Les origines juives du christianisme

Les origines juives du christianisme

« Dieu est l’Amour et rien d’autre » telle est la vision du christianisme (Dieu interdit de tuer en son nom)

Lors de la création, Dieu créa l’homme à son image (de ce fait nous sommes tous les fils et filles de Dieu) 

Jésus n’est pas le fondateur du christianisme, Jésus était juif.

Au centre de la foi chrétienne, est la Bonne Nouvelle, la notion que l’humanité a espoir de rédemption à travers l’enseignement de Jésus.

Contrairement à l’islam qui s’est répandu avec la guerre, la violence et la haine, les chrétiens ont étés persécutés. Avec l’édit de Milan en 313, les persécutions contre les chrétiens s’arrêtèrent. Vers la fin du IVe siècle, le christianisme devient la religion officielle de l’Empire romain, remplaçant ainsi le culte romain antique et retournant la persécution. Cette date marque symboliquement le début de la chrétienté : période de l’histoire de l’Europe où le christianisme est la seule religion admise dans la mesure où il persécute les autres (depuis Justinien), et d’abord ses propres dissidents.

Le christianisme est né et s’est d’abord développé dans la partie orientale de l’Empire romain. Les villes de Jérusalem, d’Antioche et d’Alexandrie jouent le rôle de capitales ecclésiastiques. En 330, l’empereur Constantin Ier transfère la capitale de l’empire de Rome à Constantinople (rebaptisée Nea Roma, « Nouvelle Rome »), qui devient un grand foyer intellectuel. On aboutit alors à ce qui est connu sous le nom de Pentarchie : les cinq centres historiques de Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.

En dehors de l’Empire romain, les chrétiens purent s’organiser en Églises indépendantes. Ce fut notamment le cas du Catholicosat-Patriarcat de toute la Géorgie et de l’Église arménienne

Apparaît une nouvelle religion monothéiste, l’islam, dans les tribus arabes du Hidjaz, qui bientôt entament une guerre de conquête en direction de la Syrie, la Palestine et l’Égypte. Entre 631 et 643, trois des centres du christianisme oriental (Alexandrie, Antioche et Jérusalem) tombent aux mains des musulmans. Les Byzantins pratiquent une politique de terre brûlée et laissent derrière eux une très mauvaise image. La vie chrétienne continue dans les régions conquises, avec le statut de dhimmis (« protégés »), mais seules Constantinople et Rome gardent leur liberté politique.

Le christianisme est la religion de ceux qui se réclament des enseignements de Jésus-Christ. Il se présente comme une religion monothéiste, répandue par les apôtres et les premiers disciples de Jésus. Les chrétiens croient que Jésus de Nazareth est le Messie que prophétise la Bible hébraïque, qu’il est mort sur la croix (???) pour le salut de l’humanité puis est ressuscité des morts « le troisième jour » selon le Nouveau Testament.

Les premières communautés chrétiennes sont apparues au sein du judaïsme après la crucifixion de Jésus de Nazareth par les autorités romaines de la province de Judée au 1er siècle. Le christianisme reste la religion la plus répandue dans le monde, et a profondément marqué différentes civilisations au cours de l’histoire, alors qu’il était initialement considéré comme une secte juive parmi d’autres. Il est présent sur tous les continents.

Le christianisme s’est développé à partir du 1er siècle dans le contexte des communautés juives du Moyen-Orient et en particulier les communautés juives hellénisées.

Jésus est la figure fondatrice du christianisme, sans toutefois en être le fondateur au sens historique : le débat est encore ouvert sur le fondateur du christianisme « Paul ou Jésus », d’un point de vue théologique ; mais surtout, d’un point de vue historique, le christianisme en tant que religion séparée du judaïsme ne naît pas du vivant du personnage évangélique de Jésus. D’après les Évangiles, Jésus « n’est pas venu abolir la Loi, mais accomplir ». Sa perspective est donc celle d’un accomplissement de la foi juive, dans une interprétation particulière à Jésus lui-même, et non la création d’une nouvelle religion. Cette perspective se retrouve dans de nombreuses phrases de Jésus rapportées par les évangiles ; Si le salut est apporté à tous, c’est d’abord aux siens -« aux brebis perdues d’Israël » qu’il réserve le privilège de son enseignement. Jésus et tout le groupe primitif des apôtres et des femmes qui le suivaient était juifs ainsi que la plupart de ses interlocuteurs à quelques exceptions près désignés comme tels, comme le centurion romain de Capharnaüm ou la femme samaritaine.

