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Premier meeting de Sarkozy Lambersart (Nord)


Nicolas Sarkozy a commencé son discours par un hommage à Hervé Gourdel, otage français assassiné en Algérie, suivi d’une minute de silence. « Ceux qui ont commis cet acte doivent savoir qu’il devront rendre des comptes de cette sauvagerie », lance-t-il.

La « revanche » de François Hollande

L’ex-président a évoqué son long « silence » politique : « Durant deux ans, j’ai assisté, silencieux et triste, à la destruction systématique de tout ce que nous avions fait, non parce que c’était mal, non parce que ça ne marchait pas, mais parce que c’était nous ! », s’insurge-t-il. « Cette fascination pour la revanche de François Hollande a précipité notre pays dans la stupéfaction d’abord, dans l’indignation ensuite. » Et de prévenir : « Aujourd’hui se répand en France une sourde colère. » Nicolas Sarkozy a ensuite accusé François Hollande d’avoir trahi ses promesses de campagne : « Et que dire des comportements qui abaissent la fonction publique ? La présidence normale ? On imagine ce que cela aurait été si cela ne l’avait pas été ! Le comportement exemplaire des ministres ? Le président qui ne se mêlera pas de tout ?

Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP évoque la grave crise que traverse son parti : « Il faut sans délai mettre fin aux querelles, aux disputes dérisoires qui ont – j’ose le mot – ridiculisé notre famille politique ces deux dernières années. » Il rend ensuite hommage à « l’expérience » et au « talent » d’Alain Juppé, et à François Fillon, « avec qui [il a] travaillé en toute confiance pendant cinq ans ». Et cite les « jeunes » (candidats ou non à la primaire) : Laurent Wauquiez, Nathalie Kosciusko-Morizet, Bruno Le Maire, David Douillet, et de poursuivre « Alors je suis revenu pour aider au rassemblement de notre famille, je refuse les querelles d’ego dérisoires », conclut-il, tout en se posant en chef naturel de sa famille politique : « Aucune organisation ne peut fonctionner sans un minimum d’autorité. L’impression de pagaille doit cesser. »

Quant au débat sur la tenue de primaires à droite avant la présidentielle de 2017, il le tranche de manière unilatérale : « Il y aura des primaires. Qui pourrait de bonne fois douter qu’il en fut autrement ? A-t-on oublié mon tempérament ? » Mais Nicolas Sarkozy n’explique pas s’il est ou non pour des primaires ouvertes.

Accusé d’homophobie après avoir déclaré au JT de France 2 qu’il n’utiliserait « pas les familles contre des homosexuels comme on a utilisé des homosexuels contre les familles », Sarkozy tente de mettre les points sur les « i » : « Le racisme est une honte, l’homophobie est une injure inacceptable ». Il refuse cependant de se prononcer sur l’abrogation du mariage pour tous : « Je n’ai aucune intention de fermer le débat avant même qu’il n’ait été ouvert », dit-il, affirmant qu’il réunira « tout le monde » afin d’en débattre

(Il faudra bien que Nicolas Sarkozy fasse la part des choses et s’explique sur la question du mariage gay, personnellement je me refuse de parler de mariage entre homosexuels, je me refuse de faire un amalgame et un mélange des genres entre sentiments et fantasme sexuel. Ces deux points sont différents (il n’est pas interdit d’avoir des sentiments, il n’est pas interdit de partager sa vie ou de cohabiter avec des personnes de même sexe, de la même façon que les couples hétéros surtout pour des raisons économiques, bien au contraire ) vouloir éluder la question de l’abrogation ou par du mariage gay serait perçu comme une trahison et un déni des promesses de 2013 faites par les membres de l’UMP qui ont manifestés avec les antis-mariage gay, l’abrogation est possible en créant une autre loi permettant à tous de vivre ensemble civilement en association ou union. Dans se domaine Nicolas Sarkozy doit faire abstraction de son opinion et de son point de vue personnel et surtout ne pas oublier qu’il est primordial de respecter au pied de la lettre les engagements concernant la Déclaration Universelle des droits de l’Homme en ne se livrant pas à la destruction du mariage traditionnel (il est possible de faire autre chose qui sera accepté par le plus grand nombre)

# Hollande accusé d' »alliance objective » avec le FN

« Je refuse par avance les leçons de morale de ceux qui ont utilisé sciemment le Front national au service de leurs calculs électoraux ! », lance Nicolas Sarkozy. « Je dénonce l’alliance objective entre le Parti socialiste et le Front national, poursuit-il, accusant « Marine Le Pen d’avoir fait élire son ami François Hollande ».

# Faire travailler davantage les fonctionnaires

« Le poids des dépenses publiques est beaucoup trop lourd pour notre économie », juge l’ancien président, le temps de travail dans la fonction publique est une question qui ne peut plus être éludée. Il faudra travailler davantage. Et de reprendre la rengaine de « la réduction du nombre de fonctionnaires », tout en remettant en cause leur « statut à vie », qui n’est selon lui « plus adapté au monde moderne ».

# Pas de RSA sans activité au sein de la collectivité

« Nous ne pouvons accepter une société où les droits n’ont pas une contrepartie en termes de devoirs », tacle Sarkozy, qui reprend l’idée de Wauquiez, ex-secrétaire d’Etat à l’insertion professionnelle, pourtant mis à mal au sein du parti lorsqu’il l’avait formulée : pas de RSA ou ni d’allocations sans activité au service de la collectivité.

« Nous avons échoué dans notre volonté de faire du RSA un instrument de réinsertion par et dans le travail. Laurent Wauquiez avait raison », déclare-t-il. Une question à propos de laquelle il propose la tenue d’un référendum.

A propos du chômage, il explique que les chômeurs sont »d’abord des victimes », mais qu' »on ne pourra pas continuer à accepter qu’un chômeur de longue durée puisse refuser une activité rémunérée en cas de persistance de sa période d’inactivité ».

# Il propose deux autres référendums

« Je crois qu’il est venu le temps de nous réapproprier la pratique du référendum contre une partie des élites et certains corps intermédiaires », propose Nicolas Sarkozy, qui avait déjà évoqué cette idée sur France 2. « Je souhaiterais suggérer deux propositions qui attesteraient de notre volonté d’aller beaucoup plus loin dans les changements à porter à la France », poursuit-il :

 » Toutes ces dernières années, on a augmenté le nombre de nos parlementaires, tout en diminuant leurs moyens et leurs capacités à se faire entendre. Il faut réduire le nombre des parlementaires et leur redonner ainsi un poids, une parole, un rôle central. Une assemblée pléthorique est en fait une assemblée inaudible. »

« Dans le même esprit, je pense que c’est aux Français directement et à personne d’autre de se prononcer sur la fusion des conseils généraux et des conseils régionaux », dit-il. « Nous ne pouvons plus continuer à accumuler les niveaux d’administration ».

Et de conclure : « La France n’a plus le choix […] Notre famille politique n’a pas le choix. Je n’ai plus le choix […] J’aurai besoin de vous, du courage, il va en falloir, parce qu’ils sont tous contre nous ».

 

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