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Premier tour et désillusions pour le pouvoir en place


Municipales 2014, premier tour et désillusions pour le pouvoir en place

« La fessée avant la déculottée probable » Pour Hollande qui s’annonce à l’horizon.

Mais pas de quoi pavoiser pour les uns et les autres en ignorant l’abstention.

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Le chef de l’Etat pensait pouvoir enjamber l’échéance selon ses proches et le voilà qui trébuche sur l’obstacle.

A l’Elysée comme au gouvernement, ou l’on se berçait d’illusions, avant le premier tour et le premier test électoral du quinquennat on fait grise mine.

Quand à la possibilité de s’en extraire sans trop de dégâts, on s’avouait dimanche soir saisi par l’effet de surprise, on s’attendait à une mauvaise élection « C’est une déculottée » tranche un conseiller ministériel.

Pas le moindre commentaire officiel à l’Elysée, lundi matin, concernant cette déconvenue bien plus cruelle que prévu. Mais dans l’entourage de François Hollande, on ne cherchait même pas à faire illusion. « On n’a pas vu venir un certain nombre de choses. La très mauvaise perception de ce qui se passait de la part des sondeurs renforce l’effet choc » concède un ami du Président, qui semble ne même plus croire à une correction au second tour ???

Rentré à l’Elysée après avoir voté à Tulle, le Président, entre dans le Salon Vert transformé en « Wa room » et son bureau où il a collecté et analysé les résultats jusqu’à minuit, n’a pas manqué de prendre l’entière mesure de la déconvenue électorale. Et ce jusque dans son fief du Limousin. Certes les Tullistes ont massivement réélu au premier tour son ami et conseiller, Bernard Combes, avec 65 % des suffrages. Mais la droite regagne du terrain dans les principales villes de Corrèze, et à Limoges, le maire socialiste sortant Alain Rodet chute à 30 % et se voit condamné pour la première fois depuis dix huit ans à un second tour avec le FN à 17 %, la chute de Niort, bastion socialiste depuis prés de 60 ans, renforce ce sentiment de décrochage évoqué par ce proche de Mr Hollande «  Ce sont des résultats qu’on n’avait jamais vus ».

Les hommes dont le président est proche peuvent en témoigner. Son conseiller et viel ami Bernard Poignant, Maire sortant, se trouve en délicate position à Quimper, devancé par la droite. Chez les seize ministres qui figuraient sur une liste, les triomphes sont rares. Pour un Laurent Fabius, situé en onzième position sur la liste au Grand-Quevilly (Seine-Maritime) qui l’emporte avec prés de 76 % des voix, ou un Michel Sapin dont la liste l’emporte également au premier tour à Argenton-sur-Creuse (Indre) combien de déceptions ?

On peut cite Marie-Arlette Carlotti, largement distancée par la droite dans son secteur stratégique à Marseille, ou Pierre Moscovici, dont la liste à Montbéliard (Doubs) se trouve devancée dans les mêmes proportions. Mais aussi Guillaume Garot, dont la liste est en ballottage défavorable à Laval, ou encore Aurélie Filippetti et Stéphane Le Foll, dont les listes sont engagées dans des triangulaires, respectivement à Metz et au Mans.

La suite après le 30 mars en attendant la prochaine échéance pour les Européennes qui s’annoncent très difficiles.

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