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Biographie de Jacques Chirac l’ambitieux


clip_image002 Jacques Chirac, à la fois ambitieux et traitre par idéologie personnelle, n’a jamais opté réellement pour le Gaullisme. En 1951 il milite dans la mouvance du parti communiste avec Christian Bourgeois

Né à Paris le 29/11/1932

Il a tout juste 30 ans lorsqu’il devient chargé de mission au cabinet du Premier ministre Georges Pompidou. Il est ensuite conseiller référendaire à la Cour des comptes. Il commence sa carrière politique en 1965, par un poste de conseiller municipal à Sainte-Féréole en Corrèze. En 1967, il est élu député de Corrèze et peu de temps après il devient secrétaire d’Etat à l’Emploi dans le gouvernement Pompidou. On lui doit la création de l’Agence nationale pour l’Emploi (ANPE).  
Il enchaîne, de 1968 à 1974, divers mandats tantôt en Corrèze (Député UDR, Membre puis Président du Conseil Général), tantôt au gouvernement (Secrétaire d’Etat aux Affaires Sociales, Secrétaire d’Etat à l’Economie et aux Finances,  Ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Ministre de l’Intérieur).

Jacques Chirac, homme politique de droite fondateur du mouvement RPR, a été le cinquième président de la Vème République. Elu en 1995, il fut réélu en 2002 en bénéficiant d’un vote « barrage » contre le Front National. Il fut  à deux reprises Premier ministre (de 1974 à 1976 et de 1986 à 1988). 
Sa trahison à l’encontre de « Jacques Chaban-Delmas Héritier naturel du Général de Gaulle » et son soutien à la candidature de l’élection de Valéry Giscard d’Estaing en 1974 lui vaudra le poste de Premier ministre. Mais la discorde est grandissante avec Giscard d’Estaing, Jacques Chirac démissionne avec grand bruit le 25 août 1976. C’est une période importante dans la carrière politique de Jacques Chirac. Il fonde cette même année le Rassemblement pour la République (RPR)

Le 27 mai 1974, en raison de son rôle décisif dans son élection, Valéry Giscard d’Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre. Il expose le 5 juin son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale qui lui accorde le lendemain sa confiance par 297 voix contre 181. Il conserve l’appui de l’Union pour la défense de la République (qui ne compte que cinq ministres sur quinze, alors qu’ils étaient dix sur seize dans le précédent gouvernement), dont il devient le secrétaire général, en dépit de l’opposition des barons du gaullisme, sans même en avoir été membre précédemment, par 57 voix contre 27 au député-maire de Cambrai, Jacques Legendre, le 14 décembre. Il ne fait toutefois pas l’unanimité au sein du camp gaulliste. Ainsi, le ministre sortant des Relations avec le Parlement, Robert Boulin, qualifie son arrivée à la tête du parti de « hold-up » et rend sa carte de militant tandis que le député-maire de Brive-la-Gaillarde Jean Charbonnel avait déjà saisi, dès le 25 juin 1974, le tribunal administratif pour « violations graves, répétées, délibérées des statuts de l’UDR ». Jacques Chaban-Delmas, quant à lui, estime que : « M. Chirac n’a découvert le gaullisme qu’en comptant les sièges de l’Assemblée ».

Jacques Chirac prend toutefois rapidement en mains l’UDR, notamment les fédérations du parti, et il est réélu à la tête du parti avec 92,56 % des voix des membres du conseil national

Lors des élections législatives de 1978 l’Union de la gauche, pourtant donnée favorite selon les sondages ne détrônera pas la droite qui conserve le pouvoir

Présidence de la République

Jacques Chirac se présente à l’élection présidentielle contre Valéry Giscard d’Estaing en 1981, mais n’obtient que 18% des suffrages, il est éliminé dès le premier tour et ne se désiste pas en faveur de Giscard d’Estaing et fait campagne contre celui-ci. C’est François Mitterrand qui est élu président.
Lors des législatives de 1986,  le RPR et  l’UDF s’imposent et Jacques Chirac devient Premier Ministre. Son arrivée à la tête du gouvernement marque le début de la première cohabitation de la Vème République, Mitterrand refusant de démissionner.
Deux ans plus tard, Jacques Chirac se présente de nouveau aux élections présidentielles mais il rassemble seulement 46% des voix. Le président sortant, François Mitterrand, est réélu.
Ses rêves d’accéder au poste suprême sont exaucés en 1995, date à laquelle il bat Lionel Jospin avec 52.6% des voix. Cette victoire constitue le sommet de sa carrière politique.

