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Origine de la révolution Française de 1789


Origine de la révolution Française de 1789 ? En fait les origines sont multiples et remontes à Louis XIV

À l’époque où en France Louis XIV devient roi et inaugure à Versailles un asservissement de la noblesse dans le but de garder seul le pouvoir

Parce que c’est Dieu qui l’a choisi, il est le lieutenant de Dieu sur terre : il n’a donc de compte à rendre à personne, sauf à Dieu, ce qui signifie qu’en principe, il n’a pas le droit de faire n’importe quoi.

Cette volonté qu’avait Louis XIV d’atteindre un pouvoir absolu lui vient probablement de la Fronde, révolte de la grande noblesse, lorsque lui-même n’avait que dix ans. Car, en effet, les plus pénalisés par la monarchie absolue, c’étaient bien les nobles : il n’y avait jamais eu d’élections, ni de suffrage universel et il n’était pas prêt d’y en avoir, donc ce n’étaient pas les paysans, le peuple, à qui on limitait le pouvoir, mais bel et bien les nobles qui ne rêvaient que d’une chose : partager le pouvoir du roi. Et c’est d’ailleurs ce qu’ils tenteront à nouveau lors de la Révolution de 1789, initialisant ainsi un processus qu’ils ne pouvaient pas contrôler et qui les conduira à leur perte : ils ne se rendaient pas compte qu’ils étaient en train de scier la branche sur laquelle ils étaient assis. Mais Pourquoi parler des révolutions anglaises dans un article sur la révolution française ? D’abord parce que la monarchie parlementaire anglaise est le modèle dont vont s’inspirer les Français en 1789 pour réformer le système politique en France. Ensuite parce que c’est un modèle unique à cette époque et qu’il marque le premier bouleversement qui va conduire à la pensée moderne de démocratie et d’État de droit, qui mettra pourtant plusieurs siècles avant de s’imposer dans les pays occidentaux. Et enfin parce que, plus directement, elle va influencer et inspirer les philosophes des Lumières et la révolution américaine.

La Constitution française est l’une des rares où c’est l’exécutif qui est mentionné avant le législatif. En revanche, le judiciaire est invariablement le « troisième pouvoir » : à cet effet, Montesquieu considère le pouvoir judiciaire comme en-deçà des pouvoirs exécutif et législatif. Les expressions « quatrième pouvoir » et « cinquième pouvoir » sont parfois utilisées pour qualifier respectivement les institutions telles que le pouvoir médiatique et le pouvoir monétaire.

De nombreux scandales éclaboussent la cour et la reine (par exemple l’affaire du collier de la reine), discréditant un peu plus le régime. Marie-Antoinette incarne aux yeux du peuple la noblesse de cour parasite, égoïste et rapace. La simplicité bourgeoise du roi, qui fait contraste, la rend plus haïssable. Mais elle ne vaut pas à celui-ci une véritable sympathie car on méprise le mari trompé et incapable de faire obéir sa femme. Louis XVI, par son manque de prestance et son désir de mener une vie simple, a enlevé à la personnalité du roi cette majesté qui commande au respect et qui persuade vraiment le peuple que le souverain est le représentant de Dieu sur la terre. Il ne devient plus, aux yeux de la multitude, qu’un homme ordinaire. La monarchie perd alors son caractère sacré et se prive du « droit divin » qui lui donnait sa légitimité. Le pouvoir des autorités catholiques est contesté par les jansénistes, par la franc-maçonnerie (noter qu’une partie de l’aristocratie appartient aux milieux jansénistes et à la franc-maçonnerie), ce qui aboutira par la suite aux accusations de complot maçonnique dans la révolution française, et de l’intérieur par le bas clergé (au contact du peuple), en décalage avec le haut clergé (proche des autorités). La France se trouve devant un déficit budgétaire dû à son intervention dans la guerre d’indépendance des États-Unis. Aussi, les dépenses jugées superflues, comme celles de la cour, sont-elles particulièrement impopulaires. Les impôts, tout en pesant lourdement sur les contribuables, sont inégalement répartis et mal perçus pour pouvoir remonter les finances.

La séparation des pouvoirs est un principe né dans la Rome antique de la répartition des différentes fonctions de l’État, qui sont confiées à différentes composantes de ce dernier. L’objet de cette séparation est d’avoir des institutions étatiques qui respectent au mieux les libertés fondamentales des individus. La séparation des pouvoirs est ainsi devenue un élément essentiel des démocraties représentatives.