À l’exemple de la diversité régnant dans le judaïsme (saducéens, pharisiens, esséniens, baptistes…), le paléochristianisme recouvre différentes communautés comme, par exemple :

  1. la communauté (postpascale) judéo-chretienne de Jérusalem autour de Jacques, frère de Jésus, appartenant au judaïsme mais reconnaissant le messianisme de Jésus et vivant dans l’attente du Royaume de Dieu ;
  2. la communauté galiléenne regroupée autour d’une interprétation prépascale et sapientale de la vie de Jésus, probablement à l’origine de la source Q commune aux évangiles de Luc et de Matthieu ;
  3. la communauté helléno-chrétienne autour des figures emblématiques des sept préposés au service de table et d’entretien des veuves, et d’Étienne, à l’origine probable de l’évangile de Matthieu ;
  4. la communauté apocalyptique qui sera à l’origine, probablement en recueillant des éléments esséniens après la chute du Temple, de l’évangile de Jean ;
  5. la communauté paulinienne qui permettra dans le sillage des hellénistes, l’ouverture aux gentils (notamment après la rupture entre Paul et l’église de Jérusalem en 48/49), et un début de divergence théologique (centralité et prééminence de la Croix sur la Loi, et de la Foi sur les Œuvres).

clip_image002

Ces communautés paléo-chrétiennes (car toujours incluses dans le judaïsme) vont progressivement soit quasiment disparaître comme les judéo-chrétiens, soit diverger du judaïsme à la faveur d’interprétation différentes des Écritures, de l’intégration de nouvelles traditions orales puis textuelles (paléo-évangiles, épîtres), de facteurs historiques (soulèvements de 66-70 puis de 135), changement de langue (de l’araméen/hébreu au grec/latin), de centre démographique (de la Palestine vers la totalité de l’Empire romain), des relations politiques avec Rome pour rester religio licita…., et des relations conflictuelles avec le judaïsme rabbinique qui prolonge le pharisianisme après la chute du Temple (70). La divergence d’avec le judaïsme s’accélérera au tournant du premier siècle.

Deux écoles se partagent chacune un consensus : pour d’aucuns, le christianisme naît avec la reformulation de la Birkat haMinim (la 12e bénédiction de la Amida) ; pour d’autres, il commence avec le tournant du IIe ‑ IIIe siècle avec le début d’établissement d’un canon du Nouveau Testament, pères apologètes, début d’une théologie chrétienne (rencontre entre le mythe chrétien et la philosophie grecque).

Dans l’Empire romain, les autorités ne font pas au début une différence très nette entre juifs et chrétiens, ces derniers n’étant qu’une secte juive parmi d’autres, jusqu’à ce qu’ils commencent à être accusés de troubles à l’ordre public

Publicités

L’UMP condamnée à un profond changement

L’UMP condamnée à un profond changement sous peine de disparition pure et simple

Honte aux membres dirigeants de l’UMP et autres membres qui ne pensent qu’à eux à leur carrière avant tout et à leur compte en banque en donnant au monde entier une image nauséabonde

Non à une UMP qui affiche la piètre image d’un parti aux querelles internes, aux rivalités de personnes, aux règlements de comptes, aux magouilles, à l’absence de transparence et surtout en méprisant les sympathisants (pas forcément inscrits ou adhérents au parti) mais qui peuvent soutenir l’UMP dans l’ombre ou, et surtout au moment d’un vote)

clip_image001

Si le Général de Gaulle n’est plus parmi nous depuis bien longtemps, son image et surtout la philosophie qu’il nous a inculqué de son vivant sont immortelles et doivent être prises en exemple par tous ceux qui revendiquent leur appartenance au mouvement.

