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Affaire Bygmalion sur fond de Guerre fratricide


Affaire Bygmalion

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Guère des chefs entre Copé et Fillon, la hache de guerre n’est pas enterrée, mais nous en savons un peu plus sur le déroulement de la présidentielle à l’UMP et dans l’affaire Bygmalion il est permis de penser que les Fillonistes ne sont pas innocents (c’est encore une histoire de vengeance)

La question qui se pose : Qui à l’UMP a informé Anne-Sophie Hojlo et lui a facilité l’accès au dossier des comptes de Bygmalion concernant la campagne Présidentielle de 2012 ? (allez faites un effort !)

Des prestations de Bygmalion ont-elles été indûment facturées à l’UMP au lieu d’être imputées aux comptes de campagne de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012 ? C’est ce qu’ont affirmé lundi 26 mai l’avocat de Bygmalion, Patrick Maisonneuve, puis Jérôme Lavrilleux, directeur-adjoint de la campagne et bras droit de Jean-François Copé. Nicolas Sarkozy peut être inquiété s’il est avéré qu’il a joué, directement ou indirectement, un rôle dans le montage financier décrit par Jérôme Lavrilleux. Mais il est bien trop tôt pour l’affirmer. Ici encore, il faut attendre les premiers éléments de l’enquête.

Parmi les têtes qui pourraient tomber, celle de Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé. Fin 2012, Le « bras droit de « JFC » » « La preuve, et c’est un Filloniste qui le dit !, que le personnage sait faire campagne puisqu’il en a menée une pour lui-même. » La preuve, également, que cet ancien chiraquien connaît le terrain, ce qu’il ne manque pas de rappeler à grand renfort de « chez moi, les gens pensent que… »   « Homme à tout faire », « véritable général », dixit un membre admiratif de l’équipe Copé, l’homme de l’ombre de plus en plus éclairé est l’auteur de plusieurs coups politiques. Pendables, aussi. Et dignes d’un pirate de haute mer. Pendant la présidentielle, alors qu’il dirige la partie organisationnelle de la campagne de Nicolas Sarkozy — tâche ardue pour laquelle le candidat défait l’a décoré de l’Ordre national du mérite en octobre dernier —, il s’amuse à lancer la Marseillaise le plus rapidement possible à chaque fin de meeting, dans l’espoir que François Fillon, pris de court, n’ait pas le temps de rejoindre le devant de la scène pour les photos. A la Concorde, il enjoint carrément à la régie d’envoyer la musique d’entrée en piste de Sarkozy alors que l’ancien Premier ministre termine son discours. « C’était un ordre de Sarko qui voulait à tout prix parler avant Hollande, en meeting au même moment », se défend Lavrilleux, sourire narquois aux lèvres. « Est-ce ma faute si ça a couvert les applaudissements pour Fillon ? » interroge-t-il benoîtement.  Dans son entourage, on lui reconnaît « un humour anglais, un côté pince-sans-rire ». Nous corrigeons : « Cynique. » « Pas du tout ! Quand il veut te tuer, il te le dit en face, c’est une grande qualité », s’emballe un fidèle. Cynique, donc. Et audacieux. Peu importe que la morale réprouve. Le soir du chaotique congrès UMP, Lavrilleux est prévenu de la prise de parole imminente de l’ex-Premier ministre. Il convainc aussitôt « JFC » de griller la priorité au favori des sondages en annonçant sa propre victoire, et tant pis si à cet instant précis celle-là n’est pas avérée. Le chef s’exécute. « Il a une confiance aveugle en Jérôme », affirme un cadre du parti. Cette impudence qui caractérise ce matador politique et que Copé apprécie tant serait pourtant au cœur de la brouille avec Xavier Bertrand. Le maire de Saint-Quentin a longtemps refusé de serrer la main à celui qui fut son témoin de mariage. « Il y a des choses qu’on ne peut pas tolérer… » nous lâchait-il, énigmatique, six mois plus tôt. Aujourd’hui, la glace fond doucement. Les deux hommes se sont succédé à la tribune du meeting de Copé à Saint-Quentin, quatre jours avant le scrutin. Emu aux larmes, le fidèle Copéiste a chanté les louanges de son candidat. Habile mise en scène ou sincère agitation ? « C’est un sentimental, jure l’un de ses collègues. Et un affectif prêt à tout pour les siens. » Fillon n’a pas fini d’en baver…

Et voilà maintenant nous en savons un peu plus…

 

 

 

 

 

 

 

 

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