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Quand la Grèce acceptait d’effacer la dette allemande


Quand la Grèce acceptait d’effacer la dette allemande

Mais !!!

La signature d’un accord de paix signé qu’en 1990 après la réunification des deux Allemagnes, exonéra l’Allemagne de certaines réparations, notamment celles qu’elle aurait dû payer à la Grèce.

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Accord de Londres signé le 27 février 1953

Accord sur la dette : Un accord signé en 1953 avait permis à la RFA d’annuler plus de 60% de sa dette contractée avant et après-guerre. La Grèce était alors un des 21 créanciers de la RFA.

Les parties qui participèrent en plus de l’Allemagne de l’Ouest étaient la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, la Grande-Bretagne, la Grèce, l’Iran, l’Irlande, l’Italie, le Liechtenstein, le Luxembourg, la Norvège, l’Espagne, la Suède, la Suisse, l’Afrique du Sud, les États-Unis, la Yougoslavie et d’autres. Les Etats du Bloc de l’Est ne furent pas impliqués. Les négociations, débutées en 1951, donnèrent lieu à un accord signé le 27 février 1953 avant d’être ratifié par les divers pays concernés dans les mois qui suivirent[]. Le négociateur pour la partie allemande était Hermann Josef Abs, futur président de la Deutsche Bank.

L’accord de Londres permet à la République fédérale de réduire le montant initial de ses créances d’avant et d’après guerre de près de 38 milliards de Deutsche marks – avec les intérêts – à environ 14 milliards, soit une annulation de 62% de sa dette. Un moratoire de 5 ans sur les paiements et un délai de 30 ans pour les rembourser sont également accordés ainsi qu’une réduction des taux d’intérêt. Enfin, la relation entre service de la dette et revenus d’exportations ne doit pas dépasser 5%. En d’autres termes, la RFA ne doit pas consacrer plus d’un vingtième de ses revenus d’exportation au paiement de sa dette. Ainsi, les créanciers autorisent la suspension des paiements en cas de mauvaise conjoncture.

Face à l’insistance de l’Allemagne pour que la Grèce rembourse sa dette, les Grecs ont réveillé un autre souvenir de guerre. En 1941, un montant de 476 millions de reichsmarks – la monnaie allemande de l’époque – avait notamment été directement extorqué à la Grèce par l’Allemagne nazie. En 1946, l’Allemagne avait ainsi été condamnée à payer 7 milliards de dollars à la Grèce à titre de réparation pour l’occupation. Cette dette n’était pas couverte par l’accord de Londres de 1953. Ainsi, en 2012, le député européen Daniel Cohn-Bendit avait estimé que cette créance vaudrait aujourd’hui l’équivalent de 80 milliards d’euros. L’Allemagne rétorque qu’en acceptant le Traité de Moscou qui entérine la réunification des deux Allemagnes, la Grèce a également accepté de tirer un trait sur cette dette. L’accord de Londres de 1953 repoussait en effet le règlement des réparations de guerre à la signature d’un accord de paix. Ce dernier ne fut finalement signé qu’en 1990 après la réunification, et « il exonéra l’Allemagne de certaines réparations, notamment celles qu’elle aurait dû payer à la Grèce ». La gauche radicale grecque, arrivée au pouvoir dimanche, souhaite désormais inciter l’Allemagne à se montrer plus clémente face à son ancien créancier.

CBV

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