Les cahiers de doléances des militants UMP : « Rengainez les couteaux ! » Le député Christian Kert : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20140724.OBS4627/les-cahiers-de-doleances-des-militants-ump-rengainez-les-couteaux.html

Les métiers en voie de disparition

Les métiers en voie de disparition

clip_image002

Facteur et journaliste, deux métiers en grand danger ! Mais pas que…

Avec l’informatisation et l’Internet ces technologies du XXIe siècle mettent en danger un bon nombre de professions. Certaines sont même menacées de disparition.

Les employés de la poste, et notamment les facteurs qui ont de moins en moins de courriers à distribuer se muent en distributeurs de publicités alors qu’il n’y a pas si longtemps ils pestaient contre les publicités qui engorgeaient les boites aux lettres.

Le métier de journaliste est également menacé surtout pour les versions papier (à noter que bon nombre d’entres eux en est réduit au plagia) et peut par conséquent être remplacé par une ou un opérateur de saisie chargé de faire la chasse aux infos sur la toile et pour combien de temps encore ?

Dans l’industrie, ce n’est guère mieux avec la modernisation de l’outil de travail, les robots remplacent avantageusement la main d’œuvre humaine (une seule personne pouvant surveiller plusieurs postes robotisés)

Résultat, le chômage a encore de beaux jours devant lui et il va devenir de plus en plus difficile de trouver du travail (à part des petits boulots de maintenance et encore ces postes ne pourront pas êtres accessibles à tous)

Christian-Bernard Vidal (Papy CBV)

Disparition d’objets d’art à l’Elysée

La Cour des comptes s’alarme de la « disparition » d’objets d’art à l’Elysée.

La Cour des comptes a publié son rapport concernant la gestion de l’Elysée. Selon les magistrats, plusieurs tableaux et meubles du Mobilier National manquent à l’appel.

clip_image001

Si l’institution « salue la poursuite des efforts engagés par le président de la République », elle s’inquiète sur la disparition de meubles et d’œuvres d’art appartenant au palais présidentiel. Il ne s’agit pas de pertes sèches qui seraient imputées à l’actuelle présidence mais d’une tendance dont il semble impossible de déterminer la période de départ.  Plus de 600 meubles et tableaux volatilisés

« Selon les éléments remis à la Cour, il ressort des récolements effectuées en 2012 que pouvaient être considérés comme « non vus », à cette date, 32 œuvres déposées par les musées nationaux et 625 meubles du Mobilier national » déplore le rapport. En outre la juridiction financière « s’étonne que les récolements du mobilier mis à la disposition de la Présidence, réalisées dans les semaines qui précèdent la fin du quinquennat, ne soient disponibles que plus de deux ans après le départ de l’équipe présidentielle sortante ». En filigrane, la Cour des comptes s’alarme sur ce délai très long qui pourrait permettre à ces œuvres de se volatiliser. Car en effet, le recensement qui a été effectué au départ de l’équipe de Nicolas Sarkozy n’a toujours pas été transmis à la Cour des comptes. Parmi ces « non vus », tableaux, chaises, commodes, mobilier divers…

Ce faisant, les magistrats de la Cour des comptes enjoignent François Hollande à « ne pas s’interdire à l’avenir de déposer plainte de façon systématique dès la constatation d’un « non vu ». En outre, l’institution ignore depuis quand ces « disparitions » existent et promet dans son rapport que « ce point fera l’objet d’un suivi particulier lors du prochain contrôle ». Pour l’heure, personne ne sait où ces objets ont bien pu passer.

Hollande le Chiraquien

Hollande est-il le clone de Chirac ?

clip_image002

Nous connaissons l’estime réciproque éprouvée par les deux hommes ainsi que leurs racines corréziennes. François Hollande poursuit son processus de « Chiraquisation » une certaine obsession dans la façon de mener les affaires du pays. La nomination du chiraquien Jacques Toubon est l’un des exemples de ces signes qui interrogent les observateurs quant à l’adoption du « style Chirac » la nomination de Jacques Toubon scelle cette proximité de réseau entre François Hollande et Jacques Chirac. Dans la façon d’exercer la fonction de président de la République, des similitudes s’observent. Cette impression de passivité dans les prises de décisions existe chez les deux hommes.

