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Le vrai visage des Chiraquiens et consorts


Giscard, Chirac, Mitterrand

« En politique tous les coups sont permis »

Après la mort du Général, le Gaullisme meurt à son tour

Trahison, magouilles, corruption, toute la panoplie y passe

Chirac devient Premier Ministre en 1974 (après avoir œuvré contre Chaban Delmas et en faveur de Giscard) « présidentielle de 1974 » En 1975, pour la première fois depuis de nombreuses années, le budget de l’État français passe dans le rouge. « Depuis lors, il n’a cessé d’être déficitaire. »

Jacques Chirac supporte mal d’être tenu en lisière par le président de la République. Habilement conseillé par deux «éminences grises», Pierre Juillet et Marie-France Garaud, il démissionne avec éclat le 25 août 1976. Il appartiendra à son successeur, l’économiste Raymond Barre, de redresser l’économie du pays par une douloureuse et impopulaire politique de rigueur.

À la tête de l’ancien parti gaulliste, rebaptisé « RPR, » Jacques Chirac joue son va-tout en se portant candidat à la mairie de Paris contre le candidat adoubé par le Président de la République. Il remporte la mairie contre toute attente grâce à son dynamisme et à ses réseaux.

Disposant des ressources énormes de la municipalité, il va dès lors mener la guérilla contre les giscardiens jusqu’aux élections présidentielles de 1981. Éric Raoult, militant chiraquien de la première heure, raconte dans un livre de souvenirs comment, entre les deux tours de scrutin, la direction du parti (RPR) a discrètement appelé les militants à voter en faveur du candidat de la gauche…

Jacques Chirac pense, non sans raison, qu’une réélection de son rival signerait son arrêt de mort politique, tandis que sa défaite et l’arrivée de la gauche au pouvoir ferait de lui le leader de l’opposition de droite. Élu président grâce à cette nouvelle trahison, François Mitterrand se lance dans des réformes radicales et brouillonnes avec Pierre Mauroy à la tête du gouvernement avant d’être contraint à un brutal retour au principe de réalité.

Le 26 novembre 1981, Jacques Delors, ministre des Finances, alarmé par le dérapage de l’économie, demande une pause dans les réformes mais celles-ci ne s’en poursuivent pas moins l’année suivante, conformément aux «110 propositions» du candidat Mitterrand :

Fabius et les méthodes de droite

Le nouveau chef du gouvernement, Laurent Fabius, engage le pays dans la voie du libéralisme économique sans cesser de se réclamer du socialisme. Les dirigeants socialistes sombrent dans une impopularité sans précédent au point qu’à la veille des élections législatives de 1986, ils ne trouvent pas de meilleur slogan que d’anticiper le retour de la droite : «Au secours, la droite revient !»

Avec la proportionnelle, les socialistes permettent à une cinquantaine de candidats FN de siéger à l’Assemblée Nationale

Jacques Chirac, premier ministre, s’incline devant Mitterrand

Pour imposer ses réformes, Jacques Chirac recourt aux ordonnances. Mais le 14 juillet 1986, le président Mitterrand refuse d’apposer sa signature sur l’une d’elles qui prescrit la privatisation des entreprises nationalisées avant 1981. Le Premier ministre s’incline et dès lors se laisse dominer par le Président.

Son gouvernement va essuyer une succession d’échecs, des manifestations lycéennes de l’hiver 1986, marquées par la mort d’un jeune homme, Malik Oussekine, à l’assaut sanglant de la grotte d’Ouvéa, en Nouvelle-Calédonie, en pleine campagne électorale, qui fait une dizaine de morts parmi des militants indépendantistes canaques. Ces échecs font oublier le discrédit de la gauche et François Mitterrand est réélu triomphalement à la présidence de la République

Le deuxième septennat de François Mitterrand s’avère calamiteux. Il débute par une viscérale haine entre le président et son premier chef du gouvernement, Michel Rocard. L’Élysée est ébranlé par une vague de corruption sans précédent dans l’Histoire de la République et la droite reprend les rênes du gouvernement après les élections législatives de 1993.

Averti par l’expérience, Jacques Chirac laisse à son ami Édouard Balladur l’honneur d’entrer à l’hôtel Matignon. Après un parcours sans faute, Édouard Balladur se voit assuré d’une élection confortable aux présidentielles de 1995. Mais il commet l’erreur de lier son destin à Charles Pasqua, ex-bras droit de Jacques Chirac.

L’affaire Schuller, une machination de Charles Pasqua, entraîne la déroute du favori et la victoire in extremis de Jacques Chirac, lequel recueille ainsi le bénéfice de la popularité acquise par les partis de droite sous le gouvernement de son rival malheureux.

A noter, qu’avec la conjoncture actuelle et selon Jacques Delors, même si la gauche était au pouvoir, la situation serait la même (il n’a pas osé dire pire)

En 2014 c’est devenu un fait réel

Papy CBV (Christian-Bernard Vidal)…Publié le 22/12/2010 dans WordPress.

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