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Nicolas Sarkozy : «Il faut tout changer»


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L’affaire Bygmalion ne semble pas avoir d’effets sur les sympathisants UMP qui placent invariablement Sarkozy largement en tête des personnalités qu’ils souhaitent voir représenter la droite à la présidentielle de 2017.

À droite, la guerre a commencé. La démission de Jean-François Copé de la présidence de l’UMP a contraint tous les protagonistes à revoir leur stratégie. Le congrès de l’UMP, qui aura lieu fin novembre pour élire son nouveau numéro un, change la donne et oblige tout le monde à modifier ses plans. Le calendrier probable ouvre une nouvelle fenêtre d’annonces de candidatures à la présidence de l’UMP à partir de la fin du mois d’août. Il reste donc à peine deux mois et demi aux principaux protagonistes pour sortir du bois.

«Il faut réinventer le modèle démocratique français. Notre façon de faire de la politique, l’organisation des formations et les idées»

Nicolas Sarkozy

Plus que l’UMP, c’est la situation de la France qui inquiète Nicolas Sarkozy. Les chefs d’entreprise qu’il reçoit régulièrement lui brossent un tableau sombre d’un pays où l’économie est à l’arrêt, les investissements au point mort, les contribuables exaspérés par la pression fiscale. Au cours de ses déplacements à l’étranger, l’ancien président a pu également constater qu’à l’intérieur d’une même zone économique, il pouvait y avoir des situations contrastées entre des pays à forte croissance et d’autres qui allaient mal, sans pour autant que la bonne santé des uns rejaillisse sur les autres. Conclusion de Nicolas Sarkozy, pour résoudre cette quadruple crise économique, sociale, morale et politique: «Il faut tout changer!» Devant ses visiteurs, il est très clair: «Il faut réinventer le modèle démocratique français. Notre façon de faire de la politique, l’organisation des formations et les idées.» Pour l’ancien président de la République, les clivages actuels ¬entre la droite et la gauche, entre le souverainisme et le fédéralisme, entre le libéralisme et le conservatisme n’ont plus lieu d’être et doivent être totalement repensés. Depuis ¬plusieurs mois, il cherche le «fil d’Ariane» d’une prochaine campagne présidentielle. En 2007, c’était la valeur travail. Un coup gagnant. En 2012, il évoquait les frontières. Moins efficace. Ce faisant, Nicolas Sarkozy dépasse la simple problématique de la présidence de l’UMP. S’il devait décider d’en devenir le prochain président, ce serait de toute façon pour la rebâtir, la repenser de manière à l’ouvrir davantage et à redéfinir son corpus idéologique. Mais comme le lui a dit un de ses amis: «Tu ne peux accepter d’être élu à un congrès par 100.000 militants et refuser de te faire élire à une primaire par plusieurs millions d’électeurs.»

Reste que Nicolas Sarkozy veut se laisser du temps avant d’annoncer sa décision. Ses proches le répètent, il est encore dans «le temps de la réflexion». L’ancien Président sait mieux que personne qu’il ne peut revenir avec pour unique ambition de prendre la tête du parti afin de dégager la piste pour 2017. Il ne s’imagine pas courir les fédérations départementales dans toute la France. Dès le 6 mai 2012, il avait d’ailleurs déjà exprimé sa volonté de ne pas refaire le même chemin que celui qui l’avait amené au pouvoir en 2007. Pas question non plus, pour lui, de se représenter à une élection locale comme VGE en 1982. Son retour doit emprunter une autre voie. Et cette voie, c’est celle de la France, pas celle de l’UMP. De ce point de vue, le congrès avancé ne change pas sa stratégie. Il accélère juste le tempo.

 

Retrouvez l’intégralité de l’enquête dans le Figaro Magazine, en kiosque dès vendredi.

Sarkozy toujours en tête

Les affaires glissent sur l’ancien Président comme l’eau sur les plumes d’un canard. La dernière en date, sur le financement de sa campagne présidentielle via les surfacturations de Bygmalion, ne semble pas avoir d’effets sur les sympathisants UMP, qui placent invariablement Sarkozy largement en tête. Avec 54%, il garde une avance confortable sur ses concurrents Alain Juppé et François Fillon. La bataille pour la 2e place sera sanglante.

 

 

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