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Ils sont ou les Frondeurs du PS ?


Motion de censure : Ils sont ou les Frondeurs du PS ?

En ne votant pas en faveur de la motion de censure les frondeurs font la preuve qu’ils sont dignes d’un théâtre de guignols et pour cause, en votant en faveur de la motion, les frondeurs risquaient de provoquer au pire la dissolution de l’assemblée nationale avec le risque de ne pas être réélus … et d’installer la droite au pouvoir…de ce fait les frondeurs privilégient leur carrière au détriment du bon sens et de la volonté du Peuple qui se voit court-circuité par un premier ministre dictateur.

Avec 234 voix, loin des 289 nécessaires, la motion de censure déposée par l’UMP et l’UDI après le recours du gouvernement à l’article 49.3 sur la loi Macron a sans surprise, été rejetée par les députés à l’issue d’un morne débat, ce jeudi 19 février.

Votée à l’unanimité par l’UMP mais par seulement 23 des 30 élus UDI et six des dix du Front de gauche, le texte n’a reçu le suffrage d’aucun frondeur. Mais la députée apparentée écologiste Isabelle Attard a, elle, voté pour. Adopté en première lecture, le texte arrivera au Sénat en avril. Le gouvernement a sauvé sa peau mais sort nettement affaibli d’un épisode qui a offert une respiration à la droite.

Ils sont où les socialistes ? », moque un député UMP lorsque le président du groupe Christian Jacob gravit les marches de la tribune de l’hémicycle, peu après 16h. Peu de frondeurs sur les bancs clairsemés du principal parti de la majorité. « Vous ne tenez pas le manche, vous ne pilotez plus », tance Jacob à l’adresse de Valls, ce « chef de gouvernement qui chaque jour se coupe un peu plus de ses troupes », « pur communicant » à la merci d’une majorité capricieuse. La loi Macron ? Une « petite loi », un « texte insignifiant ».

Second « Ils sont où les socialistes ? » venu des bancs de la droite. C’est au tour du président du groupe UDI Philippe Vigier de prendre la parole. Vantant une « opposition constructive » revendiquée par les centristes, Vigier enfonce le clou.

« Vous ne disposez pas de majorité politique nécessaires pour conduire votre mission au service de la France (…) Vous connaissez le chemin, mais il vous est impossible de l’emprunter ».

Quand les radicaux de gauche réaffirment leur « confiance » en Manuel Valls, pour les écolos, le débat est surtout l’occasion de rappeler à celui-ci ce qui est loin d’apparaître comme une évidence : « Nous vous disons clairement que nous ne sommes pas dans l’opposition ».

« 250 députés se sont sentis humiliés »

Spectacle inhabituel, c’est sous les applaudissements de l’UMP que le président des députés du Front de gauche André Chassaigne entame sa plaidoirie en faveur de la motion de censure. « Nous adressons un message clair pour que la majorité élue par la gauche cesse de se fourvoyer dans les méandres du libéralisme économique prônée par la droite », attaque le député du Puy-de-Dôme. « Pour des députés de la gauche progressiste, une censure du gouvernement et de la loi Macron n’a donc rien à voir avec la motion présentée par la droite », prend soin de souligner Chassaigne. L’entente de l’UMP et du Front de gauche sur la motion n’avait pas manqué de susciter quelques remous en interne.

« Tout ça… pour ça ! « , conclut le patron du groupe socialiste Bruno le Roux. Référence au film de Claude Lelouch mais surtout à cette « péripétie parlementaire » sans suspense.

« Ce télescopage que nous venons de vivre entre ‘l’esprit du 11 janvier’ et l’examen du projet de loi (…) aura permis de mettre au jour cette vieille politique qui fait toujours passer des intérêts subalternes avant l’intérêt général ».

Un message à l’adresse de la gauche radicale mais surtout des frondeurs. Qui n’entendent pourtant pas lâcher. « Est-ce qu’on peut juste discuter tranquillement, éviter les crispations et l’énervement ? », interrogeait l’un d’entre eux, Pouria Amirshahi, peu avant. Non, à en croire le légitimiste Christophe Caresche, très remonté, à l’instar d’une bonne partie des élus socialistes, contre les mêmes frondeurs. « 250 députés se sont sentis humiliés. Les responsables du parti et du groupe doivent bien mesurer l’état d’exaspération qui est le nôtre ».

« Ils y laissent des plumes »

17h. C’est dans un silence religieux que Manuel Valls entame une allocution aux accents de discours de politique générale. L’occasion de vanter le pacte de responsabilité et de justifier une nouvelle fois le choix d' »un acte d’autorité » face « à l’irresponsabilité, l’immaturité de certains ». Quand le Premier ministre en appelle à entretenir cet « esprit du 11 janvier », c’est l’exaspération sur les bancs de la droite, où le calme aura été de courte durée. Emmanuel Macron, qui a visiblement apprécié le discours, gratifie d’une tape dans le dos le locataire de Matignon. C’est sans un mot que Manuel Valls traverse quelques instants plus tard la salle des quatre colonnes aux côtés de son lieutenant Carlos Da Silva.

« Démonstration est faite que nous avons une majorité », conclut, satisfait, ce dernier à l’annonce des résultats. Beaucoup de bruit pour pas grand chose ? « Ce vote a permis une prise de conscience. Valls a parlé d’autorité, je crois que les Français, en terme de politique interne, attendent du dialogue », estime le frondeur Jean-Marc Germain. Une prise de conscience chère payée pour la majorité socialiste. Et ce n’est pas la droite qui s’en plaindra, comme le remarque l’UMP Daniel Fasquelle :

« A chaque fois ils y laissent des plumes ».

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