Cet art « d’endormir les réformateurs les plus vaillants » par une stratégie d’évitement, certes différente, mais qui poursuit les mêmes fins. De la même façon, l’habit de monarque républicain que confère la Vème République sied aux deux personnages. Utiliser Matignon pour se préserver des secousses du pouvoir est une méthode approuvée par les deux corréziens. Force est de constater que François Hollande est très loin de récolter les fruits de cette communication.

La débandade chez Mélenchon !

La débandade au parti de gauche de Mélenchon ?

Rien ne va plus au Parti de gauche. Les rangs militants se vident peu à peu dans ce parti géré par Jean-Luc Mélenchon et sa garde rapprochée.

clip_image002

En quelques mois, le Parti de gauche a perdu un adhérent sur quatre, à en croire le compte rendu du bureau national tenu les 18 et 19 janvier. Le parti, qui revendiquait 12 000 adhérents depuis 2012, aurait chuté à 9 000 adhérents à jour de cotisations en janvier 2014, quelques mois avant les élections municipales. Sollicitée, la direction du parti n’a pas tenu à s’expliquer. Une source proche justifie ce chiffre comme relevant de banales mises à jour administratives, les adhérents ne renouvelant pas à temps leurs adhésions.

Sauf que, comme les adhérents, une partie de la direction jette l’éponge. La démission de Corinne Morel-Darleux, fin juin, signe la fuite en avant d’une partie des cadres. L’ancienne secrétaire nationale à l’écosocialisme a annoncé son départ dans un courrier interne. Malgré une volonté visible d’apaisement, elle dit souhaiter « libérer (son) temps et (son) énergie des dérives de pratiques et d’enjeux personnels qui se sont hélas installés en interne » pour y préférer un « travail de terrain ». Laurence Pache, secrétaire nationale à l’aménagement territorial, a également annoncé fin juin, selon Le Figaro, qu’elle quittait la direction du parti, dont elle n’accepte plus les « méthodes de travail et de fonctionnement ». Les deux intéressées ont refusé de s’exprimer.

La suite : http://www.lepoint.fr/politique/le-parti-de-gauche-ronge-par-la-desertion-de-ses-militants-12-07-2014-1845585_20.php

Le Front de Gauche, c’est fini ! (Parole de Mélenchon)

Sur son blog, Jean-Luc Mélenchon termine son dernier billet par ces mots :

La samba des sénatoriales menées de nouveau sans vergogne au nom du Front de Gauche montre que l’addiction au PS est parfois irrémédiable. Elle recommencera avec les cantonales et les régionales, et ainsi de suite. Nos devoirs pour la rentrée comportent donc une question qu’il faudra maintenant trancher une bonne fois pour que le peuple à son tour puisse trancher par ses bulletins de vote, le moment venu.

L’illusion d’une alternative à gauche fondée sur une « passerelle » dressée vers le PS. Du courage pour ne pas entrer dans cette sarabande politicienne (très appréciée à Médiapart ) où se mêlent ceux qui, par leurs votes, soutiennent la politique du gouvernement et ceux qui la combattent, prétendant au cœur de cette contradiction absolue élaborer une « stratégie alternative ».

CBV

Origine de la révolution Française de 1789

Origine de la révolution Française de 1789 ? En fait les origines sont multiples et remontes à Louis XIV

À l’époque où en France Louis XIV devient roi et inaugure à Versailles un asservissement de la noblesse dans le but de garder seul le pouvoir

Parce que c’est Dieu qui l’a choisi, il est le lieutenant de Dieu sur terre : il n’a donc de compte à rendre à personne, sauf à Dieu, ce qui signifie qu’en principe, il n’a pas le droit de faire n’importe quoi.

