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Les origines juives du christianisme


Les origines juives du christianisme

« Dieu est l’Amour et rien d’autre » telle est la vision du christianisme (Dieu interdit de tuer en son nom)

Lors de la création, Dieu créa l’homme à son image (de ce fait nous sommes tous les fils et filles de Dieu) 

Jésus n’est pas le fondateur du christianisme, Jésus était juif.

Au centre de la foi chrétienne, est la Bonne Nouvelle, la notion que l’humanité a espoir de rédemption à travers l’enseignement de Jésus.

Contrairement à l’islam qui s’est répandu avec la guerre, la violence et la haine, les chrétiens ont étés persécutés. Avec l’édit de Milan en 313, les persécutions contre les chrétiens s’arrêtèrent. Vers la fin du IVe siècle, le christianisme devient la religion officielle de l’Empire romain, remplaçant ainsi le culte romain antique et retournant la persécution. Cette date marque symboliquement le début de la chrétienté : période de l’histoire de l’Europe où le christianisme est la seule religion admise dans la mesure où il persécute les autres (depuis Justinien), et d’abord ses propres dissidents.

Le christianisme est né et s’est d’abord développé dans la partie orientale de l’Empire romain. Les villes de Jérusalem, d’Antioche et d’Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques. En 330, l’empereur Constantin Ier transfère la capitale de l’empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma, « Nouvelle Rome »), qui devient un grand foyer intellectuel. On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.

En dehors de l’Empire romain, les chrétiens purent s’organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas du Catholicosat-Patriarcat de toute la Géorgie et de l’Église arménienne

Apparaît une nouvelle religion monothéiste, l’islam, dans les tribus arabes du Hidjaz, qui bientôt entament une guerre de conquête en direction de la Syrie, la Palestine et l’Égypte. Entre 631 et 643, trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans. Les Byzantins pratiquent une politique de terre brûlée et laissent derrière eux une très mauvaise image. La vie chrétienne continue dans les régions conquises, avec le statut de dhimmis (« protégés »), mais seules Constantinople et Rome gardent leur liberté politique.

Le christianisme est la religion de ceux qui se réclament des enseignements de Jésus-Christ. Il se présente comme une religion monothéiste, répandue par les apôtres et les premiers disciples de Jésus. Les chrétiens croient que Jésus de Nazareth est le Messie que prophétise la Bible hébraïque, qu’il est mort sur la croix (???) pour le salut de l’humanité puis est ressuscité des morts « le troisième jour » selon le Nouveau Testament.

Les premières communautés chrétiennes sont apparues au sein du judaïsme après la crucifixion de Jésus de Nazareth par les autorités romaines de la province de Judée au 1er siècle. Le christianisme reste la religion la plus répandue dans le monde, et a profondément marqué différentes civilisations au cours de l’histoire, alors qu’il était initialement considéré comme une secte juive parmi d’autres. Il est présent sur tous les continents.

Le christianisme s’est développé à partir du 1er siècle dans le contexte des communautés juives du Moyen-Orient et en particulier les communautés juives hellénisées.

Jésus est la figure fondatrice du christianisme, sans toutefois en être le fondateur au sens historique : le débat est encore ouvert sur le fondateur du christianisme « Paul ou Jésus », d’un point de vue théologique ; mais surtout, d’un point de vue historique, le christianisme en tant que religion séparée du judaïsme ne naît pas du vivant du personnage évangélique de Jésus. D’après les Évangiles, Jésus « n’est pas venu abolir la Loi, mais accomplir ». Sa perspective est donc celle d’un accomplissement de la foi juive, dans une interprétation particulière à Jésus lui-même, et non la création d’une nouvelle religion. Cette perspective se retrouve dans de nombreuses phrases de Jésus rapportées par les évangiles ; Si le salut est apporté à tous, c’est d’abord aux siens -« aux brebis perdues d’Israël » qu’il réserve le privilège de son enseignement. Jésus et tout le groupe primitif des apôtres et des femmes qui le suivaient était juifs ainsi que la plupart de ses interlocuteurs à quelques exceptions près désignés comme tels, comme le centurion romain de Capharnaüm ou la femme samaritaine.

À l’exemple de la diversité régnant dans le judaïsme (saducéens, pharisiens, esséniens, baptistes…), le paléochristianisme recouvre différentes communautés comme, par exemple :

  1. la communauté (postpascale) judéo-chretienne de Jérusalem autour de Jacques, frère de Jésus, appartenant au judaïsme mais reconnaissant le messianisme de Jésus et vivant dans l’attente du Royaume de Dieu ;
  2. la communauté galiléenne regroupée autour d’une interprétation prépascale et sapientale de la vie de Jésus, probablement à l’origine de la source Q commune aux évangiles de Luc et de Matthieu ;
  3. la communauté helléno-chrétienne autour des figures emblématiques des sept préposés au service de table et d’entretien des veuves, et d’Étienne, à l’origine probable de l’évangile de Matthieu ;
  4. la communauté apocalyptique qui sera à l’origine, probablement en recueillant des éléments esséniens après la chute du Temple, de l’évangile de Jean ;
  5. la communauté paulinienne qui permettra dans le sillage des hellénistes, l’ouverture aux gentils (notamment après la rupture entre Paul et l’église de Jérusalem en 48/49), et un début de divergence théologique (centralité et prééminence de la Croix sur la Loi, et de la Foi sur les Œuvres).

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Ces communautés paléo-chrétiennes (car toujours incluses dans le judaïsme) vont progressivement soit quasiment disparaître comme les judéo-chrétiens, soit diverger du judaïsme à la faveur d’interprétation différentes des Écritures, de l’intégration de nouvelles traditions orales puis textuelles (paléo-évangiles, épîtres), de facteurs historiques (soulèvements de 66-70 puis de 135), changement de langue (de l’araméen/hébreu au grec/latin), de centre démographique (de la Palestine vers la totalité de l’Empire romain), des relations politiques avec Rome pour rester religio licita…., et des relations conflictuelles avec le judaïsme rabbinique qui prolonge le pharisianisme après la chute du Temple (70). La divergence d’avec le judaïsme s’accélérera au tournant du premier siècle.

Deux écoles se partagent chacune un consensus : pour d’aucuns, le christianisme naît avec la reformulation de la Birkat haMinim (la 12e bénédiction de la Amida) ; pour d’autres, il commence avec le tournant du IIe ‑ IIIe siècle avec le début d’établissement d’un canon du Nouveau Testament, pères apologètes, début d’une théologie chrétienne (rencontre entre le mythe chrétien et la philosophie grecque).

Dans l’Empire romain, les autorités ne font pas au début une différence très nette entre juifs et chrétiens, ces derniers n’étant qu’une secte juive parmi d’autres, jusqu’à ce qu’ils commencent à être accusés de troubles à l’ordre public

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