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Front national des années 1930 à nos jours


Front national des années 1930 avant Le Pen, à nos jours

Extrême droite nationaliste Maurassienne et, le Front national du parti communiste Français créé en 1941

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Fondé en 1934, le Front national était une organisation de type confédéral dont l’objectif était le rapprochement des ligues nationalistes françaises.

Le nom a été repris à partir de 1941 par un des principaux mouvements de la Résistance française, de sensibilité communiste, le Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France ou Front national.

La fondation du Front national est à mettre dans le contexte qui a suivi la crise du 6 février 1934 où les ligues s’organisent et où s’opèrent de nombreuses tentatives de rapprochement entre les diverses tendances. Ainsi, l’Ordre français qui regroupe l’Action française, les Jeunesses patriotes et Solidarité française est la première tentative pour élaborer un comité de coordination de l’action des ligues, et ce malgré le refus des Croix-de-feu d’y participer.

C’est à la suite d’un appel publié en mai 1934 dans L’Ami du peuple qu’est créé le Front national. Les signataires de l’appel qui appartiennent aux Jeunesses patriotes de Pierre Taittinger et de Solidarité française du commandant Jean Renaud explicitent le but de ce groupement, celui de contribuer à l’entente de toutes formations « nationales » afin de lutter contre les forces de la « Révolution » et du « Front commun ».

Si l’objectif officiel de la fondation du Front national est celui de rassembler les ligues et de coordonner leurs actions face aux forces de gauche, il convient de voir en lui la volonté qu’il soit l’instrument de visibilité extérieure pour la Solidarité française et les Jeunesses patriotes qui sont par ailleurs confrontées à la concurrence des Croix-de-feu sur le terrain du militantisme (cette dernière comme le Franquisme de Marcel Bucard refuseront de s’associer à toutes initiatives du Front national).

Par ailleurs, le Front national est conçu comme un moyen d’unir le plus de militant par une propagande uniquement axée sur la dénonciation, permettant ainsi l’élaboration et la propagation de la doctrine par les « élites » sur ces derniers, l’Action française espérant en récolter les fruits[

Le FN et la propagande négative

La mission du Front national est davantage de coordonner les différentes actions et non de s’engager dans des initiatives de fond, ayant trait à la doctrine ou à l’unité réelle des ligues.

Ainsi, il s’agit avant tout de faire œuvre de propagande et non point d’être une force de proposition. La propagande du Front national est constituée par l’organisation de nombreuses réunions, notamment lors des élections de 1934 et des législatives de 1936, dont le nombre en province est important. Le point culminant est la campagne anti-sanctionniste organisée dans la prévision de la discussion à l’Assemblée du projet de dissolution des « ligues factieuses » avec le meeting à la Salle Wagram (Paris) en octobre 1935.

Surtout sur un plan local, les initiatives du Front national rassemblent au-delà des organisations adhérentes puisque des membres des Croix-de-feu (comme en Lorraine en 1934 et 1935[]) ou de la Fédération républicaine (comme dans le Rhône en 1936) y prennent part.

L’autre aspect de la propagande est lié à la volonté de faire pression, tant vis-à-vis du pouvoir et de la gauche par l’organisation de manifestations de rue (notamment contre des projets législatifs) que vis-à-vis des parlementaires des droites républicaines. Ainsi, le Front national envoie une lettre aux membres des droites de la Commission parlementaire sur le 6 février 1934 présidée par le centriste Laurent Bonnevay exigeant leurs démissions afin de protester contre ses « conclusions partiales ». L’initiative d’intimidation porte ses fruits puisque 13 membres de la Commission démissionnent en juillet[]. Dans la même perspective, le Front national envoie à l’ensemble des députés (sauf à ceux se situant à la gauche du parti radical-socialiste) une lettre leur demandant de se positionner face à la franc-maçonnerie.

Vers la marginalisation du Front national

L’action du Front national est vite paralysée par l’opposition entre l’Action française et ses alliés, ces derniers réfutant des initiatives jugées trop activistes. Ainsi, le Front national n’organisera pas de manifestation de rue lors de l’intronisation de Pierre Laval à la tête de la présidence du Conseil pour ne pas gêner l’action de ce dernier. De même, par le fait de ses divisions internes, l’Association des blessés et victimes du 6 février 1934 que préside Louis Darquier de Pellepoix ne pourra défiler place de la concorde en janvier 1935 faute de l’appui logistique du Front national.