La séparation des pouvoirs a été, pour l’essentiel, théorisée par Locke et Montesquieu ; on retient en France le plus souvent la classification de Montesquieu définie dans L’Esprit des Lois : le pouvoir législatif, confié à un Parlement (ou législateur), à savoir, en France, l’Assemblée nationale ainsi que le Sénat ; le pouvoir exécutif, confié à un gouvernement composé d’un Premier ministre et des ministres, à la tête duquel se trouve un chef d’État et/ou de gouvernement ; le pouvoir judiciaire, confié aux juridictions, même si d’après la constitution on parle non pas de pouvoir mais d’autorité judiciaire. En France, le pouvoir judiciaire se subdivise en deux ordres juridiques distincts : d’une part l’ordre judiciaire, chargé de trancher les litiges entre particuliers, d’autre part l’ordre administratif, compétent pour trancher les litiges opposant l’Administration et les particuliers. Pour éviter la confusion et inclure le juge administratif, l’on parle parfois en France de « pouvoir juridictionnel ».

La nécessité d’une telle séparation inspirera l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui affirme (bien que de façon allusive et sans aucune précision) : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

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La crise économique catastrophique en cause, suite à un évènement climatique

À cause d’une forte sècheresse, de la grêle et d’un hiver très froid, l’année 1788 est catastrophique et la France connait une importante crise alimentaire. De plus, les récoltes de 1789 s’annoncent mauvaises. Cela entraine un manque de pain et une montée en flèche de son prix : entre janvier 1787 et juillet 1789, le prix du pain a augmenté de 7 %.

La population dépense tout son argent pour l’achat du pain et ne peut plus acheter les produits de l’artisanat. Les manufactures doivent restreindre leur production, réduisant au chômage.

La crise financière inquiète les créditeurs de l’État qui désespèrent de se faire rembourser. Les attentes politiques sont de plus en plus vives. La crise économique développe la peur de la famine, surtout pendant la soudure, au printemps 1789. Le contexte est marqué par une angoisse populaire. La crise sociale entraine des tensions de plus en plus fortes entre les différents ordres. Quelques révoltes éclatent, notamment en avril 1789, au Faubourg Saint-Antoine, avec le pillage de la fabrique de papier peint.

Ne pouvant emprunter davantage pour faire face au remboursement de la dette, les ministres de Louis XVI tentent de réformer le système fiscal. En effet, on ne peut indéfiniment augmenter les impôts existants qui ne frappent que les plus pauvres, donc l’unique remède serait d’en faire porter le poids sur tous. Mais toutes les tentatives de réforme se heurtent à l’opposition des deux premiers ordres du royaume, que leurs privilèges dispensent d’impôts directs. Les difficultés financières françaises étaient insolubles et la monarchie française en est morte.

De 1774 à 1790, dix personnes se succèdent au poste de ministre des Finances. Cela montre l’incapacité du roi à soutenir ses ministres devant l’opposition des privilégiés.

De 1774 à 1776, avant même que la guerre d’indépendance des États-Unis ne crée un gouffre irrémédiable dans les finances de l’État, Turgot tente de relever les finances de l’État, qui est au bord de la banqueroute : « point de banqueroute, point d’augmentation d’impôt, point d’emprunts » a-t-il dit. Il s’occupe d’abord de faire des économies, en luttant contre le gaspillage, en abaissant les frais de recouvrement d’impôts et en supprimant beaucoup d’offices inutiles. Mais il ne peut obtenir du roi la réduction des dépenses de la cour. Turgot s’attèle ensuite à libéraliser l’économie : il proclame d’abord l’entière liberté du commerce des grains, jusque-là soumis à une étroite règlementation (1774), puis la liberté du travail industriel par la suppression des corporations. Mais il échoue devant la résistance générale des privilégiés. Par ses réformes, il s’est attiré tant d’hostilité que Louis XVI le renvoie.

De 1777 à 1781, Necker procède à de nombreux emprunts afin de financer la Guerre d’Amérique. Il publie un compte-rendu qui explique pourquoi et comment le trésor royal se vide. Mais il ne mentionne pas les dépenses liées à la guerre d’Indépendance des États-Unis. Les dépenses de la cour, bien que ne représentant que 6 % de l’ensemble, prennent un caractère scandaleux, parce que, à la différence des vaisseaux de guerre, elles apparaissent totalement injustifiées. Aucun de ses successeurs ne pourra se passer de rendre publics les comptes, sauf à être accusé de vouloir dissimuler ses voleries.