Cette volonté qu’avait Louis XIV d’atteindre un pouvoir absolu lui vient probablement de la Fronde, révolte de la grande noblesse, lorsque lui-même n’avait que dix ans. Car, en effet, les plus pénalisés par la monarchie absolue, c’étaient bien les nobles : il n’y avait jamais eu d’élections, ni de suffrage universel et il n’était pas prêt d’y en avoir, donc ce n’étaient pas les paysans, le peuple, à qui on limitait le pouvoir, mais bel et bien les nobles qui ne rêvaient que d’une chose : partager le pouvoir du roi. Et c’est d’ailleurs ce qu’ils tenteront à nouveau lors de la Révolution de 1789, initialisant ainsi un processus qu’ils ne pouvaient pas contrôler et qui les conduira à leur perte : ils ne se rendaient pas compte qu’ils étaient en train de scier la branche sur laquelle ils étaient assis. Mais Pourquoi parler des révolutions anglaises dans un article sur la révolution française ? D’abord parce que la monarchie parlementaire anglaise est le modèle dont vont s’inspirer les Français en 1789 pour réformer le système politique en France. Ensuite parce que c’est un modèle unique à cette époque et qu’il marque le premier bouleversement qui va conduire à la pensée moderne de démocratie et d’État de droit, qui mettra pourtant plusieurs siècles avant de s’imposer dans les pays occidentaux. Et enfin parce que, plus directement, elle va influencer et inspirer les philosophes des Lumières et la révolution américaine.

La Constitution française est l’une des rares où c’est l’exécutif qui est mentionné avant le législatif. En revanche, le judiciaire est invariablement le « troisième pouvoir » : à cet effet, Montesquieu considère le pouvoir judiciaire comme en-deçà des pouvoirs exécutif et législatif. Les expressions « quatrième pouvoir » et « cinquième pouvoir » sont parfois utilisées pour qualifier respectivement les institutions telles que le pouvoir médiatique et le pouvoir monétaire.

De nombreux scandales éclaboussent la cour et la reine (par exemple l’affaire du collier de la reine), discréditant un peu plus le régime. Marie-Antoinette incarne aux yeux du peuple la noblesse de cour parasite, égoïste et rapace. La simplicité bourgeoise du roi, qui fait contraste, la rend plus haïssable. Mais elle ne vaut pas à celui-ci une véritable sympathie car on méprise le mari trompé et incapable de faire obéir sa femme. Louis XVI, par son manque de prestance et son désir de mener une vie simple, a enlevé à la personnalité du roi cette majesté qui commande au respect et qui persuade vraiment le peuple que le souverain est le représentant de Dieu sur la terre. Il ne devient plus, aux yeux de la multitude, qu’un homme ordinaire. La monarchie perd alors son caractère sacré et se prive du « droit divin » qui lui donnait sa légitimité. Le pouvoir des autorités catholiques est contesté par les jansénistes, par la franc-maçonnerie (noter qu’une partie de l’aristocratie appartient aux milieux jansénistes et à la franc-maçonnerie), ce qui aboutira par la suite aux accusations de complot maçonnique dans la révolution française, et de l’intérieur par le bas clergé (au contact du peuple), en décalage avec le haut clergé (proche des autorités). La France se trouve devant un déficit budgétaire dû à son intervention dans la guerre d’indépendance des États-Unis. Aussi, les dépenses jugées superflues, comme celles de la cour, sont-elles particulièrement impopulaires. Les impôts, tout en pesant lourdement sur les contribuables, sont inégalement répartis et mal perçus pour pouvoir remonter les finances.

La séparation des pouvoirs est un principe né dans la Rome antique de la répartition des différentes fonctions de l’État, qui sont confiées à différentes composantes de ce dernier. L’objet de cette séparation est d’avoir des institutions étatiques qui respectent au mieux les libertés fondamentales des individus. La séparation des pouvoirs est ainsi devenue un élément essentiel des démocraties représentatives.