Président des Français

Jacques Chirac nomme Alain Juppé Premier Ministre. Installé à l’Elysée depuis deux ans, le Président décide en 1997 de dissoudre l’Assemblée nationale afin d’obtenir une législature de droite. Mais c’est la gauche plurielle qui sort victorieuse de ces élections anticipées et le chef de l’Etat est contraint de nommer Lionel Jospin Premier ministre. Ce sera la plus longue période de cohabitation (1997-2002).
A la fin des années 1990, des affaires politico-financières concernant le financement du RPR sont dévoilées au grand jour. Jacques Chirac, étant le président du RPR, se retrouve mêlé à ces affaires. Cependant, ses détracteurs ne pourront le traduire en justice car le président  de la République bénéficie d’une immunité selon les textes de la Constitution.
Lors des élections présidentielles de 2002, c’est la surprise générale lorsque Jacques Chirac se retrouve au second tour face au leader du Front National, Jean-Marie Le Pen. Lionel Jospin, l’autre candidat pressenti, connaît une lourde défaite et annonce aussitôt son retrait de la vie politique. Jacques Chirac est réélu à 82,21% des voix au second tour. Cette réélection traduit davantage la volonté du peuple de faire barrage à l’extrême droite qu’une marque de confiance des Français envers Jacques Chirac.
Le Président choisit Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre. Il prend toute sa dimension d’homme d’Etat lorsqu’il refuse de soutenir George W. Bush dans l’invasion de l’Irak. Cette position lui vaut l’hostilité des médias anglais et américains.
En 2005, le Président décide d’organiser un référendum pour ratifier le projet de la Constitution européenne. Plusieurs éléments dont l’entrée de la Turquie dans l’Union Européenne et les craintes sociales viennent perturber les débats. Le 29 mai, c’est le « non » qui est majoritaire avec  54,8 % des voix. Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin démissionne et Jacques Chirac choisit pour le remplacer Dominique de Villepin, un de ses plus fidèles alliés.  
Bénéficiant d’une image positive grâce à un discours brillant contre la guerre en Irak à l’ONU en 2002, Dominique de Villepin semble à même de redonner plus de sérénité au quinquennat de Jacques Chirac. Mais dès octobre 2005, la crise des banlieues secoue la France. Six mois plus tard, face à des manifestations étudiantes d’ampleur, Chirac doit annoncer lui-même l’abandon du Contrat première embauche. Au-delà de l’affaire Clearstream qui stigmatise une rude concurrence entre les deux candidats à sa succession, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, la fin du dernier mandat de Jacques Chirac ne connaît plus de vague. Le 20 juin 2006, le Musée du quai Branly est inauguré. Ce dernier est consacré aux arts et civilisations d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et des Amériques. Il est l’empreinte de l’engagement culturel du Président.

Ancien président, nouveau membre du Conseil constitutionnel

Après que Villepin ait renoncé à s’opposer à Nicolas Sarkozy, et après avoir fait planer un doute sur une éventuelle nouvelle candidature, Jacques Chirac annonce qu’il soutient le candidat UMP, Nicolas Sarkozy, pour les Présidentielles de 2007. Le 6 mai, ce dernier est élu, la passation des pouvoirs s’effectue le 16 mai.
Après son départ de l’Elysée et suite aux soupçons d’affaires qui pèsent sur lui, la presse évoque rapidement la possibilité d’une convocation par la justice. Cependant, la rumeur est vite démentie.
Toujours est-il qu’après trente ans de carrière politique et douze ans de Présidence, Jacques Chirac ne compte pas rester inactif ni quitter le devant de la scène. Ainsi, il crée la Fondation Jacques Chirac pour le développement durable et le dialogue des cultures, terrain d’un nouvel engagement pour l’avenir du « bien commun ». Il devient également membre de droit du Conseil constitutionnel. Jacques Chirac est donc membre du Conseil constitutionnel, mais n’y siège plus à partir de septembre 2011. En effet, après expertise médicale, il est certifié que l’ancien président de la République ne dispose pas de toutes ses capacités pour assister à son procès concernant les emplois fictifs de la mairie de Paris. Suite à cette annonce, Jean-Louis Debré décide que Jacques Chirac n’est pas non plus capable de siéger au Conseil. Bernadette Chirac éprouve toujours de la rancune à ce sujet, puisque les indemnités mensuelles de membre du Conseil ont été suspendues depuis ce jour.

Les raisons de sa haine envers Nicolas Sarkozy sont à la fois d’ordre politique mais également d’ordre sentimental, lié au suicide de son gendre dont la cause se nomme Nicolas Sarkozy.

CBV

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