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Municipales second tour


Tractations pour le second tour, les alliances difficiles ou interdites

A quelques heures du dépôt des listes pour le second tour des municipales, les tractations battent leur plein, à droite comme à gauche. Au PS, le porte-parole du parti, David Assouline, a averti que les listes qui ne se retireraient pas en cas de menace FN n’auraient pas l’investiture du Parti socialiste. A Brignoles (Var), Jean Broquier (Divers gauche), dont la liste est arrivé dimanche en troisième position derrière le Front national et l’UMP, a annoncé hier soir son retrait

De son côté, Pierre Laurent, le numéro un du Parti communiste français (PCF) a demandé « la fusion des listes de gauche » pour « barrer la route » au Front national.

La droite compte elle sur une mobilisation de son électorat pour confirmer ses résultats du premier tour et tenter de reconquérir les électeurs du FN. Jean-François Copé, le président de l’UMP, a prévenu que son parti « se maintiendra dans toutes les villes ». Il a exclu toute alliance avec le FN, menaçant d’exclusion ceux qui passerait outre et tout appel à voter PS, « allié à l’extrême gauche qui n’a rien à envier à l’extrême droite » selon lui.

Résultats définitifs du premier tour

Dans ce contexte, le ministre de l’Intérieur a publié hier les résultats définitifs du premier tour des municipales : la droite a obtenu 46,54% des voix, la gauche 37,74% et le FN, qui ne présentait pas des listes dans toutes les communes, 4,65%.

Marine Le Pen marche sur les plates bandes de l’UMP et de l’ancien Président Sarkozy

Fiscalité : la promesse de Marine Le Pen

« Dans toutes les villes que nous dirigerons, nous ferons baisser les impôts ». C’est ce qu’a déclaré Marine Le Pen, la présidente du Front national, sur les ondes de RMC, alors qu’elle était interrogée sur les premières mesures que prendraient les maires de son parti.

Pape Diouf refuse toute alliance

A Marseille, Pape Diouf, l’ancien président de l’Olympique de Marseille, dont les listes ont avoisiné les 6% au premier tour des municipales, a clarifié sa position pour le deuxième tour : « Nous ne ferons pas d’alliance avec qui que ce soit » a-t-il déclaré.

Grenoble : le candidat PS refuse l’alliance avec EELV et du Parti de Gauche

Le candidat PS à la mairie de Grenoble, Jérôme Safar, arrivé en deuxième position avec 25,31% des voix derrière le candidat d’EELV et du Parti de Gauche, Eric Piolle, a annoncé qu’il se maintenait au second tour, refusant l’alliance proposée par les Verts. « Je prends aujourd’hui la responsabilité et la décision de maintenir la liste que je conduis, avec l’objectif clair de gagner pour l’avenir de notre territoire », a déclaré Jérôme Safar.

Eric Piolle, arrivé en tête avec 29,41% des suffrages, avait proposé lundi de faire liste commune au second tour. « La déception d’un homme seul, Jérôme Safar, ne doit pas remettre en cause l’intérêt collectif. C’est l’avenir des Grenobloises et Grenoblois qui est en jeu », a-t-il réagi dans un communiqué.

C’est donc une quadrangulaire qui se déroulera dans la ville de Grenoble, avec le candidat de l’UMP Matthieu Chamussy, troisième avec 20,86% des voix, et la candidate du Front national Mireille d’Ornano (12,56%).

Le PS retire sa liste à Perpignan pour faire barrage à Louis Aliot

Le candidat socialiste à Perpignan applique la consigne de « front républicain » en retirant sa liste pour le second tour des municipales.

Jacques Cresta, arrivé troisième avec moins de 12% des voix, n’avait aucune chance de l’emporter et laisse face à face le FN et l’UMP.

C’est donc Louis Aliot, le vice-président du FN et compagnon de Marine Le Pen, qui s’affrontera avec le maire sortant UMP Jean-Marc Pujol.

Au premier tour, le candidat du Front national était arrivé en tête 34,20% des voix, contre 30,57% pour représentant de l’UMP.