La séparation des pouvoirs a été, pour l’essentiel, théorisée par Locke et Montesquieu ; on retient en France le plus souvent la classification de Montesquieu définie dans L’Esprit des Lois : le pouvoir législatif, confié à un Parlement (ou législateur), à savoir, en France, l’Assemblée nationale ainsi que le Sénat ; le pouvoir exécutif, confié à un gouvernement composé d’un Premier ministre et des ministres, à la tête duquel se trouve un chef d’État et/ou de gouvernement ; le pouvoir judiciaire, confié aux juridictions, même si d’après la constitution on parle non pas de pouvoir mais d’autorité judiciaire. En France, le pouvoir judiciaire se subdivise en deux ordres juridiques distincts : d’une part l’ordre judiciaire, chargé de trancher les litiges entre particuliers, d’autre part l’ordre administratif, compétent pour trancher les litiges opposant l’Administration et les particuliers. Pour éviter la confusion et inclure le juge administratif, l’on parle parfois en France de « pouvoir juridictionnel ».

La nécessité d’une telle séparation inspirera l’article 16 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789 qui affirme (bien que de façon allusive et sans aucune précision) : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. »

clip_image002

La crise économique catastrophique en cause, suite à un évènement climatique

À cause d’une forte sècheresse, de la grêle et d’un hiver très froid, l’année 1788 est catastrophique et la France connait une importante crise alimentaire. De plus, les récoltes de 1789 s’annoncent mauvaises. Cela entraine un manque de pain et une montée en flèche de son prix : entre janvier 1787 et juillet 1789, le prix du pain a augmenté de 7 %.

La population dépense tout son argent pour l’achat du pain et ne peut plus acheter les produits de l’artisanat. Les manufactures doivent restreindre leur production, réduisant au chômage.

La crise financière inquiète les créditeurs de l’État qui désespèrent de se faire rembourser. Les attentes politiques sont de plus en plus vives. La crise économique développe la peur de la famine, surtout pendant la soudure, au printemps 1789. Le contexte est marqué par une angoisse populaire. La crise sociale entraine des tensions de plus en plus fortes entre les différents ordres. Quelques révoltes éclatent, notamment en avril 1789, au Faubourg Saint-Antoine, avec le pillage de la fabrique de papier peint.

Ne pouvant emprunter davantage pour faire face au remboursement de la dette, les ministres de Louis XVI tentent de réformer le système fiscal. En effet, on ne peut indéfiniment augmenter les impôts existants qui ne frappent que les plus pauvres, donc l’unique remède serait d’en faire porter le poids sur tous. Mais toutes les tentatives de réforme se heurtent à l’opposition des deux premiers ordres du royaume, que leurs privilèges dispensent d’impôts directs. Les difficultés financières françaises étaient insolubles et la monarchie française en est morte.

De 1774 à 1790, dix personnes se succèdent au poste de ministre des Finances. Cela montre l’incapacité du roi à soutenir ses ministres devant l’opposition des privilégiés.

De 1774 à 1776, avant même que la guerre d’indépendance des États-Unis ne crée un gouffre irrémédiable dans les finances de l’État, Turgot tente de relever les finances de l’État, qui est au bord de la banqueroute : « point de banqueroute, point d’augmentation d’impôt, point d’emprunts » a-t-il dit. Il s’occupe d’abord de faire des économies, en luttant contre le gaspillage, en abaissant les frais de recouvrement d’impôts et en supprimant beaucoup d’offices inutiles. Mais il ne peut obtenir du roi la réduction des dépenses de la cour. Turgot s’attèle ensuite à libéraliser l’économie : il proclame d’abord l’entière liberté du commerce des grains, jusque-là soumis à une étroite règlementation (1774), puis la liberté du travail industriel par la suppression des corporations. Mais il échoue devant la résistance générale des privilégiés. Par ses réformes, il s’est attiré tant d’hostilité que Louis XVI le renvoie.

De 1777 à 1781, Necker procède à de nombreux emprunts afin de financer la Guerre d’Amérique. Il publie un compte-rendu qui explique pourquoi et comment le trésor royal se vide. Mais il ne mentionne pas les dépenses liées à la guerre d’Indépendance des États-Unis. Les dépenses de la cour, bien que ne représentant que 6 % de l’ensemble, prennent un caractère scandaleux, parce que, à la différence des vaisseaux de guerre, elles apparaissent totalement injustifiées. Aucun de ses successeurs ne pourra se passer de rendre publics les comptes, sauf à être accusé de vouloir dissimuler ses voleries.

