Accueil » Réflexions et politique » Terrorisme en France depuis les années 50

Terrorisme en France depuis les années 50


Terrorisme en France depuis les années 50 (XXème siècle)

La guerre d’Algérie vit, outre des combats et des attentats en Algérie, des affrontements et des actes terroristes en métropole, dont une guerre civile entre mouvements nationalistes algériens.

Le 25 août 1958 vit le début d’une vague d’attentats dans l’ensemble du territoire contre des postes de police, des casernes, des dépôts de carburants et autres intérêts économiques[].

Les affrontements entre le Front de libération nationale et le Mouvement national algérien causèrent en France, selon les chiffres officiels entre le 1er janvier 1956 et le 23 janvier 1962, 10 223 victimes dont 3 957 tués.

Entre la fin des années 1950 et le début des années 1980, la France fut secouée par des attentats imputables à l’« extrême droite ». D’abord motivé par les événements algériens (OAS, Commando Delta), ce terrorisme produit après la fin de la guerre d’Algérie des attentats anti-immigrés et anti gauchistes principalement. Ces vagues d’attentats furent marqués par l’attentat revendiqué par le Groupe Charles-Martel contre le consulat algérien à Marseille qui fit 4 morts et une vingtaine de blessés.

Un terrorisme plus « militant », dirigé contre les États-Unis et l’URSS, était, dans les années 1970, le fait de groupes solidaristes tel les « Groupes Action Jeunesse ».

Une des spécificités du terrorisme d’extrême droite est l’absence de revendications pour nombre d’attentat qui lui sont imputés, ce qui ne permet pas de les lui imputer. Les pratiques terroristes de l’extrême droite en France, actuellement inexistantes, semblent aujourd’hui s’inspirer du modèle Combat 18, un groupe néo-nazi anglais, c’est-à-dire poursuivant une lutte sans leader, de manière individuelle.

Le terrorisme lié au mouvement nationaliste corse est un phénomène récurrent pour l’État français depuis les années 1970. Chaque année plus d’une centaine d’attentats sont recensés sur l’île, même si tous ne sont pas à but politique. Le mouvement clandestin le plus structuré est le Front de libération nationale de la Corse, scindé aujourd’hui en plusieurs branches. Si la plupart des attentats, perpétrés en pleine nuit, ont pour but des cibles matérielles, plusieurs actions mortelles ont été commises. Le sommet de ces attentats fut en 1998 l’assassinat de Claude Érignac.

Dans les années 1970 et 1980, la France, l’Europe (en particulier l’Italie et la Belgique) et l’OTAN sont exposés à des « attentats de groupes d’extrême gauche », appartenant au mouvement autonome et de structures clandestines issus du maoïsme entre autres. La France subit les attentats d’« Action directe » de 1979 à 1987, marqués par les assassinats de l’ingénieur-général René Audran en 1985 et du PDG de Renault Georges Besse en 1986. Cependant, ce dernier attentat a pu être attribué à l’Iran, dans le cadre du contentieux nucléaire Eurodif.

Dans la nuit du 26 au 27 mars 2002 à 1 h 15, à l’Hôtel de ville de Nanterre, au terme d’une séance du conseil municipal présidée par le maire Jacqueline Fraysse, un homme installé dans le public, Richard Durn, se lève et fait usage d’armes à feu préalablement dissimulées sous sa veste. Il tire sur les élus, un à un, se déplaçant de pupitre en pupitre. Dans la fusillade qui dure cinquante secondes, il fait feu à 37 reprises, tue huit élus et en blesse dix-neuf autres (dont quatorze grièvement), avant d’être maîtrisé. Selon la police, ainsi que plusieurs sources de presse, « Richard Durn était un militant écologiste », ancien membre du PS avant de rejoindre les Verts. Il était également militant de la Ligue des droits de l’homme (il était trésorier de la Ligue des droits de l’homme de Nanterre depuis la fin de l’année 2001).

En 2008 un groupe suspecté d’avoir saboté plusieurs lignes de TGV dans toute la France, occasionnant une paralysie du trafic, est interpellé (dont Julien Coupat). La qualification de « terrorisme » fait l’objet de polémiques dans cette affaire, tandis qu’à part Coupat, tous les prévenus sont progressivement libérés après plusieurs mois de détention. Coupat a été libéré fin mai 2009, mais reste mis en examen, et sera jugé devant un tribunal antiterroriste.

Les « indépendantistes Basque de l’ETA » livrent une lutte pour l’indépendance du Pays basque. S’ils se livrent essentiellement à des attentats en Espagne, le quart sud-ouest de la France est largement utilisé comme base arrière par l’organisation terroriste. Quelques attentats de l’ETA ont été signalés en France, comme le meurtre de deux gardes civils espagnols à Capbreton en 2007.

L’assassinat de Pierre Goldman en 1979, revendiqué par Honneur de la Police, groupe inconnu, a sans doute été organisé par  une organisation précédant les Groupes antiterroristes de libération (GAL), dirigés par Madrid, comme le Batallón Vasco Español.

Le Pays basque français a été plus généralement marqué dans les années 1980 par les attentats du mouvement Iparretarrak. Aujourd’hui quelques attentats de Irrintzi secouent sporadiquement ce territoire. Cependant l’ETA a annoncé l’arrêt de ses activités en 2011.

Des années 1970 au début des années 2000, la Bretagne a connu le « terrorisme de l’ARB », limité généralement à des dégâts matériels.

Dans les années 1970-1980, la France est la cible d’actions terroriste en provenance du Moyen-Orient, Liban et Palestine principalement, par les groupes d’Abou Nidal, de Carlos, ou liés au Hezbollah.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la France doit faire face, comme d’autres pays, à une menace plus diffuse et qui n’émane plus d’États bien identifiés. Il s’agit d’actions terroristes en relation avec la présence militaire occidentale au Moyen-Orient par des groupes dont le plus connu est Al-Qaeda.

Khaled Kelkal un islamiste algérien membre du GIA fait plusieurs attentats à la bombe en France en 1995

Terrorisme antisémite Le 3 octobre 1980, un attentat à la bombe fait 4 morts et 46 blessés dans l’attentat de la rue Copernic à Paris.

Le 9 août 1982, éclate la Fusillade de la rue des Rosiers à Paris. Elle fait 6 morts et 22 blessés.

Le 7 septembre 1995, une voiture piégée explose, à quinze mètres de l’une des entrées de l’école juive Nah’alat Moché, à Villeurbanne commis par le terroriste islamiste Khaled Kelkal.

L’affaire du gang des barbares désigne les événements liés à la mort d’Ilan Halimi, enlevé dans la région parisienne puis séquestré et torturé en janvier 2006 par des Islamistes d’une vingtaine de personnes se faisant appeler le « gang des barbares », dirigé par Youssouf Fofana. Leur choix se porte sur Ilan Halimi, car, du fait de son appartenance à la communauté juive, il est censé selon eux être riche.

Lors des tueries de 2012 à Toulouse, le terroriste islamiste Mohammed Merah tue deux enfants et un enseignant. Il poursuit jusque dans l’établissement une petite fille qu’il exécute d’une balle dans la tête.

Lors des tueries de Janvier 2015, le terroriste islamiste Amedy Coulibaly prend en otage 15 personnes dans une épicerie Casher au Porte de Vincennes et en tue quatre. Il fut tué également lors du raid.

Etc. …

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s