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Chirac voue une haine viscérale à l’encontre de Sarkozy


Chirac voue une haine viscérale à l’encontre de Sarkozy

Chirac avait deux fils virtuels. Le fils rêvé, avec Juppé: un profil d’homme d’État, toujours un peu distant, voire constipé. Le fils adopté, avec Sarkozy : une sorte de double, très politique, moins dénué de convictions que lui mais avec autant de culot. Entre les deux, son cœur balançait. Quand, quelques années plus tard, Nicolas Sarkozy a choisi Édouard Balladur contre lui. Pareillement pour Claude Chirac dont Nicolas Sarkozy fut longtemps l’ami intime et son maître en politique.

Il a de surcroît, confiance en son instinct. Il lui a donné deux précepteurs: le publicitaire Jean-Michel Goudard pour la communication, et « l’étoile montante du RPR », « Nicolas Sarkozy », pour les questions politiques. Ils sont tous deux dithyrambiques sur ses capacités. Chirac avait deux fils virtuels. Le fils rêvé, avec Juppé: un profil d’homme d’État, toujours un peu distant, voire constipé. Le fils adopté, avec Sarkozy : une sorte de double, très politique, moins dénué de convictions que lui mais avec autant de culot. Entre les deux, son cœur balançait. Quand, quelques années plus tard, Nicolas Sarkozy a choisi Édouard Balladur contre lui. Pareillement pour Claude Chirac dont Nicolas Sarkozy fut longtemps l’ami intime et son maître en politique Claude Chirac a indiqué dès 2004 : « Je n’ai jamais été sa maîtresse[] ». Sarkozy l’appelait plutôt sa « petite sœur ». Chirac a été atteint au cœur.

11 juillet 2001, Claude Chirac est entendue par les juges qui enquêtent sur l’affaire des billets d’avion payés en liquide

La carrière politique de Chirac est émaillée d’embrouilles. «Je ne suis pas un homme d’argent », a-t-il protesté un jour (Le 14 décembre 2000, sur TF1). Soit. Mais il sait en faire avec celui des autres. À force de vivre et de travailler sous les lambris des palais de la République, tous ses privilèges lui ont paru naturels et, si nécessaire, il s’en arroge d’autres. Il n’a cessé de tricher, comme n’importe quel notable de province, en prenant toutefois soin de ne jamais sortir des clous de la légalité.

L’exemple du pavillon de la rue du Bac symbolise tout à fait cet état d’esprit. C’est un rez-de-chaussée de rêve blotti au fond d’une cour. 189 mètres carrés avec un jardin privatif de 500 mètres carrées que les Chirac louent depuis 1977 pour une somme qui, en 1995, s’élève à 11 000 francs par mois. L’une des meilleures affaires de la capitale. À l’origine de ce miracle: une société immobilière, apparemment créée pour l’occasion, la SFIR, qui a acheté, en 1989, cet appartement désormais habité par Claude Chirac. Il se trouve, par un pur hasard, que la SFIR est une filiale de la SGIM, société détenue à 39,6 % par la ville de Paris et qui, jusqu’alors, ne possédait pas de logement en propre. Là encore, Jacques Chirac a confondu l’argent public et le sien.

Que l’affaire soit opportunément sortie pendant la campagne présidentielle de 1995, que Jacques Chirac ait soupçonné Nicolas Sarkozy, qui fut un familier des lieux, d’avoir vendu la mèche, tout cela ne change rien au constat qui s’impose: si ce n’est pas de la prise illégale d’intérêt, c’est au moins de l’abus de pouvoir. En somme, une faute. Ce sont là des mœurs de république bananière.
En fait père et fille se liguent contre la mère (Bernadette Chirac) et tous deux ont votés Hollande.

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