De 1783 à 1787, Calonne, ancien intendant, se voit confier le poste de ministre des finances. Il affirme que pour inspirer confiance, il faut paraitre riche et dépenser largement. Il accorde donc à la reine, au roi et aux courtisans toutes les sommes qu’ils lui demandent. Mais après trois années de semblables prodigalités, les banquiers refusent de nouveaux emprunts et Calonne se retrouve en présence de difficultés insurmontables. Il lance un projet de réforme fiscale visant à la création d’un impôt unique.

En février 1787, sachant que son projet se heurterait à l’opposition du Parlement, Calonne convoque une assemblée de notables, qu’on espère dociles, pour ratifier la réforme. Mais ces notables, majoritairement issus de la noblesse, ne comptent pas lâcher leurs privilèges. Ce désastre conduit au renvoi de Calonne.

De 1787 à 1788, Brienne reprend à son compte les édits de Calonne. Il renvoie les notables, mais se retrouve face au Parlement, furieux qu’on ait tenté de le court-circuiter. Il tente de faire passer la réforme auprès du Parlement, mais échoue. Le Parlement affirme que toute réforme fiscale relève de la représentation nationale et réclame la convocation des États Généraux. En réclamant à cor et à cri la convocation des États Généraux, le Parlement de Paris, en majeure partie composé de nobles, ne pense absolument pas travailler pour le Tiers-état. Il envisage de faire accorder aux États Généraux le contrôle de la gestion financière, mais en spéculant sur le fait qu’ils ne pourraient l’effectuer eux-mêmes puisqu’ils ne forment pas une assemblée régulière. Il espère que la tâche lui sera alors confiée. Il vise, en fait, à imposer la tutelle de l’aristocratie. Et le Tiers-état est lui aussi favorable à la convocation des États Généraux car il espère que les réformes iront dans son sens. Mais le roi refuse et exile le parlement à Troyes. Une rébellion de toute la noblesse s’organise alors. Les parlementaires réussissent à faire croire qu’ils défendent les intérêts de toute la nation, en présentant la loi sur l’impôt unique comme une charge supplémentaire qui pèsera sur les épaules du Tiers-état.

Le 7 juin 1788, c’est la journée des Tuiles à Grenoble. La révolte gagne les parlements de province. Lorsque l’armée royale tente d’arrêter les magistrats du parlement de Grenoble, la population, acquise aux parlementaires, monte sur les toits pour bombarder les soldats de tuiles. Le Parlement exige la convocation immédiate des États Généraux et invite les Français à refuser le paiement des impôts jusqu’à ce que le roi cède. Acculé à la banqueroute, le roi capitule : il convoque, pour 1789, les États Généraux (qui n’ont pas été réunis depuis 1614), pour voter les impôts. Pendant ce temps, la situation financière s’aggrave dangereusement, et seul Necker semble capable de gérer la crise.

De 1788 à 1790, Necker reprend la gestion des finances.

Le 27 décembre 1788, sous la pression du Tiers-état, le roi accorde un doublement du nombre de ses députés. Seulement dans les faits cela ne change rien pour le Tiers-état puisque chaque ordre se voyait attribué une seule et unique voie lors des votes. Ainsi, le clergé et la noblesse, dont les attentes différaient souvent de celles du Tiers-état, possédaient deux voies à opposer à la voie du Tiers-état.

De février à mai 1789, on organise les élections des États Généraux. Le gouvernement décide que le bailliage servirait de circonscription électorale. Les délégués rédigent des cahiers de doléance (60 000 en tout) qui expriment des plaintes et proposent des réformes. Les Français sont profondément attachés à leur roi, mais attendent de grands changements. Les revendications égalitaristes dépassent le domaine fiscal pour s’en prendre à l’organisation sociale figée en trois ordres inégalitaires. Personne n’envisage une révolution.

Récit de l’orage du 12 juillet 1788: Selon les dires de certains historiens, il s’agirait de l’un des déclencheurs de la révolution Française (un an plus tard) car il serait en partie responsable d’une récolte particulièrement mauvaise et de la famine qui s’en suivi. http://www.meteo-paris.com/chronique/annee/1850-1859