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Le socialisme en France et ses dérives jusqu’à nos jours !


Front populaire en France (1936)

Le socialisme en France et ses dérives jusqu’à nos jours !

(SFIO, Parti radical socialiste, Parti Communiste) 1936 a été la seule année ou la gauche a fait du socialisme.

Front Populaire

Dans les faits le Front Populaire nous a mené tout droit vers la seconde guerre mondiale et la perte de la liberté.

Le gouvernement de Front populaire fut le premier de la IIIe République dirigé par les socialistes. Il initia plusieurs réformes sociales importantes et constitue encore actuellement une des références incontournables de la mémoire et de l’histoire de la Gauche française : les congés payés, la réduction du temps de travail avec la semaine de quarante heures et l’ établissement des conventions collectives. L’assemblée élue lors des élections de 1936 demeura inchangée jusqu’en septembre 1939, date à laquelle 49 députés communistes furent arrêtés. L’année suivante, en juin 1940, la France connaissait la défaite face à l’Allemagne.

La France sort meurtrie de la Seconde guerre mondiale. Le pays est à reconstruire et tout le monde se retrousse les manches. Le Parti communiste (1er  parti politique à la Libération) décide de participer à l’effort national :produire et encore produire. Maurice Thorez, 1er Secrétaire Gl du PCF, de retour en France, participe au gouvernement en tant que Ministre de la fonction publique. Les grèves, les revendications ne sont donc pas à l’ordre du jour.

 Mais le contexte international va changer la donne politique en France. En effet, la guerre froide débute en 1947. Les premières crispations entre les deux alliés d’hier (EU/URSS) voient rapidement le jour. La rupture est entamée quand, le président Truman décide d’appliquer une nouvelle stratégie vis-à-vis de Staline. Les EU ne reculeront plus et devront contenir les avancées de l’URSS. Pour lutter contre le communisme, les EU proposent une aide pour accéler la reconstruction. Le plan Marshall est proposé à l’ensemble des Européens en juin 1947. Le plan est rejeté par les pays sous influence soviétique. La France accepte malgré la campagne d’opinion lancée par le PCF (qui a quitté le pouvoir depuis mai 47).

 La situation sociale va alors se dégrader. Le PCF qui a enfin les mains libres et le ras-le-bol des salariés (bas salaires, inflation, rationnements) sont favorables à de nombreux mouvements de grève qui débutent en avril 1947; chez Renault, chez EDF, etc…Le climat d’unité nationale qui était de mise à la Libération a vécu… Le Parti communiste joue désormais un nouveau rôle politique, ce qui a des conséquences dans le milieu syndical.

En décembre 47, la CGT-FO, (syndicat unifié) fait scission…. La rupture est de plus en plus grande entre syndicalistes communistes et non communistes. L’année 48  n’est pas plus calme socialement. En avril 48 à Courrières dans le Nord 16 mineurs décèdent et  rappellent aux ouvriers la précarité de leurs conditions de travail.

La grogne augmente encore un peu plus quand  on tente de porter atteinte au statut du mineur. Les grèves débutent le 3 octobre et touchent les mines du Nord, de la région de St-Etienne, d’Alès et de Forbach.

 La presse rapporte qu’il s’agit de grèves insurrectionnelles. Ce qui justifie, sans doute la forte répression menée par le gouvernement. Le ministre de l’Intérieur, Jules Moch mobilise près de 60 000 CRS pour contrer les occupations des puits. Les incidents sont nombreux mais partout, c’est l’extrême fermeté qui domine. Jules Moch (pourtant socialiste) va déloger les mineurs de leur occupation et va prendre des mesures disciplinaires envers  plus de 3000. mineurs. En effet, ils seront licenciés quelques semaines plus tard et ne pourront plus réintégrer les Charbonnages de France, un scandale (au regard de la constitution de la IVè république qui protégeait le droit de grève) ! « En 1948, la troupe on l’a eue, même avec des chars. A Bruay, ils étaient groupés à l’Hôtel de Ville, et ils partaient de là, vers les sièges pour ouvrir des brèches dans les murs pour laisser rentrer la police (…) Alors c’était fini. Les responsables syndicaux ils étaient arrêtés, il y en a qui ont été licenciés. Il y en a qu’on fait de la prison, il y en a certains qui ont été repris à la mine. Ceux qui ont été renvoyés, c’était embêtant, fallait qu’ils libèrent la maison. Ils n’avaient plus le droit au logement, ils n’avaient plus le droit à la sécurité sociale des mineurs, ils avaient plus rien. Du jour au lendemain. »

 la guerre d’Indochine  de 1946 à 1954. Ce conflit fit plus de 500 000 victimes.

La guerre d’Algérie et la prise de position de Mitterrand en faveur de la guerre.

1953 : Projet de retarder l’âge de la retraite…Grandes grèves dans la fonction publique, perceptibles aussi dans le privé, contre le projet du gouvernement de retarder l’âge de la retraite pendant l’été. Le projet est retiré.

L’année 2000 est également riche en conflits. Dans le secteur public, il s’agit notamment de grèves au ministère des Finances qui conduisent à la démission du ministre socialiste Christian Sautter et dans l’Éducation nationale contre la politique de Claude Allègre.

Dans le secteur privé, les revendications se font jour elles sont relatives à l’application des 35 heures

Mai 1958, le président de la République, René Coty, fait appel au « plus illustre des Français ».

Le 29 mai, le président de la République, René Coty, fait appel « au plus illustre des Français ». Charles de Gaulle accepte de former un gouvernement, qui est investi par l’Assemblée nationale le 1er juin, par 329 voix sur 553 votants. Le général de Gaulle devient ainsi le dernier président du Conseil de la IVe République. Les députés lui accordent la possibilité de gouverner par ordonnance pour une durée de six mois, et l’autorisent à mener à bien la réforme constitutionnelle du pays.
L’instabilité ministérielle, l’impuissance de la IVe République face à la question algérienne, déclenchée par une insurrection le 1er novembre 1954, conduisent le régime à une crise grave. Bon nombre de responsables politiques de tous bords en viennent à souhaiter le retour du Général.

Le 13 mai 1958, un comité de vigilance appelle à manifester contre le FLN à Alger. Un comité de salut public est créé, à la tête duquel se trouve le général Salan. Il lance un appel au général de Gaulle le 15 mai. L’insurrection prend de l’ampleur et risque de dégénérer en guerre civile. Le 19, le Général se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la République ». Certains voient dans cette déclaration un soutien à l’armée et s’inquiètent. Il rassure et insiste sur la nécessité de l’union nationale et s’il se présente encore comme le recours, il ne donne aucune caution ni à l’armée ni à quiconque.

 

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