De 1783 à 1787, Calonne, ancien intendant, se voit confier le poste de ministre des finances. Il affirme que pour inspirer confiance, il faut paraitre riche et dépenser largement. Il accorde donc à la reine, au roi et aux courtisans toutes les sommes qu’ils lui demandent. Mais après trois années de semblables prodigalités, les banquiers refusent de nouveaux emprunts et Calonne se retrouve en présence de difficultés insurmontables. Il lance un projet de réforme fiscale visant à la création d’un impôt unique.

En février 1787, sachant que son projet se heurterait à l’opposition du Parlement, Calonne convoque une assemblée de notables, qu’on espère dociles, pour ratifier la réforme. Mais ces notables, majoritairement issus de la noblesse, ne comptent pas lâcher leurs privilèges. Ce désastre conduit au renvoi de Calonne.

De 1787 à 1788, Brienne reprend à son compte les édits de Calonne. Il renvoie les notables, mais se retrouve face au Parlement, furieux qu’on ait tenté de le court-circuiter. Il tente de faire passer la réforme auprès du Parlement, mais échoue. Le Parlement affirme que toute réforme fiscale relève de la représentation nationale et réclame la convocation des États Généraux. En réclamant à cor et à cri la convocation des États Généraux, le Parlement de Paris, en majeure partie composé de nobles, ne pense absolument pas travailler pour le Tiers-état. Il envisage de faire accorder aux États Généraux le contrôle de la gestion financière, mais en spéculant sur le fait qu’ils ne pourraient l’effectuer eux-mêmes puisqu’ils ne forment pas une assemblée régulière. Il espère que la tâche lui sera alors confiée. Il vise, en fait, à imposer la tutelle de l’aristocratie. Et le Tiers-état est lui aussi favorable à la convocation des États Généraux car il espère que les réformes iront dans son sens. Mais le roi refuse et exile le parlement à Troyes. Une rébellion de toute la noblesse s’organise alors. Les parlementaires réussissent à faire croire qu’ils défendent les intérêts de toute la nation, en présentant la loi sur l’impôt unique comme une charge supplémentaire qui pèsera sur les épaules du Tiers-état.

Le 7 juin 1788, c’est la journée des Tuiles à Grenoble. La révolte gagne les parlements de province. Lorsque l’armée royale tente d’arrêter les magistrats du parlement de Grenoble, la population, acquise aux parlementaires, monte sur les toits pour bombarder les soldats de tuiles. Le Parlement exige la convocation immédiate des États Généraux et invite les Français à refuser le paiement des impôts jusqu’à ce que le roi cède. Acculé à la banqueroute, le roi capitule : il convoque, pour 1789, les États Généraux (qui n’ont pas été réunis depuis 1614), pour voter les impôts. Pendant ce temps, la situation financière s’aggrave dangereusement, et seul Necker semble capable de gérer la crise.

De 1788 à 1790, Necker reprend la gestion des finances.

Le 27 décembre 1788, sous la pression du Tiers-état, le roi accorde un doublement du nombre de ses députés. Seulement dans les faits cela ne change rien pour le Tiers-état puisque chaque ordre se voyait attribué une seule et unique voie lors des votes. Ainsi, le clergé et la noblesse, dont les attentes différaient souvent de celles du Tiers-état, possédaient deux voies à opposer à la voie du Tiers-état.

De février à mai 1789, on organise les élections des États Généraux. Le gouvernement décide que le bailliage servirait de circonscription électorale. Les délégués rédigent des cahiers de doléance (60 000 en tout) qui expriment des plaintes et proposent des réformes. Les Français sont profondément attachés à leur roi, mais attendent de grands changements. Les revendications égalitaristes dépassent le domaine fiscal pour s’en prendre à l’organisation sociale figée en trois ordres inégalitaires. Personne n’envisage une révolution.

Récit de l’orage du 12 juillet 1788: Selon les dires de certains historiens, il s’agirait de l’un des déclencheurs de la révolution Française (un an plus tard) car il serait en partie responsable d’une récolte particulièrement mauvaise et de la famine qui s’en suivi. http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1850-1859

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