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La France en crise


Les années trente et les années Hollande

(l’anticonformisme flagrant vers l’échec de sa politique).

En réalité il n’y a rien de glorieux pour la gauche, bien au contraire

Les années 1930, ceux à quoi Manuel Valls fait allusion sans trop savoir de quoi il retourne.

Le krach boursier de 1929 à l’origine d’une grande famine dans le monde, la montée des extrémismes, des guerres et des tensions internationales, de la xénophobie et de l’antisémitisme, et finalement le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale. Le totalitarisme se développe : en Italie Mussolini consolide son pouvoir, en Allemagne Hitler en devenant chancelier du Reich, mène le régime nazi vers la dictature. Franco prend le pouvoir à la suite de la Guerre civile espagnole, à l’origine les communistes. Joseph Staline, élimine tous ses opposants lors des grandes Purges.

La France en crise

La France connait aussi une crise politique dans les années 1930. Elle provient de la forte instabilité car les ministres et Présidents du conseil sont souvent renversés par des députés. De plus, les scandales politiques donnent une mauvaise image.

La crise mondiale accentue les déséquilibres structurels. L’économie française n’est plus compétitive, surtout après la dévaluation de la livre sterling en 1931, année de la faillite du Crédit Anstalt. Les campagnes sont gravement atteintes par la baisse des prix agricoles, les faillites se multiplient. Le chômage, complet ou à temps partiel, touche toutes les catégories sociales. L’impuissance des gouvernements, les scandales financiers, comme l’affaire Stavisky (1934) sous le gouvernement Chautemps, l’attrait des modèles fasciste et soviétique accentuent les divisions politiques. La démocratie parlementaire, voire le régime républicain lui-même, sont contestés de plus en plus vivement. Le mouvement des non-conformistes surgit alors, tentant d’explorer diverses voies pour répondre à la crise politique et sociale. Le philosophe catholique Emmanuel Mounier fonde ainsi la revue Esprit, en 1931, puis le courant personnaliste. Avec l’aide de Jacques Maritain rallié à la démocratie, celui-ci rénove profondément la pensée Catholique, y compris à l’étranger, en offrant une critique simultanée de l’individualisme libéral et du collectivisme. Une partie des membres de l’Action française, condamnée par le Vatican, rejoint alors la « Jeune Droite ». Ailleurs, la phénoménologie d’Husserl et Heidegger d’un côté, le marxisme de l’autre, commencent à faire sentir leur influence dans les cercles philosophiques et littéraires.

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François Mitterrand jeune militant d’extrême droite et fondateur du PS dans les années 70

(Des faux socialistes qui n’ont de social que le nom)

Par ailleurs, des polytechniciens créent le groupe X-Crise, influencé par le planisme, qui récuse le libéralisme de Manchester affirmant, face à la crise, la nécessaire intervention de l’État dans l’économie. Ce mouvement irriguera d’autres courants, dont les Jeunes Turcs (Pierre Mendès France, Pierre Cot, etc.) du Parti radical-socialiste, véritable centre de gravité de la Troisième République.

Enfin, ces remises en cause affectent aussi la SFIO, avec la scission des néo-socialistes (Marcel Déat, Adrien Marquet, etc.), qui lorgnent vers le fascisme.

Sous le second Cartel des gauches (1932-1934), les émeutes du 6 février 1934, provoquées par des associations d’anciens combattants et des ligues d’extrême droite (Croix-de-Feu, Jeunesses patriotes, etc.) est ressentie comme une menace fasciste par les partis de gauche, qui se mobilisent. C’est la naissance du Comité de vigilance des intellectuels antifascistes et d’un réflexe républicain qui mènera à la victoire du Front populaire.

Entre temps, le gouvernement Daladier doit démissionner, la droite revient au pouvoir avec Doumergue, et bientôt en 1935 le gouvernement Laval.

Du Front populaire, vers les espérances au demi-échec

clip_image004 Léon Blum.

Le front populaire en marche, nous connaissons la suite avec la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1958 l’échec de la politique économique. (La France en quasi-faillite)

Socialistes, communistes et radicaux signent un accord électoral de Front populaire et gagnent les élections législatives de 1936. Le socialiste Léon Blum devient président du Conseil, étant immédiatement soumis aux invectives antisémites du vice-président du groupe parlementaire de la Fédération républicaine (droite), Xavier Vallat.

Un mouvement massif de grèves, déclenché en juin 1936, aboutit à des négociations arbitrées par le gouvernement, et à la signature des accords de Matignon, qui prévoient une hausse des salaires et la reconnaissance des droits syndicaux. La semaine de 40 heures et deux semaines de congés payés sont instaurées.

Cependant, les difficultés financières et les oppositions politiques s’amoncellent. Les communistes reprochent au gouvernement sa non-intervention dans la guerre d’Espagne. En 1937, le gouvernement du Front populaire est renversé. Edouard Daladier revient au pouvoir, mettant fin au gouvernement du Front populaire. La suite nous mène tout droit vers la seconde guerre mondiale. Il aura fallut attendre 1958 pour que l’action du Général de Gaulle revenu au pouvoir redresse l’économie Française.

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