Plus profondément, les organisations membres du Front national sont méfiantes envers les initiatives impulsées par l’Action française par la peur du noyautage, par l’opposition d’un Pierre Taittinger à des actions trop antiparlementaristes[] et par la crainte d’un durcissement du pouvoir notamment par le biais d’une législation hostile aux Ligues.

L’action du Front national se réduit après les législatives de 1936 pour se diluer face à l’intense recomposition des droites qui sévit dans les dernières années de la Troisième République, notamment par la dissolution des ligues et l’éclosion du Parti social français (ex Croix-de-feu), du Parti populaire français et du Parti républicain national socialiste (ex Jeunesses patriotes) ainsi que par une autre tentatives de regroupement des « nationaux », le Front de la liberté en mai 1937. Le Front national aura cependant une existence virtuelle jusqu’à l’époque où il s’oppose à la décision d’entrée en guerre de la France, vers 1940.

Le Front national, ou Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France.

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Le FN du parti Communiste est une organisation politique de la Résistance intérieure française créée par le Parti communiste français vers mai 1941. Il reprenait le nom du Front national, organisation de coordination des partis nationalistes français de droite qui a été active entre 1934 et 1938, avec laquelle il n’y a pas de filiation.

Les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) en furent la branche armée.

Il a été homologué par décision ministérielle après la Libération (J.O. du 22 juillet 1948), puis mis en liquidation par ses membres, n’ayant plus de raison d’être, après avoir accompagné les demandes de reconnaissance des droits de ces résistants et des familles des disparus.

Il n’a pas non plus de lien avec le parti politique créé en 1972 créé par J M Le Pen, dit aussi « FN » Le parti de Jean-Marie Le Pen est un parti à consonance Royalistes et Chouanne, grand admirateur de jeanne la Loraine ou la pucelle d’Orléan (Jeanne D’Arc)

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Au moment de la mobilisation générale et de l’entrée en guerre contre l’Allemagne pour envahir la Pologne avec l’URSS, le Parti communiste français est pacifiste, il appelle les soldats à déserter, les ouvriers au sabotage et à la grève dans les usines d’armements et de munitions. Beaucoup de militants communistes refusent de suivre le parti. Édouard Daladier interdit le Parti communiste français en septembre 1939. Après la violation par Hitler du pacte germano-soviétique en juin 1941, la ligne du parti se renverse et préconise la résistance armée contre les Allemands qui maintenant occupent le pays.

Créé le 15 mai 1941 par Jacques Duclos et Georges Politzer (+1942), remplacé par Pierre Villon dans la clandestinité, le Front National devient l’organisateur et la représentation « politique » des groupes de lutte armée : les Francs-tireurs et partisans français (FTPF). Avec le Front national, le Parti communiste mettait son organisation clandestine, déjà bien structurée, ainsi que l’expérience de ses militants, au service d’un large rassemblement de résistants, ouvert à tous les Français, « hormis les capitulards et les traîtres ». La Une de L’Humanité clandestine de Juin 1941 signée « Front National » est reproduite par Henri Amouroux[]. Les communistes furent nombreux, mais avec un thème aussi rassembleur que « Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France », des adhésions vinrent de partout; ce nouveau Front national compta parmi ses militants et ses cadres des membres de la SFIO, comme Claude Jordery, ancien député socialiste, mais aussi des catholiques, des militaires, etc. Parallèlement à la lutte armée des FTPF, il se consacra à la propagande, à la fabrication de faux-papiers, au soutien logistique des clandestins et au sabotage.

Ce Front national a participé au Conseil national de la Résistance (CNR). On reconnaît son influence et celle du Parti communiste dans les mesures économiques et sociales portées dans le programme du CNR et appliquées après la Libération.

Pendant la guerre, on a également nommé « Front national » :

Un organe du comité directeur du « Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France » ;

Différentes revues clandestines liées à ce mouvement de résistance ;

Par extension, le terme désignait différents groupes de résistants à l’occupation nazie, disséminés à travers la France.

Mitterrand la France aux français

François Mitterrand en 1935 manifeste avec le groupe “Action Française” extrême droite.  

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