Si Perpignan passait FN, il s’agirait de la plus grosse prise du parti frontiste aux municipales.

Le candidat socialiste à Béziers refuse de se désister

A Béziers, le candidat socialiste Jean-Michel Du Plaa n’appliquera pas le « front républicain », refusant de retirer sa liste pour le second tour des municipales. Robert Ménard, apparenté Front national, est arrivé en tête dimanche dernier avec près de 45% des voix. Seule une alliance entre l’UMP et le PS pourrait l’empêcher de remporter la mairie de cette ville de 70.000 habitants.

Ce n’est pas « la solution »

« Le fait de disparaître de la politique bitterroise pendant six ans, de laisser FN et UMP face à face, ce n’est pas envisageable », a indiqué Jean-Michel Du Plaa, ajoutant :  » le problème, c’est qu’on s’achemine vers un sérieux revers pour le PS. Je ne suis pas certain que dire ‘jamais nous ne maintiendrons nos listes’ alors que l’UMP refuse, ce soit la solution. »

Jean-Michel Du Plaa a déclaré qu’il fusionnait toutefois avec la liste Front de Gauche qui a obtenu 6,7% des voix au premier tour.

Au premier tour à Béziers, le candidat UMP, Elie Aboud, a obtenu 30,16% des suffrages, Robert Ménard 44,88% et le socialiste Jean-Michel Du Plaa 18,65%.

Pour contrer le FN, Harlem Désir annonce non sans honte le retrait du candidat socialiste à Saint-Gilles

Il est facile pour Harlem Désir d’annoncer le retrait de la liste PS alors que de toute façon elle est déjà éliminée d’office

Harlem Désir, le Premier secrétaire du PS, a annoncé, pour contrer le Front national, le retrait de la liste socialiste à Saint-Gilles (Gard). Gilbert Collard (FN) y est arrivé en tête, la liste UMP est deuxième à 25,36% et la liste d’union de la gauche-PS troisième à 23,14%. Dans son discours, il a également évoqué un désistement à Tarascon (Bouches-du-Rhône). Pourtant, dans cette commune, le candidat du PS a d’ores et déjà été éliminé, puisqu’il n’a recueilli que 6,43% des suffrages.

Pas de front républicain à Fréjus

A Fréjus, la perspective d’un front républicain opposé au candidat du FN, David Rachline, arrivé largement en tête (40,3 %) au premier tour des élections municipales, s’est évanouie. Mardi matin, le candidat investi par l’UMP, Philippe Mougin, en deuxième place du scrutin avec 18,8 %, a fait déposer sa liste à la sous-préfecture de Draguignan, opposant ainsi une fin de non-recevoir aux négociations en cours depuis lundi matin. Ces discussions visaient à éviter une potentielle quadrangulaire en fusionnant les listes de trois candidats en mesure de se maintenir au second tour : outre celle de M. Mougin, celle du maire sortant (droite),  Elie Brun, arrivé troisième du scrutin avec 17,6 % des voix, et celle de la socialiste Elsa Di Méo, dont la liste « sans étiquette » a réuni 15,5 % des suffrages.

Villeneuve-Saint-Georges : l’UMP retire son soutien à un candidat

L’UMP retire son soutien au candidat de droite qui a décidé de conclure un accord avec le FN, à Villeneuve-Saint-Georges dans le Val-de-Marne. Dans cette commune, la candidate PCF est arrivée en tête au premier tour avec 38,99% des voix devant Philippe Gaudin, le candidat sans étiquette soutenu par l’UMP, l’UDI et Debout la République (31,8%) et le FN avec Dominique Joly (26,05%). Ces deux derniers ont décidé de faire front pour le second tour des élections municipales contre Sylvie Altman qui dénonce un « accord de la honte ».

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Une réflexion sur “Municipales second tour

  1. A Villeneuve st Georges ,en voila UN qui en a !!!. Les autres, ce sont tous des mauviettes
    J’ espère qu ‘ ils vont l’ emporter.
    Quand à l’ autre, elle est bien placée pour parler de honte!!!!!
    Encore félicitation à toute la liste…

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