autre choix, je le respecte, on fera sans elle.
Que reprochez-vous à cette motion ?
Son manque de clarté. Son flou. Elle met d’accord des gens pas d’accord. La situation du pays appelle davantage que l’habileté à rédiger un texte qui permet de mettre les désaccords en sourdine pour que le pouvoir soit conservé dans les mêmes mains. Il manque une voix forte et respectée pour défendre le point de vue de nos électeurs.